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Looper (2012) : ferme ta boucle

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Film de science-fiction dystopique, Looper raconte l’histoire de Joe (Joseph Gordon-Levitt), un tueur à gages qui se retrouve confronté à une version plus âgée de lui-même (Bruce Willis). L’action se déroule en effet à une époque où le voyage dans le temps a été inventé et où une organisation criminelle s’en sert pour faire disparaître des individus gênants en les envoyant dans le passé se faire exécuter par des tueurs, les « loopers ». Un jour, alors qu’il s’apprête à descendre son énième victime en provenance du futur, Joe découvre qu’il s’agit de lui-même 30 ans plus tard (personnage que j’appellerai à partir de maintenant « Joe du futur » pour simplifier). Ce dernier s’échappe et a pour projet de trouver et de tuer l’enfant qui deviendra le « Rainmaker », un mafieux redoutable qui a pris le contrôle du syndicat du crime dans le futur et tue un à un tous les loopers.

Du fait de la présence de Bruce Willis en tête d’affiche et du scénario centré sur la confrontation entre le Joe du présent et le Joe du futur (comme en témoignent les slogans figurant sur l’affiche : « Face your past / Fight your future »), j’avais peur d’assister à un spectacle 100% viriliste comme en proposent tant d’autres films d’action/SF contemporains (les Transformers, Jurassic World, Pacific Rim, After Earth, Edge of Tomorrow, Planète des singes, ou autres productions Marvel). Mais j’ai été au final plutôt agréablement surpris par la représentation que le film propose de la violence masculine, qui est loin d’être totalement valorisée ici comme c’est le cas habituellement. Je vais essayer d’expliquer ici en quoi je trouve ce film un peu plus intéressant que la moyenne sur ce point, en soulignant également d’autres dimensions qui restent à mon avis très problématiques (notamment la représentation des femmes, blanches et racisées).

Une volonté de briser le cercle de la violence masculine…

Un des premiers mérites du film selon moi est de ne pas (trop) glamouriser la violence masculine, qui est bien trop souvent valorisée à l’écran, en étant par exemple esthétisée, héroïsée ou accomplie par un personnage présenté comme cool. Même sans aller jusque-là, on peut également penser à tous les films qui la banalisent ou la justifient par un scénario la présentant comme un mal nécessaire, alors qu’elle n’a évidemment rien de nécessaire… Or, dans Looper, la violence n’a, le plus souvent, rien de glamour. C’est d’abord celle des tueurs à gages qui exécutent froidement les hommes qu’on leur envoie du futur. C’est ensuite celle de la mafia qui torture ses employés d’une manière particulièrement sadique (amputations et coups de marteaux sur les doigts). Et c’est enfin et surtout celle du Joe du futur, qui tue des enfants et s’apprête également à tuer le personnage féminin principal du film, Sara (Emily Blunt), avant d’en être empêché par le Joe du présent. Les seules exceptions (malheureusement beaucoup trop nombreuses à mon goût) sont les scènes où Bruce Willis affronte les membres de l’organisation criminelle qui veulent l’éliminer, et en particulier celle où il les massacre tous en utilisant des armes de plus en plus puissantes (pistolet, pistolet mitrailleur, double pistolet mitrailleur, grenades). À la différence des autres scènes du film, nous sommes clairement placé-e-s ici du côté d’homme auteur des violences, et invité-e-s les trouver totalement justifiées, voire jouissives.

De plus, si le film condamne donc la plupart du temps la violence masculine dans des scènes où des hommes l’exercent d’autres hommes, il ne tombe pas cependant dans le même écueil que la plupart des films, qui occultent les conséquences de la domination masculine sur les femmes et les enfants (en montrant la violence du héros comme protectrice et non dangereuse pour elleux). Certes, c’est seulement le Joe du futur qui est dangereux pour Sarah et son fils tandis que le Joe du présent les protège et reste donc jusqu’au bout un personnage auquel le public est plutôt encourager à s’identifier. Mais je trouve tout de même intéressant que ce soit un avenir possible du héros masculin qui est montré comme dangereux, et que ce possible soit incarné par Bruce Willis, un acteur dont la violence est la plupart du temps valorisée à l’écran.

looper01looper02looper03Le vrai visage de Bruce Willis

Le film insiste également sur la reproduction patriarcale en la figure d’Abe, le chef ultra-violent des loopers, qui rappelle à Joe le jour où il lui a offert une nouvelle vie en lui donnant une arme. À cet univers patriarcal au sein duquel le père apprend à ses fils à devenir des tueurs, le film oppose l’univers matriarcal de la maison de Sara, qui veille seule sur son fils et se préoccupe avant tout de calmer ses accès de colère. Joe trouvera en elle la figure maternelle qui lui manque tant dans l’univers exclusivement masculin des loopers. Le film insiste sur ce point à plusieurs reprises. Le héros déclare ainsi à une travailleuse du sexe qu’il ne se souvient plus du visage de sa mère, et lui demande de passer sa main dans ses cheveux comme le faisait sa mère quand il était petit. Et Sara répètera ce geste à la fin du film sur le corps inanimé de Joe.

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Car, malgré son statut de héros, Joe doit bel et bien mourir pour que Sara puisse élever son fils en un homme différent de lui. Afin qu’il ne devienne pas un homme violent mais un homme doux. Cette idée donne lieu à la scène que je trouve la plus forte du film symboliquement parlant. Il s’agit du moment où le Joe du futur s’apprête à tuer Sara, qui protège son fils. Le Joe du présent voit alors l’avenir de l’enfant se dérouler devant ses yeux, un avenir plein de violence où il deviendra le fameux Rainmaker qui fera régner la terreur. Conscient que cette violence masculine originelle (le meurtre de sa mère par le Joe du futur) fera du fils un homme violent, le héros décide de se tirer une balle dans le cœur, éliminant ainsi son double du futur, et sauvant ainsi la mère et son fils.

Alors qu’il aurait pu montrer le Joe du présent tuer le Joe du futur et sauver ainsi la mère et son fils (et former avec elleux une sacro-sainte famille hétéroparentale), le film préfère montrer le héros se tuer aussi lui-même. Contrairement à des films comme Elysium, qui glorifient un sacrifice masculin héroïque et viril, la mise en scène est ici assez sobre. Le héros prend conscience de la menace qu’il représente pour la mère et son fils, et y remédie en se supprimant. Ainsi, aucun homme violent ne survit à la fin du film, pour qui la seule masculinité à sauver est celle d’un fils élevé par une mère seule et qui n’est ainsi pas exposé à la violence masculine. On est loin ici d’un film masculiniste comme Fight Club dans lequel le protagoniste regrette de faire partie d’une « génération d’hommes élevés par des femmes » (We’re a generation of men raised by women) et ressent le besoin de se reviriliser en montant un club de combat à mains nues[1]. Dans Looper, l’homme élevé par une femme n’est pas le problème mais la solution, et la masculinité violente ne doit pas être ressuscitée mais, bien au contraire, totalement anéantie.

Cette conclusion me semble d’autant plus intéressante qu’elle prend le contrepied de l’ambiance masculiniste dans lequel baigne globalement le film. En effet, dès les premières scènes, le scénario s’appesantit avant tout sur la souffrance masculine (les loopers comme espèce en voie de disparition, le Joe du futur comme homme déboussolé après la mort de sa femme, le Joe du présent et sa culpabilité d’avoir donné son ami, etc.) et se concentre avant tout sur les conséquences de la violence masculine sur les hommes qui la perpétuent (les loopers forcés à se tuer eux-mêmes, la blague sur le jeune inconscient qui risque de se tirer une balle dans le pied à force de jouer au cow-boy, le chef de la mafia qui déclare « I guess everything comes back around » avant de se faire tuer par l’homme qu’il avait jadis initié à la violence, etc.). Mais alors que le fait de « fermer sa boucle » est au début présenté comme une épreuve douloureuse pour les hommes (qui sont forcés de renoncer à leur avenir en tuant leur « moi du futur »), cette expression prend un nouveau sens lorsque le Joe du présent décide volontairement de se suicider pour briser le cercle de la violence masculine. « Fermer sa boucle » ici, c’est prendre conscience du mal que l’on fait non seulement aux autres hommes, mais aussi aux femmes et aux enfants. Prendre conscience qu’il y a quelque chose de pourri au royaume de la masculinité. Prendre conscience qu’en tant qu’homme dur et violent, on fait partie du problème.

looper05Ferme ta boucle

Bien évidemment, il ne s’agit pas ici de prôner le suicide ou l’extermination des hommes comme une solution au problème de la violence masculine. Mais plutôt de faire prendre conscience aux hommes qu’ils contribuent activement à la reproduction du patriarcat et qu’ils doivent prendre leur responsabilité en s’attaquant à cette partie de leur identité qui fait d’eux des dominants.

Mais si une telle conclusion est plutôt intéressante dans un film d’action de ce genre, Looper reste extrêmement androcentré, se focalisant quasi-exclusivement sur les hommes et leurs problèmes, et réduisant les femmes à des créatures au service des hommes et assignées à des rôles ultra-traditionnels.

qui tourne un peu en rond.

La première femme du film à avoir droit à la parole (et elles ne seront que trois…[2]) est Suzie, une travailleuse du sexe que Joe voit régulièrement. Même si elle n’apparait que deux minutes dans le film, le  réalisateur prend bien soin de la déshabiller et de s’attarder sur son corps dénudé, alors que Joseph Gordon-Levitt reste pendant toute la scène en pantalon et débardeur. Si le personnage possède une certaine autonomie (puisqu’elle refuse d’être sauvée par Joe, répondant à ce dernier qu’elle s’en sort très bien toute seule lorsqu’il propose de lui donner la moitié de ses économies), elle reste un personnage dont la seule fonction dans le récit est d’écouter les problèmes existentiels du personnage masculin. On ne saura rien de sa vie et de son travail, que l’on suppose donc totalement épanouissant puisqu’elle ne s’en plaint à aucun moment, alors que Joe se lamente longuement de sa condition de looper. Suzie a cependant le droit de prononcer un peu plus de mot que Beatrix, la serveuse noire ravie de servir des cafés à Joe, et qui n’aura pour seule fonction dans le récit que de permettre au Joe du présent et du futur de se retrouver.

Un personnage féminin aura un peu plus d’importance dans le récit, mais elle n’aura ni droit à la parole, ni même le droit d’avoir un nom. Il s’agit de la femme de Joe du futur, qui n’apparaît que dans des flashbacks et dont Joe veut sauver la vie en tuant le futur Rainmaker. Femme dans le frigo comparable à l’épouse de Leonardo DiCaprio dans The Revenant, son souvenir est un réconfort pour le héros en souffrance. Lorsque le Joe du futur explique qu’il veut la sauver en tuant le Rainmaker, le Joe du présent lui répond que le moyen le plus simple de la sauver serait de ne jamais la rencontrer, puisque c’est avant tout à cause de Joe qu’elle est morte. Si cette réplique est intéressante dans sa manière de poser encore une fois le héros viril comme le problème et de déconstruire l’instrumentalisation de cette femme par le Joe du futur (qui justifie ses crimes en disant qu’il les accomplit pour elle), ce personnage féminin reste lui-aussi beaucoup trop peu développé, et défini uniquement par rapport à Joe. Elle est la femme qui le « sauvera » et « sacrifiera sa vie pour lui » en lui donnant tout « son amour ». Le fait que ce personnage soit asiatique n’est pas anodin, dans la mesure où le film lorgne ici dangereusement vers un stéréotype à la fois raciste et sexiste qui fantasme les femmes asiatiques comme étant dévouées et soumises aux hommes, à la fois en tant qu’épouses et partenaires sexuelles[3]. Et silencieuses… Certes, le personnage ne se réduit à ce stéréotype, notamment grâce à la scène de la rencontre dans le bar, où elle fait un doigt d’honneur à Bruce Willis et se casse lorsqu’il l’aborde. Mais la suite du film l’enfermera malheureusement dans un rôle de femme prenant soin de son homme (care) et l’enveloppant de son amour.

looper06Une femme dévouée,…

looper07aimante,…

looper08et dans le frigo.

Le seul personnage féminin à avoir de l’épaisseur est donc Sara. Le film l’introduit comme une femme débrouillarde, qui ne se contente pas de faire la cuisine et de s’occuper de son fils[4], mais qui cultive aussi les champs alentours et défend férocement sa maison avec une carabine. Plus tard, le film la montrera également provoquer un rapport sexuel avec Joe, signe qu’elle ne se contente pas de consentir au désir du personnage masculin mais exprime son désir.

looper09Sara se défoule sur un tronc d’arbre,…

looper10…, défend sa maison la carabine à la main…

looper11… et décide quand et avec qui elle couche.

Malgré ce portrait d’une femme indépendante, le film la place très rapidement en position de dépendance vis-à-vis de Joe, dans une scène totalement ridicule où elle tombe par terre en reculant alors que quelqu’un s’approche de la maison, obligeant le héros à s’interposer pour la secourir. A cette scène fera écho le sacrifice final du héros, qui les sauvera, elle et son fils, en neutralisera le Joe du futur.

Mais le plus gros problème de ce personnage à mon sens (et plus généralement le problème des représentations que le film propose des personnages féminins) est qu’elle est au final réduite au statut de mère. Le film insiste lourdement sur ce point en la montrant culpabiliser d’avoir abandonné son fils pendant deux ans. Dramatisé par le film, cet abandon a causé la mort accidentelle de la sœur de Sara qui s’occupait de l’enfant, et il est discrètement sous-entendu que la colère qu’il possède en lui s’enracine dans cet abandon (comme en témoigne sa première colère, durant laquelle il hurle à Sara qu’elle n’est pas sa mère). Si l’éducation patriarcale à la violence est posée comme un problème dans Looper, la déficience maternelle l’est tout autant. Une femme qui ne veut pas s’occuper de son enfant peut produire un monstre selon le film, et Sara se rattrapera en redevenant une mère attentive, aimante et rassurante pour son fils. Ainsi, pour le film, le rôle des femmes semble être principalement de calmer les pulsions violentes des hommes en les entourant de leur amour…

Si le film peut donc être considéré comme féministe dans sa condamnation de la violence masculine et le portrait sombre qu’il fait de sa transmission patriarcale de père en fils, ce féminisme reste extrêmement essentialiste et cantonne les femmes au statut de mère. Je pense non seulement à Sara, mais également à Suzie, présentée comme un substitut maternel pour le Joe du présent, et à la femme du Joe du futur, à propos de laquelle celui-ci déclare qu’elle aurait été une « mère idéale » pour l’enfant qu’ils n’ont pas eu.

Looper fait ainsi penser à Shotgun Stories, un autre film critique vis-à-vis de la violence masculine et de sa reproduction. Mais si ces films ont le mérite de condamner cet aspect particulièrement néfaste du patriarcat, les représentations qu’ils proposent des personnages féminins restent trop pauvres[5]. S’attaquer à la violence masculine est un premier pas, mais qui reste insuffisant si les femmes sont encore et toujours cantonnées aux mêmes rôles traditionnels. Comme la masculinité, la féminité doit elle aussi être déconstruite. Et le seul moyen d’y parvenir est de proposer une multiplicité de personnages féminins différents et approfondis, qui feront ainsi éclater les normes de féminité que Looper contribue à perpétuer. De plus, la critique de la virilité proposée par le film reste assez limitée car dirigée uniquement vers la violence masculine, alors que la virilité s’exprime de plein d’autres manières tout aussi problématiques (comme par exemple dans le rôle de « protecteurs » attribué aux hommes, que le film reproduit en la figure du Joe du présent, lorsque celui-ci assure la protection de la famille[6], puis la met définitivement hors de danger grâce à son sacrifice final). Bref, il y a encore du boulot pour fermer définitivement la boucle de la virilité…

Paul Rigouste

*

Notes :

[1] Certes, Fight Club est un peu plus complexe que cela, puisque le film reste très ambigu (et très opportuniste politiquement) dans son discours sur les bienfaits de la régénération masculine par la violence. Mais reste que ce propos masculiniste est bel et bien au cœur de ce film (comme en témoignent les interviews de Fincher à la sortie du film, qui déclarait partager les craintes de son héros quant à la menace de féminisation encourue par les hommes dans notre société).

[2] Les trois personnages féminins à avoir droit à la parole sont Suzie, Beatrix et Sara. Le seul autre personnage féminin important (dont on n’entendra pas la voix) est la compagne du Joe du futur. Ces 4 personnages masculins ne se rencontreront jamais dans le film, et on est donc à des années lumières de passer le Bechdel test…

[3] http://www.asamnews.com/2015/11/22/blog-outdated-stereotypes-of-asian-women-live-on-in-modern-times-in-lifehack-article/

[4] Le personnage du fils me semble d’ailleurs assez intéressant dans la mesure où il n’est pas juste présenté comme un petit être hétéronome à adoucir et protéger, mais possède une véritable personnalité et joue un rôle actif dans la prise de conscience par Joe de la nécessité de s’éliminer. En cela, ce personnage s’écarte de la majorité des films pour adultes, que l’on peut qualifier d’ « âgistes » dans la mesure où ils se concentrent sur des adultes en cantonnant le plus souvent les enfants (et les personnes âgées) à des rôles secondaires généralement peu développés et passifs.

[5] Significativement, Jeff Nichols s’est révélé incapable de produire des personnages féminins dépassant le stade du stéréotype dans ses deux films suivants, puisqu’à la mère idéalisée de Take Shelter a succédé le portrait misogyne et masculiniste de Reese Witherspoon dans Mud.

[6] Le fils déclare ainsi à sa mère à propos de Joe : « He’s protecting us because you can’t do it ».

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13 réponses à Looper (2012) : ferme ta boucle

  1. J’aime bien ce que vous faîtes mais est-ce que vous pourriez faire une analyse sur Dark Shadows? Il y’a beaucoup de choses intéressantes à dire.

  2. Je me suis mal exprimée, ma faute. Quand je voulais dire « des choses intéressantes », je voulais dire une critique(d’un point de vue politique, comme vous le faîtes sur votre site)sur un film assez populaire d’un réalisateur très connu (Tim Burton). Je n’ai pas vu tous vos articles mais peut-être avez vous déjà parlé d’un de ces films. Dark Shadows est assez détesté par beaucoup de critiques pour des raisons plus ou moins valables mais je n’ai pas vu de critiques sur l’aspect politique de ce film. D’un point de vue politique, c’est pas terrible mais une analyse d’un film d’un réalisateur connu serait très TRES intéressante. Ce film m’avait choquée quand je l’avais vu (j’aime bien les films de Tim Burton mais celui-là m’avait beaucoup choqué)niveau représentation des femmes. C’est vrai que la dernière fois que je l’ai vu c’était en 2014. Je sais,je vous ennuie,je raconte ma vie, c’est pas très clair mais une analyse serait très intéressante.
    Désolée de m’être mal exprimée.

  3. Double post, désolée
    Quand je voulais dire choquant je trouvais ça étrange et anormal de la part de Burton (c’est vrai que j’ai pas vu tous les films de Burton, j’ai vu que Charlie et la Chocolaterie, Alice aux Pays des Merveilles et Edward aux Mains d’Argent)car il est souvent adepte du bizarre mais pas au point d’être un pervers. Mais je trouve ce film malsain en tant que film de Burton. Mais ceci n’est que mon avis et vous pouvez toujours voir le film si vous voulez mais une analyse de Dark Shadows serait intelligente car on pourrait critiquer un film d’un réalisateur connu d’une autre façon que sur la qualité scénaristique.
    Passez une bonne journée

    • Ah ok! Merci pour la précision. Je le regarderai si j’ai l’occasion, mais personnellement j’ai vraiment du mal avec les derniers films de Burton (d’un point de vue purement cinématographique), et comme politiquement généralement ça n’a pas grand chose de progressiste, du coup j’ai vraiment du mal à les regarder :-).

      J’ai revu récemment L’Étrange Noël de Monsieur Jack, que je trouve très réussi esthétiquement, mais j’ai vraiment été dérangé par le discours politique au final très conservateur à base de « Ne cherche surtout pas à changer de place dans l’ordre social, car sinon ça sera le chaos »…

      • Je comprends votre avis et vos appréhensions.

        Aujourd’hui j’ai vu Sweeney Todd (chez un ami et pas en entier, à peu près 45 min)et j’ai été assez choquée par le rôle de la femme du héros qui subit quelque chose d’assez malsain (je ne sais pas si vous l’avez pas vu mais ça m’a vraiment choqué, presque écoeuré ) et le rôle de sa fille me semble un peu comme une demoiselle en détresse (après il ce peut que son rôle évolue j’ai pas vu le film en entier donc je peux me tromper).

        Après,c’est vrai que c’est dommage que d’un point de vue progressiste, les films de Burton ne sont pas terribles
        (Même si Alice est le film le plus progressiste de sa filmographie, une héroïne qui refuse son mariage forcé,elle rencontre des personnages; elle se bat seule et tue même le dragon. Elle est très indépendante, ne vit pas pour un homme, n’est pas sexualisée et c’est Disney le studio de réalisation et ça fait plaisir.).

        C’est quand même énervant que Burton ait fait Dark Shadows APRES Alice au Pays des Merveilles (et que lors de la promo et sur les affiches, c’est TOUJOURS Johnny Depp qui est partout. Je crois que Burton prend toujours Depp pour les personnages masculins étranges/fantaisistes et Helena Bonham Carter pour les personnages féminins étranges/fantaisistes puisque Depp correspond plus à Burton que n’importe quel autre acteur et que Carter est sa femme, si je ne me trompe pas ). Il aurait pu faire un film plus progressiste quand même.
        Je n’ai pas L’Étrange Noël de Monsieur Jack, je vais essayer de le voir.

        • Je n’ai pas vu Sweeney Todd. J’ai essayé mais je n’ai pas tenu plus de vingt minutes. Je ne supporte pas l’esthétique et les chansons…

          Par contre je vais regarder Alice si vous dites qu’il est plus intéressant que les autres. Merci du conseil !

  4. J’ai une question pour vous, pouvez-vous faire une analyse sur l’un des plus gros succès du cinéma américain (je ne parle pas du box-office) Autant en Emporte le Vent?

    Je sais, c’est pas une bonne idée, c’est très long (4 heures), il y a le contexte historique du film et la période de production du film, c’est vrai mais d’un point de vue politique, il y a BEAUCOUP de choses à dire et pas seulement au niveau du racisme (maltraitance animale, sexisme (même si on n’y pense pas au début),viol conjugal…)

    Si vous ne voulez pas voir 4 heures de film pour être au final écouré(é), vous pouvez toujours voir la vidéo de Durandal à ce sujet:

    Partie 1: https://www.youtube.com/watch?v=NYv8HwC5pgI
    Partie 2: https://www.youtube.com/watch?v=H9KPeKcSDYY

  5. Merci pour cet article intéressant comme toujours sur ce site.
    J’ai une question cependant concernant ce film que j’ai beaucoup aimé.
    Votre article semble dire que le sacrifice de Joe à la fin permet de modifier le futur et d’empêcher l’arrivée du Rainmaker.
    J’ai vu le film plusieurs fois et à mon humble avis, c’est une richesse de plus de ce film que de montrer que malgré tous les efforts et les sacrifices, l’enfant finit traumatisé et lancé sur la voie de la violence quand même.
    A l’heure des happy end à tout prix, c’est ce point qui donne une saveur particulière à ce film selon moi et le transforme en tragédie antique moderne : malgré tous les efforts des humains pour changer le destin, ils finissent écrasés sans rien pouvoir changer.

    Voila,je voulais juste ajouter ça.

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