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Festival Chéries-Chéris 2016 : du cinéma LGBTQI engagé

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Le 22e festival Chéries-Chéris de films lesbiens, gays, bi, trans, queer & ++++ s’est tenu à Paris du 15 au 22 novembre 2016 et proposait une programmation riche en fictions, documentaires et courts métrages français et internationaux.

La répartition par des thèmes du nombre de projections des films sélectionnés poursuit la tendance de ces dernières années (je reprend ici telles quelles les 4 catégories « gay », « lesbien », « trans » et «LGBTQI » utilisées dans le programme général proposé à la fin de la brochure du festival) :

  • une représentation plus importante des films étiquetés « gay » par rapport aux autres thématiques (les pubs dans le programme, quasiment exclusivement à destination d’un public masculin, renforcent cette sur-représentation),
  • un maintien de la part des projections de films trans, qui avait augmenté en 2015 par rapport à 2014,
  • une diminution des projections des films classés LGBTQI en 2016 qui se répercute sur une légère augmentation des films lesbiens mais surtout gays.

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On peut au passage questionner ces catégories : que les films traitant de certaines thématiques soient catégorisé LGBTQI alors que les films lesbiens, gays et trans ont leur propre catégorie, cela pose la question de la visibilité de ces thématiques. La catégorie LGBTQI a un sens évident pour les films qui traitent de la scène LGBTQI en général (comme le documentaire Paris is Voguing), ou lorsque les contours sont poreux ou flous comme cela peut l’être. Dans la description de chaque film sur la brochure, une signalétique plus fine repérait néanmoins chaque catégorie en surlignant une ou plusieurs lettres de « LGBTQ+++ ». Ainsi, un film, Arianna, abordait la thématique de l’intersexualité (le « +++ » était ainsi remplacé par le « I » dans le sigle,  du coup on peut se demander pourquoi ne pas l’avoir intégré par défaut partout). Deux films, One Kiss et You can’t escape Lithuania étaient annoncés comme gay et bi, la thématique de la bisexualité étant par ailleurs absente ou à chercher en filigrane dans les œuvres gays et lesbiennes (ce qui était le cas, par exemple, avec le film Barash).

En terme de répartition géographique, les œuvres sélectionnées font la part belle aux productions françaises et états-uniennes en particulier, nord-américaines et européennes de l’ouest en général. Il s’agit en revanche d’un quasi-désert, à quelques exceptions près, en ce qui concerne les productions en provenance des pays d’Asie et d’Afrique (que ce soit en raison d’un nombre moins important voire de l’absence de productions venant de certains pays comme le souligne l’éditorial de Hervé Joseph-Lebrun, indépendamment du processus de sélection du festival, est une question à approfondir).

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En quelques mots

Je me suis rendu à huit projections, dont cinq longs métrages de fiction, deux documentaires et une projection de courts métrages lesbiens internationaux. Parmi eux, trois films m’ont particulièrement marqué :

  • le documentaire Out in the night (2014) de Blair Dorosh-Walter sur l’histoire de quatre lesbiennes noires condamnées aux États-Unis après s’être défendues contre un agresseur dans la rue.
  • le long métrage Köpek (2015) de Esen Isik qui raconte trois histoires de violence à Istanbul.
  • le court métrage Home (2016) de More Raca sur une femme face à la société patriarcale.

Je reviendrai aussi en détail sur le film israëlien Barash racontant le premier amour lesbien d’une jeune fille à Tel-Aviv, le court-métrage brésilien Piscina sur le secret d’une allemande émigrée au Brésil et le film états-unien Fair Haven sur les thérapies de conversion des homosexuel-les qui tiennent tout trois un discours politique qui mérite d’être développé.

Politiquement intéressant mais m’ayant moins marqué, le documentaire autrichien Female to WTF suit plusieurs individus trans (tous blancs) et développe des questions autour de l’identité, du processus de transition, des papiers, des opérations chirurgicales.

Le film allemand Brother and Sister pose en trame de fond la question des émigrés, des sans-papier et de l’accès au logement, en suivant un frère et une sœur émigrées à Berlin qui sont hébergées par Thies, un gestionnaire de location qui entame une relation avec le jeune homme.

La seule déception est venu du film états-unien AWOL, une sorte d’adaptation lesbienne du trio amoureux mari-femme-amant où l’amant est remplacée par une jeune femme enrôlée dans l’armée. Le film enchaîne les clichés autour des deux amoureuses batifolant dans la campagne états-unienne, pour se finir par la trahison de l’une des protagonistes principales qui trahit son amante pour rester avec son mari (reconduisant l’idée reçue que l’on ne peut pas faire confiance aux femmes bisexuelles qui choisiraient toujours de retourner avec un homme).

Out in the night

Blair Doro-Walther (USA, 2014)

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Ce documentaire relate le parcours de quatre jeunes lesbiennes noires de famille modeste aux États-Unis qui, après avoir s’être défendues contre une agression à caractère lesbophobe dans la rue, sont poursuivies pour agression (coups, et coup de couteau) et écopent de peines de prison allant de 3 à 11 ans.

Le documentaire raconte le traitement médiatique de l’affaire qui a convoqué un imaginaire raciste et lesbophobe pour désigner le groupe de jeunes femmes de « lesbian wolf pack » (meute de louves lesbiennes) « assoiffées de sang » lâchées sur un seul homme. Le film présente les preuves admises au procès et les questions qu’elles soulèvent, les partis-pris du procureur et du juge pendant le procès qui résultent en des peines très lourdes, ainsi que les réalités matérielles de ce qu’est le système carcéral aux États-Unis : la lenteur d’un système judiciaire avec 8 mois passés en prison lorsque l’on est pas libérée en attente du procès (les prisons étant particulièrement peuplées de personnes en attente de leur jugement) ; l’éloignement géographique des proches ; la perte de la garde des enfants ; les impacts psychologiques d’un séjour en prison et la gestion du stress post-traumatique.

A travers les entretiens avec les intéressées et leur famille et une progression chronologique du documentaire qui raconte leur parcours, c’est un tableau qui rend très concret la précarité et les problématiques de survie lorsque l’on est noir-e, lesbienne et pauvre aux États-Unis, alors que le nombre de femmes noires et latinas explose actuellement dans les prisons du pays.

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Köpek

Esen Isik (Suisse – Turquie, 2015)

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Köpek (qui signifie « chien » en turc) est un film esthétiquement beau et politiquement dur qui suit une journée de la vie de trois protagonistes que rien ne lie à part une furtive interaction dans les rues d’Istanbul : Hayat, une femme dont le mari contrôle les moindres allées et venues ; Cemo un garçon de dix ans qui vend des mouchoirs en papier dans la rue ; et Ebru, une femme trans (jouée par l’actrice trans Çağla Akalın) qui se prostitue pour gagner sa vie et qui tente de reconquérir son ex-amant qui n’assume pas de vivre publiquement avec elle.

La puissance de Köpek réside dans sa mise en scène pudique mais implacable de la violence. Des violences simples et réalistes, sans les giclements de sang, les grands hurlements et les coups chorégraphiés auxquels on peut être habitué, mais qui en apparaissent d’autant plus fortes : des coups de couteau rapides et réalistes, la cruauté d’un coup de pied sur un jeune chiot, les tabassages d’Ebru durant lesquels les témoins fuient ou ne réagissent pas. Les actions sont d’autant plus violentes qu’elles se déroulent dans le calme, les agresseurs parfaitement froids, insensibles et maîtres d’eux-même. Aucune excuse de l’ordre du « crime passionnel » ou de la jalousie ne peut être invoquée. Le film dénonce sans appel possible les violences des hommes dans une société patriarcale, transphobe et désensibilisée.

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More Raça (Kosovo, 2016)

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Parce qu’elle n’a pas pu toucher sa part d’héritage n’étant pas mariée, Hava est chassée de sa maison natale par son frère. Silencieuse, l’héroïne écoute les hommes de la famille discuter de son héritage, elle écoute son frère lui ordonner de se maquiller et d’aller rencontrer un futur fiancé, avec qui elle passera également son rendez-vous forcé à écouter. Ses premières paroles prononcées à l’écran, tranchantes, lorsqu’elle refuse d’obéir à son frère et lui signifie de la laisser vivre sa vie contrastent d’autant plus avec ce rôle de femme silencieuse et soumise auquel on tente de l’assigner.

Bien que la loi du pays, le Kosovo, soit de son côté en ce qui concerne le partage de l’héritage de son père décédé dont une partie doit lui revenir, son application est inefficace : l’avocat explique que les verdicts ne sont jamais rendus. Autrement dit, la tradition fait toujours loi. Les autres femmes du film sont toutes bloquées dans leur situation, leur précarité économique est un frein majeur à leur prise d’autonomie : les autres femmes de la famille sont cantonnées à la cuisine ; la tante, qui profite d’un minimum d’autonomie certainement en raison de son âge plus avancé et de son veuvage, est malade et vit sobrement dans un appartement d’une seule pièce ; l’amante de l’héroïne qui avait profité d’un répit avec la migration de son mari, voit le retour de ce dernier et ne peut fuir avec ses enfants.

La violence oppressive du régime patriarcal se cristallise en une scène où le frère aîné et la sœur s’affrontent : il (lui déclare alors qu’il a tout fait pour elle, qu’il l’a traitée comme sa fille (comprendre qu’il a cherché à la marier), mais que maintenant il ne peut plus rien pour elle et la chasse de la maison. C’est ici qu’apparaît toute la dimension oppressive de ce paternalisme pour lequel l’inclusion et le soin de la famille exige la pleine obéissance des femmes ainsi que leur mariage, en leur refusant une réelle autonomie et une vraie liberté de décision. Liberté dont l’héroïne, qui a en plus le culot d’aimer les femmes, s’empare par la force des choses.

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Barash

Michal Vinik (Israël, 2015)

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Barash est le premier film de la réalisatrice israëlienne par Michal Vinik et raconte les aventures amoureuses de Naama, une lycéenne juive issue d’une famille de classe moyenne qui sort pour la première fois avec une fille, habituée des boîtes de nuit lesbiennes de Tel Aviv. Présente en fin de projection pour une séance de questions, la réalisatrice a précisé que, fatiguée de voir des femmes hétérosexuelles s’embrasser au cinéma, elle avait casté deux jeunes femmes lesbiennes dans la vraie vie qui n’étaient pas actrices à la base. Elle a également expliqué que le scénario de Barash était aussi une réponse aux films qui mettent en scène des lesbiennes en Israël et se finissent par un meurtre ou un suicide des héroïnes.

Si le film est catégorisé « lesbien », il faut toutefois noter que Naama, le personnage principal, est d’abord montrée à l’aise dans sa sexualité avec les garçons, qu’elle ne remet pas en cause. Elle annonce d’ailleurs son attirance pour les femmes en disant qu’elle peux « aussi » sortir avec des filles et affirme un peu plus loin dans le film et complètement saoule « je couche avec qui je veux si je veux, quand je veux ».

Le film gagne de l’épaisseur par sa critique acérée de la famille patriarcale, dont le père ne sait apparemment pas s’exprimer sans crier sur sa femme, ses enfants, les amies de sa fille, et qui lance des ordres à tout va en faisant semblant de savoir tout faire. Plusieurs scènes mordantes dénoncent les idées et les réactions qu’ont les parents de l’héroïne sur leurs voisins arabes : apprenant que leur fille, fugueuse à répétition, a un nouveau petit ami arabe, illes pensent immédiatement qu’elle a été kidnappée et mariée avec ce garçon, forcément polygame. La haine et la méfiance qui peuvent exister chez le père de Naama, ancien combattant, vis-à-vis des arabes vus comme ennemis, transparaît dans une scène au commissariat d’un village où il refuse de parler aux policiers arabes pour leur demander s’ils savent où est sa fille.

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Courts métrages lesbiens internationaux

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Spunkle (Lisa Donato, USA, 2016) est une comédie pétillante sur un couple de lesbiennes dont l’une des partenaires demande à son frère d’être donneur de sperme pour partager son ADN (et donc d’être à la fois « uncle » and « sperme donor »). Ou comment reconfigurer ce que peut être une famille en dehors du modèle hétérosexuel nucléaire.

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Plus poétique que politique, Vainilla (Juan Beiro, Espagne, 2015) est un beau court métrage sur la vie et la mort, dans laquelle l’homosexualité de l’héroïne est une simple composante du personnage

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Piscina (Leandro Goddinho, Brésil, 2016) clôturait cette projection de courts métrage lesbiens. Une jeune femme dont la grand-mère vient de mourir retrouve les traces d’une femme dont elle était amoureuse étant jeune fille et dont elle a été séparée. Celle-ci a élu domicile au fond d’une piscine vide, au bord de laquelle elle a vécu plus jeune avec son amie et sa famille. Le film raconte en filigrane comment, à travers les générations, l’homosexualité peut être réprimée et silenciée au sein d’une famille.

Le point d’orgue est la révélation du secret de la grand-mère, déportée en raison de son homosexualité dans un camp nazi pendant la seconde guerre mondiale, avant d’être libérée et d’émigrer au Brésil. Sous le IIIe Reich, les lesbiennes n’étaient pas considérées comme une menace pour l’ordre social ou politique en raison de la place subalterne assignée aux femmes dans la société. Elles n’ont donc pas été persécutées au même titre que les hommes homosexuels, déportés au seul titre de leur sexualité. Certaines lesbiennes ont cependant été déportées en tant qu’ « asociales », car ne se conformant pas aux normes nazies.

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Fair Haven (Tu m’as tellement manqué)

Kerstin Karlhuber (USA, 2016)

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Ce film états-unien raconte le retour d’un jeune homme gay dans la maison de son père après avoir été envoyé dans une « thérapie de conversion », dont le but est de changer l’orientation sexuelle d’une personne homosexuelle ou bisexuelle. Ces thérapies, qui peuvent varier du traitement psychologique et spirituel aux électrochocs, connaissent une recrudescence aux États-Unis et ont récemment fait leur apparition en Europe. Fair Haven montre des scènes inspirées d’enregistrements réels où un thérapeute chrétien, à la rhétorique bien rodée et citations de la Bible à l’appui, convainc – temporairement du moins – des adolescent-e-s que l’amour homosexuel est contre nature et un péché. Le reste du scénario est moins intéressant d’un point de vue politique (très blanc, très masculin, avec un trope de femme dans le frigo chez le personnage de la mère) mais se termine sur un dénouement miraculeusement heureux qui ne peut pas faire de mal, pour une fois.

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***

Le festival proposait une programmation riche dont la qualité était au rendez-vous, pour autant que je puisse en juger d’après la toute petite portion de films (10% !) que j’ai eu l’occasion d’aller voir. La volonté de montrer des films politiquement engagés est palpable, et c’est d’autant plus appréciable que la plupart de ces films ne sont ou ne seront pas forcément distribués en salle en France.

Et je profite de cette conclusion pour rajouter à la dernière minute une recommandation pour voir le documentaire Paris is Voguing, que je n’ai pas pu aller voir pendant le festival mais qui est disponible en streaming sur le site de Vice.

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7 réponses à Festival Chéries-Chéris 2016 : du cinéma LGBTQI engagé

  1. Plus d’une semaine et zéro commentaire. C’est symptomatique du sujet dans notre pays…
    En effet il y a des réalisations qui tranchent surtout vis à vis des pays dont ils sont issus et c’est aussi encourageant, intéressant, que l’espoir que j’ai d’arriver à en voir certains (quitte à devoir acheter sans avoir vu, sans espoir de sortie en salle même confidentielle, diffusion quelconque voire téléchargement).
    Out of the night, Kopek, Home et Barash sont très intéressants et inspirants, et au même titre que le prochain docu Ouvrir la voix, tout ceci dénote notamment d’un réel besoin d’aborder enfin dans l’espace public les questions de transversalités des luttes sociales qui, je crois, au fil du temps, sont un passage obligé pour aller plus loin vers l’obtention de véritables égalités.

    • C’est un peu énervant cette façon de juger la répercussion d’un sujet sur le public en fonction du nombre de commentaires…Alors les articles sous lesquels il y a le plus de commentaires ce sont les sujets les plus représentés dans la société ? Je ne pense pas. Personnellement, je lis tous les articles de ce site, lorsque je n’ai rien à ajouter ou que je ne connais pas assez le sujet, je ne réagit pas.

      Je suis par ailleurs d’accord avec vous, ce sont des sujets invisibilisés dans notre société, c’est seulement votre façon d’interpréter le silence qui m’agace alors je tenais à m’exprimer sur le sujet.

  2. « très blanc, très masculin, avec un trope de femme dans le frigo chez le personnage de la mère »
    Donc pour vous le « blanc », le « masculin » ce n’est pas intéressant, vous jugez de l’intérêt d’un sujet en fonction de la couleur de peau qui y domine, du sexe qui y est mis en avant, hmm comment on appelle ce genre de jugement basé sur la couleur de peau et sur le sexe déjà?

    « Je suis par ailleurs d’accord avec vous, ce sont des sujets invisibilisés dans notre société, »
    Tellement « invisibilisé » qu’il y a plusieurs films, un festival sur le sujet, une parade annuelle dans Paris, des magazines spécialisés, vous voudriez quoi? Qu’on en fasse une cause nationale prioritaire?

    • 🙂
      Ne vous inquiétez pas, vous aurez toujours tous les films qu’il vous faut pour pleurer sur les méchants lobbys LGBT qui volent l’espace et la liberté d’expression des hommes blancs hétérosexuels ! Pas besoin d’en faire une cause nationale de cette domination là, ça passe pour être normal pour des gens comme vous apparemment.

      • Où est-ce que j’ai parlé de vol de la liberté d’expression des « hommes blancs hétéro » (qui sont on l’aura compris le mal absolu sur terre)? Que savez-vous de ce que je trouve normal ou pas? Par ailleurs quelle domination? C’est assez triste ce détournement du sens des mots, cette insulte aux vrais opprimés du passé et d’aujourd’hui, c’est comme quand sur des sites comme celui-ci on parle des « femmes » (j’aime toujours ces généralisations permanentes des auto-proclamés anti-sexistes qui ne font que parler « des femmes », « des hommes », tout d’un bloc, ah c’est vrai que souvent ils rajoutent un critère racial pour affiner : « blanc, « noir »)comme d’un groupe opprimé alors qu’une femme est passée à deux doigts de devenir la personne la plus puissante du monde occidental et même du monde tout court.

        • Ouais…
          Les personnes lgbtqi devraient être content-e-s d’avoir « quelques » films, des droits amoindris spécialement en ce qui concerne les trans et de fortes chances d’être discriminé-e-s voire agressé-e-s.
          Et les femmes devraient être contente de voir une femme riche libérale aux idées politiques ultra problématiques avoir perdu contre un monstre de racisme, de sexisme et d’ultralibéralisme qui n’a par ailleurs pas perdu une occasion d’être misogyne envers son adversaire au cours de la campagne.

          Sinon, on s’intéresse beaucoup au « blanc » et au « masculin » sur ce site, vous inquiétez pas, on les oublie pas.

        • Oui, c’est ceux qui parlent de couleur de peau qui sont les vrais racistes ! Vous avez raison ! D’ailleurs, si personne ne parlait de couleur de peau ni de sexe ni de sexualité, bah il y aurait plus de discrimination sexistes, racistes et homophobes, juste des êtres humains discriminant d’autres êtres humains, qu’est-ce que ça serait mieux !

          Je suis sure que vous trouverez ailleurs sur la toile des sites très complaisants pour aller vous conforter dans vos opinions. Ici on essai de déconstruire l’idéologie dominante (donc blanche, masculine et hétérosexuelle), donc peut-être vous êtes vous trompez d’adresse.

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