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Saga Twilight : violence conjugale et glorification du patriarcat

Lorsqu’a eu lieu le phénomène de société « Twilight » (livres et films), nombreux l’ont violemment critiqué. Cependant, les critiques négatives ont été globalement orientées sur trois axes : la nullité (des livres, des films, des acteurs, etc.), la défense de la chasteté promue par  le roman (Bella et Edward n’ont de relations sexuelles qu’à partir de leur mariage) et la redéfinition (trahison selon certains) du mythe du vampire. Si ces axes de critiques sont relativement pertinents (encore que la nullité est une notion subjective), la saga Twilight propage d’autres idées et modèles, autrement plus dangereux que la virginité avant le mariage.

Nota Bene : Le site étant basé sur l’analyse de productions audiovisuelles, l’analyse sera effectuée sur les 5 films de la saga, bien que des comparaisons avec la série de romans soient occasionnellement faites.

La relation entre Bella et Edward

Twilight, ou une énième relecture de Cendrillon

Bella est une jeune fille relativement banale, certes plutôt jolie mais sans talent ni éclat particulier (on apprendra plus tard qu’elle a le pouvoir de résister aux pouvoirs des vampires). Edward, de son côté, est exceptionnellement beau, passionné de musique, jouant du piano et doté de pouvoirs liés à sa condition de vampire (force, vitesse, agilité, lecture dans les pensées…). Jacob quant à lui a également des qualités humaines (passion pour la mécanique, capacité à réparer des véhicules) et des qualités liées à sa condition de loup-garou (force, agilité, transformation en loup).

Twilight joue sur le fantasme de Cendrillon : une jeune fille qui, malgré sa condition, parvient à séduire un prince. Bella, malgré son absence totale de relief, parvient à rendre fous amoureux, presque malgré elle, deux hommes « extraordinaires » (ainsi qu’à devenir la star de son lycée et à séduire un garçon humain auquel elle n’accorde aucune importance). De plus Bella n’est pas particulièrement heureuse avant l’arrivée d’Edward dans sa vie. Au contraire, sa vie est plutôt morne et terne.

Cette idée est particulière bien montrée dans la séquence ou Edward prend Bella sur son dos et l’emmène dans les arbres. On est ici dans le cas typique de l’homme qui émerveille la femme pour gagner son cœur.

 Ce rêveeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee bleu…

On notera qu’à plusieurs reprises dans le film Edward fait étalage de sa richesse, ou plus exactement de la richesse de sa famille, tandis que Bella, en bon ersatz de Cendrillon, mène un train de vie relativement modeste. Certes ce n’est pas la base de leur relation mais Bella se montre quand même souvent impressionnée par les moyens financiers de la famille Cullen.

Le fantasme de Cendrillon est complètement pernicieux parce qu’il implique que le seul moyen pour la femme de s’élever socialement, de se sortir d’une situation douloureuse ou même de trouver un intérêt à la vie, est une relation avec un homme. Les femmes ne sont donc pas encouragées à s’épanouir ou à construire seules leur propre bonheur puisque celui-ci consiste à trouver le prince charmant.

Bella, éternelle damoiselle en détresse

En plus de jouer sur le fantasme de « la fille ordinaire aimée par un homme extraordinaire », Twilight joue sur le fantasme de l’homme protecteur qui veille sur sa femme.

En effet, tout au long des quatre premiers films Bella passe son temps à être secourue par des hommes, principalement par ses deux soupirants Edward et Jacob, mais aussi occasionnellement par d’autres (notamment Sam, le chef de la meute de loups garous et Carlisle, le patriarche de la famille Cullen).

De plus, Edward exprime à plusieurs reprises qu’il est de son DEVOIR de protéger Bella, laquelle se retrouve très souvent en position de danger.

Ce genre de modèle donne une vision complètement biaisée des rapports homme/femme, la femme est passive n’a qu’à exister pour satisfaire son homme, tandis que l’homme subit une pression monstrueuse puisqu’il doit non seulement protéger mais également émerveiller sa compagne.

De la même façon, on retrouve cette idée de protecteur/protégée dans la relation entre Bella et Jacob, puis à la fin du dernier film entre Jacob et Renesmée.

Sérieusement, comment peut-on vivre sans un loup géant qui veille sur nous, faibles et fragiles créatures ?

Quid d’une relation égalitaire où faire plaisir et prendre soin de son/sa partenaire serait partagé par les deux membres du couple ?

Le film diffuse l’idée toxique que la femme est par définition faible et a absolument besoin homme pour la protéger. Pourtant les statistiques montrent qu’un homme a plus de chance de se faire agresser qu’une femme à l’extérieur. Et surtout que pour la majorité des femmes qui sont victimes des violences sexuelles et/ou physiques, l’agresseur fait partie de leur entourage proche (amis, parents, relations de travail, et surtout partenaires amoureux).

Bella, devenue vampire

Lorsqu’elle devient vampire, Bella sort enfin de son éternelle posture de victime pour devenir enfin forte et puissante. Edward lui-même reconnait qu’il a sous-estimé Bella. Il est assez jouissif de voir le personnage être enfin capable de tenir tête aux hommes. Un clin d’œil est d’ailleurs fait à l’intro du premier film puisque le premier animal que chasse Bella est un puma qui s’apprêtait à attaquer une biche. Cependant cette puissance est loin complète, puisque la force extrême de Bella est due au fait qu’elle soit nouveau-né (elle est donc temporaire) et que Bella a besoin d’un mentor pour expliquer comment gérer son nouvel état de vampire, rôle qui est bien entendu tenu par Edward.

D’ailleurs, cette réaffirmation de la relation supérieur/inférieure est assez bien symbolisée lorsque Bella découvre ses nouveaux pouvoirs et court dans la forêt : elle commence par dépasser Edward qui finit par la rattraper et la dépasser, comme s’il était inacceptable qu’une femme soit meilleure que son mari.

Justification de la violence conjugale et plus généralement de la violence envers les femmes

On retrouve justement dans Twilight une dangereuse justification de la violence conjugale, non seulement physique mais surtout morale.

Dans la toute première séquence du premier film, on voit une biche (animal symbolisant traditionnellement la douceur, la féminité, la vulnérabilité et la passivité) traquée et attaquée par un homme que l’on devine aisément être Edward. On retrouve dans ce prologue toute la symbolique du film : la femme est une douce victime et l’homme une bête sauvage.

Ce sont d’ailleurs quasiment systématiquement des hommes qui veulent « dévorer » Bella : Edward qui lutte car elle est irrésistible, Jasper qui se jette sur elle lors de la soirée d’anniversaire, James qui la traque, Laurent qui veut la dévorer…

 Il a du mal à contrôler ses pulsions, normal, c’est un homme…

L’ennemi principal des deuxième et troisième films, Victoria, veut détruire Bella mais par vengeance personnelle, et non pas par désir irrésistible de la dévorer.

Dans un registre plus ouvertement sexuel, Bella est agressée sexuellement par Jacob qui l’embrasse de force. Elle tente de le frapper mais se casse la main, ce qui rappelle l’impuissance et la vulnérabilité de Bella face à une agression quelle qu’elle soit. De plus, l’agression de Jacob est « justifiée », dans le film comme dans le livre, par son amour pour Bella.

L’instinct de « dévorer » et la difficulté à se contrôler semblent dans les films principalement des problèmes de vampires « masculins ». Certes, on voit à quelques occasions les vampires féminines avoir du mal à se contrôler mais c’est beaucoup plus léger et plus rare que pour leurs homologues masculins. Bella, elle-même, lorsqu’elle devient un vampire nouveau-né, et donc en théorie avide de sang, est parfaitement capable de se contrôler face au humains.

Les films semblent aller dans le sens d’une idéologie qui prétend que l’homme est naturellement violent et a naturellement des difficultés à se contrôler, notamment sexuellement. L’idée que l’homme est naturellement poussé à la violence et a des difficultés à se contrôler est doublement toxique : déjà il est insultant pour les hommes de suggérer qu’ils sont contrôlés par leurs « instincts » ou leurs « pulsions », et plus dangereux encore, cela pousse à la tolérance de la violence, notamment conjugale et sexuelle. « C’est un homme, ce n’est pas de sa faute s’il a du mal à se contrôler… »

Cette idéologie est particulièrement pernicieuse car elle est souvent utilisée comme justification des viols (ce n’est pas de sa faute, il n’a pas pu se contrôler…) et tend à rejeter le blâme sur la victime (elle a excité le violeur, c’est donc de sa faute si elle a été agressée).

 En quoi le fait qu’il ait du mal à se contrôler est de sa faute à ELLE ?

 On remarquera que cette idéologie, en plus de justifier la violence, nie les désirs des femmes et notamment les désirs sexuels, prétendant que comme ils sont moins fort (et donc moins importants ?) que ceux des hommes, c’est moins grave s’ils sont frustrés.

L’un des pires aspects des films est que ce sont les femmes elles-mêmes qui excusent leur homme quand celui-ci se sent coupable d’avoir été violent.

On le voit notamment avec le couple formé par Sam le chef de la meute et la douce Emily (qui agit comme une mère avec la meute (normal, la maternité c’est son destin de femme)). Emily a été défigurée par Sam alors qu’il s’est transformé sous l’emprise d’une crise de colère. Le fait de vivre sous une menace permanente avec un homme qui a failli la tuer ne semble pas troubler autre mesure Emily. L’amour est plus fort que tout, il excuse même les pires violences.

 Elle est défigurée à cause de lui, mais ce n’est pas grave, ils sont heureux et amoureux…C’est un risque à prendre quand on aime quelqu’un…

On retrouve cette même idée lorsque qu’Edward constate les bleus de Bella après leur nuit d’amour. Il est désolé et veut s’arrêter tout de suite, mais Bella insiste et en redemande ! Si Bella est blessée durant le sexe, c’est un signe d’amour et de passion…

Être blessée durant le sexe, un signe de folle passion sexuelle…

Mais la violence physique n’est pas la pire violence conjugale exposée et justifiée dans Twilight, car sous prétexte de la protéger, Edward exerce un contrôle quasi-total sur Bella.

Dès le début de leur relation, Edward se comporte d’une façon qui ferait frémir n’importe quelle femme un tant soit peu sensée : il espionne ses conversations, il s’introduit dans sa chambre pour la regarder dormir…

Dites-moi, c’est une romance ou un film d’horreur ?

Pire encore Edward ne semble s’adresser à Bella qu’à l’impératif, débarque sans prévenir et lui fait peur, se permet de lui donner des ordres et de prendre des décisions à sa place, il l’oblige même à aller à son bal de promo alors qu’elle n’en a pas envie.

On remarquera qu’Edward ne lui conseille pas de manger quelque chose, il ne lui ordonne même pas de manger quelque chose, il prend tout bonnement la décision pour elle sans la consulter.

Pareil lors de leur toute première scène d’amour, ou c’est Edward qui prend l’initiative et arrête tout quand « ça va trop loin ». Bella a-t-elle seulement son mot à dire dans l’histoire ?

Plus leur histoire avance, plus Edward prend la quasi-totalité des décisions et donne des ordres à Bella. Dans le deuxième film, il arrive, malgré son absence à donner des ordres à Bella ! Dans le troisième film, il la manipule à plusieurs reprises et tente de lui interdire de voir ses amis (les loups garous). Dans le quatrième film, il tente de la faire avorter sans lui demander son avis. Même dans le dernier film où Bella n’est plus fragile et perpétuellement en danger, il trouve le moyen de prendre les décisions sans la consulter.

La relation entre Bella et Jacob est basée sur les mêmes principes que la relation entre Bella et Edward : il l’émerveille, la protège… et tente de prendre les décisions qui la concernent à sa place. La principale différence est que Bella se rebelle contre les décisions de Jacob, principalement parce qu’elles l’empêchent d’être avec Edward.

Le film suggère non seulement que les femmes sont perpétuellement en danger et absolument incapables de se défendre seules, mais qu’en plus elles sont incapables de prendre les décisions qui concernent leur vie et de prendre soin d’elle-même. Les seules décisions que prend Bella sans consulter Edward sont par rapport à son enfant. Le fameux instinct maternel ! Il est amusant de voir qu’une femme est incapable de prendre soin d’elle-même mais capable de prendre soin de son enfant…

Le plus dangereux est que la violence qu’Edward fait subir à Bella est présentée comme une preuve d’amour et un volonté naturelle de protéger sa dulcinée.

La violence psychologique est un des aspects les plus importants et les plus sous-estimés de la violence conjugale. L’un des aspects les plus graves de la relation d’abus est que la victime perd toute confiance en elle-même, n’a plus aucun amour-propre et devient complètement dépendante de son partenaire. Tout au long de la saga et plus particulièrement dans les livres, Bella ne cesse de se dévaloriser elle-même. Cette dévalorisation peut être attribuée à « l’effet Cendrillon » puisqu’il s’agit d’une femme « sans intérêt » qui séduit un homme « extraordinaire », mais peut également être l’effet du contrôle qu’exerce Edward sur Bella, puisque si elle a besoin d’être contrôlée cela sous-entend qu’elle est incapable de s’occuper d’elle-même.

Des modèles patriarcaux et genrés

La glorification du système patriarcal et de la virilité

Tous les systèmes présentés dans les films sont des systèmes patriarcaux dominés par des hommes.

La famille Cullen, présentée dans les films comme un système juste permettant le bonheur de chacun de ses membres est un système entièrement patriarcal. En effet c’est Carlisle Cullen, le « chef de famille » qui prend quasiment toutes les décisions relatives à la famille. C’est également lui qui a fondé la famille soit en transformant des humains, soit en adoptant des vampires. Dans le livre il va jusqu’à former les couples de ses enfants. Ses enfants se plient quasiment toujours à ses ordres et sa femme reste perpétuellement en retrait. C’est également le seul de la famille à exercer un métier, celui de médecin (un métier de prestige et d’autorité).

Il est étrange de montrer que même pour des individus « hors-norme », en l’occurrence des vampires, on cherche à rester dans un environnement « normé », celui de la famille. Les « enfants » de la famille Cullen ayant pour la plupart plus d’une centaine d’année, ont-ils vraiment besoin d’un père pour prendre les décisions à leur place ?

L’idée que des individus isolés se retrouvent pour former un clan ou même une famille est compréhensible et pas néfaste en elle-même, mais pourquoi tiennent-ils donc absolument à perpétuer des valeurs hiérarchiques et patriarcales ?

On remarquera que lors de son mariage Bella « quitte » sa propre famille pour entrer dans la famille d’Edward, comme cela se faisait auparavant ou se fait encore dans certains pays. Elle est prête à simuler sa propre mort et à faire souffrir sa famille (notamment son père), pour être avec Edward.

Le film va jusqu’à prétendre que le système patriarcal de la famille est le seul valable, puisque l’autre système présenté, celui du clan ou tous les individus sont égaux et où il n’y a pas de chef, est celui des méchants. Cela est légèrement nuancé dans le dernier film ou d’autres clans « amis » sont présentés. Cependant, on note que les autres clans sont le plus souvent liés par des liens familiaux (le plus souvent frères et sœurs), comme si le modèle familial était le seul possible.

Le système des Volturi basé sur la monarchie absolue est lui aussi patriarcal puisque tous les chefs sont des hommes.

Celui des loups garous est calqué de façon assez prévisible sur la structure sociale d’une meute de loups, ou plus exactement se prétend basé sur la structure sociale d’une meute de loup. La meute de loup est donc dirigée par un mâle alpha qui est le fils ou le petit fils d’un chef. On se retrouve donc avec un fonctionnement patriarcal fondé sur la transmission héréditaire du pouvoir par le sang[1].

Le plus amusant est que dans la nature une meute de loup est dirigée par un COUPLE de loup, soit un mâle et une femelle alpha. Et que la meute est principalement composée des rejetons dudit couple. Encore un exemple (parmi tant d’autres) d’une déformation volontaire au cinéma des structures de fonctionnement animales pour justifier une hiérarchie ou une structure hiérarchique humaine (et dans ce cas-ci phallocratique).

Des personnages définis par des stéréotypes genrés

On remarquera que la quasi-totalité des personnages de Twilight correspondent à des stéréotypes sexistes et genrés.

Carlisle Cullen et Billy Black sont des patriarches : le premier est un traditionnel « chef de famille » tandis que le second correspond au « vieux sage de la tribu »[2]. Sam, lui, est un jeune meneur dynamique et agressif, chef de la meute de loups garous. Emmett Cullen est également un exemple de virilité « agressive » et guerrière.

Esmée Cullen et Emily sont des personnages qui correspondent au stéréotype de la mère : elles prennent soin de leur « famille » (les Cullen pour Esmée, la meute pour Emily) et s’effacent tous naturellement derrière leur homme.

Rosalie correspond au cliché de la femme parfaite et inaccessible, lorsqu’elle sort enfin de ce cliché réducteur, c’est pour correspondre à d’autres clichés : celui du « rape and revenge »[3] : elle est violée et assassinée, avant d’être laissée pour morte par son fiancé, et une fois devenue vampire, elle se venge. Ce qui est dérangeant dans cette trajectoire, c’est que non seulement on tente d’approfondir un personnage féminin cliché en lui rajoutant d’autres clichés, mais également le principe du « rape and revenge » en lui-même. L’idée d’une femme qui se venge d’un viol en utilisant les armes de ses agresseurs peut sembler séduisante, mais ce genre de construction narrative suggère que la violence est la seule réponse à un viol ou une agression, en oubliant la reconstruction psychologique après un viol qui est lente et difficile (en effet les « rape and revenge movies » ne s’attardent sur la souffrance de la victime que pour justifier la violence de leur vengeance). Elles sont également culpabilisantes pour les victimes de viol en leur renvoyant l’idée que les femmes devraient se défendre plus violemment et  adopter une réaction typiquement « masculine ». Dans le cas précis de Rosalie, le film est suffisamment subtil pour exprimer qu’obtenir sa vengeance ne suffit pas à se reconstruire et à se remettre, mais par contre trouver son âme sœur le permet ! Le film zappe complètement la reconstruction psychologique du personnage en suggérant que trouver l’amour lui suffit à surmonter son traumatisme.

Le personnage de Rosalie est également dans la frustration de ne pouvoir être mère. Il n’est pas dérangeant d’avoir un personnage dans cette frustration et cette envie, qui est tout à fait compréhensible. Ce qui est dérangeant c’est que pratiquement toutes les femmes du film vivent dans le désir de maternité, ce qui ramène à l’idée que les femmes cherchent toutes à satisfaire leur destin biologique de maternité. Aucun des hommes du film n’est dans la frustration de ne pouvoir être père.

Le personnage d’Alice, elle, est une variation de la « manic pixie dream girl »[4], c’est-à-dire un personnage toujours joyeux et optimiste, répandant de la joie autour d’elle et n’existant que pour les autres. Le personnage d’Alice n’a pas de problématiques propres, son seul but étant de s’occuper des autres, en particulier Bella et Jasper. Cependant, Alice est peut-être le personnage féminin le plus « féministe » (ou le moins sexiste) de la saga. En effet, elle est un des rares personnages féminins à prendre des initiatives et s’avère être un élément capitale de résolution de l’intrigue dans les deuxième et cinquième films. C’est également le seul personnage que l’on voit prendre le dessus sur un homme en combat.

Les amies de Bella, elles, sont des clichés d’adolescentes, ne se préoccupant que de mode et de garçons. Jessica est de plus complètement insensible à la détresse de Bella et ne rate jamais une occasion de la critiquer, notamment lors de son mariage. On retrouve cette idée sexiste que les femmes sont perpétuellement en compétition entre elles, notamment pour les hommes, et sont incapables de solidarité entre elles.

On retrouve un autre stéréotype sexiste, qu’on pourrait appeler « la femme démoniaque et manipulatrice ». Dans le troisième film, deux relations sont mises en parallèle : celle de Jasper et Maria dans un flashback et celle de Victoria et Riley dans le présent. Dans les deux histoires les deux hommes sont transformés en vampires par leurs compagnes puis fous amoureux, ils sont manipulés afin qu’elles puissent parvenir à leur fins. On retrouve l’idée qu’une femme qui a du pouvoir (et qui plus est du pouvoir sur un homme) est forcément une folle dangereuse avec des projets démoniaques.

Les stéréotypes genrés, du type « les femmes sont naturellement plus douces que les hommes » ou « les hommes sont forts », sont généralement présentés comme des composantes naturelles voire génétiques de l’être humain alors qu’il s’agit en fait de normes imposées par la société. Ils sont problématiques pour plusieurs raisons. Déjà parce qu’ils ont tendance à stigmatiser les gens qui ne se reconnaissent pas dans ces stéréotypes et surtout parce qu’ils entretiennent la domination patriarcale. Par exemple, le stéréotype du « patriarche sage » (Carlisle) ou le stéréotype de « la femme comme une chose fragile et incapable de se défendre seule » (Bella) permettent évidemment de perpétuer et de justifier la domination des hommes sur les femmes.

Une vision de l’amour complètement biaisée

Le film présente une vision de l’amour dans la lignée des grandes passions amoureuses idéales et inaccessibles : l’amour de Bella et d’Edward est éternel, comme celui de tous les autres personnages vampires (Edward sous-entend que le divorce n’existe pas chez les vampires, en effet le divorce quelle horreur !).

Le film perpétue le mythe du « grand amour », unique et éternel. Que ce soit parmi les vampires ou parmi les loups garous, les couples sont présentés comme la seule possibilité de relation, ils sont formés par une force surnaturelle. C’est particulièrement évident pour les loups garous ou les membres de la meute subissent « l’imprégnation », c’est-à-dire qu’ils découvrent leur « âme sœur » et que rien ne peut les séparer. Mais on retrouve cette idée également pour les vampires chez qui Edward exprime par exemple souvent l’idée qu’il « attendait » Bella.

A noter que dans Twilight, le grand amour est hétérosexuel. Les films présentent une multitude de couples (vampires, loups garous, humains, inter-espèces) mais absolument aucun couple ou personnage homosexuel n’est présent dans le film, ne serait-ce parmi les personnages secondaires. De plus, l’homosexualité n’est jamais ne serait-ce que mentionnée dans les dialogues. L’homosexualité est tout simplement niée.

Aucun des couples « mystiques », qu’ils soient vampires ou loups garous, ne semble traverser les problèmes « classiques » d’une vie de couple, comme la jalousie, la difficulté à vivre ensemble, la monotonie … Bella et Edward affrontent toujours des problèmes extérieurs (différence de nature, ennemis) mais très rarement de problèmes intérieurs comme la jalousie, la lassitude dans le couple (celle-ci ne semble exister dans aucun des couples de vampires qui sont pourtant ensemble depuis plusieurs centaines d’années), la difficulté à vivre ensemble.

Le triangle amoureux au centre de la saga pourrait venir contredire cette idée du grand amour, puisque Bella est partagée entre deux hommes : Edward et Jacob. Cependant l’amour que Bella porte à Jacob n’est jamais assez fort pour véritablement menacer sa relation avec Edward. En effet, si l’on apprend dans l’épisode 3 que Bella éprouve de l’amour pour Jacob, cet amour n’est jamais assez fort pour mettre en péril « le couple mystique » de Bella et Edward, la preuve étant que ce dernier n’est même pas jaloux lorsque sa fiancée embrasse Jacob.

Dans l’épisode 4, Jacob fini par expérimenter enfin sa propre expérience de « couple mystique », en s’imprégnant de la propre fille de Bella, Renesmée qui n’est âgée que de quelques jours… (Qui a osé dire bizarre ?!). Certes, il n’est pas (encore !) question de sexe entre Jacob et Renesmée, (encore heureux). Lors de son imprégnation, il se contente de dire qu’il sera ce dont elle a besoin (un ami, un frère, un protecteur… toujours cette chouette idée que les femmes ont besoin de protection…) mais tout cela finira comme il se doit en histoire d’amour hétérosexuelle… Quand Jacob trouve son « grand amour » ou « amour mystique » avec Renesmée, l’ordre des choses est rétabli : il n’y a plus de triangle amoureux ou d’amour à sens unique.

Au final, Twilight présente une vision de l’amour très mystique, proche du conte de fée (où le prince tombe éternellement amoureux de la princesse rien qu’en la voyant…). Cela parait certes très romantique, mais en plus de véhiculer des fantasmes inaccessibles, cela revient à également à fonder l’attirance entre individus sur un principe « aphrodiste » : si le prince tombe amoureux de la princesse, c’est d’abord parce qu’elle est belle, pas à cause de son éclatante personnalité… De la même façon Bella et Edward sont attirés l’un vers l’autre par le désir et la fascination. Dans les films (et encore plus dans les livres), on insiste sur la beauté fascinante des vampires qui attirent irrésistiblement Bella. De la même façon, quand Bella commence à être attirée par Jacob, ses premiers mots sont « you’re kind of beautiful ».

Bella et Edward ne peuvent également pas vivre l’un sans l’autre. Lorsqu’ils sont séparés, ils tombent chacun de leur côté en sévère dépression. Et lorsque qu’Edward apprend la mort de Bella, sa réaction est de se suicider. Le film a d’ailleurs été beaucoup critiqué sur cet aspect, au motif que la dépression de Bella après le départ d’Edward est une forme de sexisme puisque la femme ne peut pas vivre sans son homme. Cependant, étant donné que la réciproque est vraie (Edward ne pas vivre sans Bella non plus…), je ne pense pas que le film soit sexiste sur ce point précis.

 Une façon mature de gérer la fin d’une relation, se laisser mourir au fond de la forêt…

Par contre, il y quelque chose d’oppressant dans cette impossibilité à vivre et à se construire en dehors du couple hétérosexuel. Lorsqu’Edward quitte Bella et qu’elle tombe dans une grave dépression, la seule chose qui lui permet de sortir de son marasme, c’est une autre relation amoureuse hétérosexuelle, construite sur exactement le même modèle que la relation précédente (au moins Jacob a-t-il l’élégance de prévenir avant de s’introduire dans sa chambre sans lui demander son avis). Même si Jacob et Bella ne sont officiellement qu’amis, une logique de couple se met très vite en place, validée par le troisième film.

De la même façon, Rosalie et Jasper expriment chacuns à différents moments de la saga combien ils étaient perdus sans leur conjoint et comment l’amour les a sauvés.

Certes, l’amour d’un conjoint peut aider quelqu’un à se sortir d’une situation difficile ou douloureuse, mais il est également possible de s’en sortir seul ou avec l’aide de proches comme la famille ou les amis… Cette piste n’est jamais explorée par la série où Bella a pourtant un père, une mère et des ami-e-s qui peuvent l’aider.

Twilight, ainsi que de nombreux films, impose l’amour et la relation de couple hétérosexuelle comme une norme obligatoire, hors de laquelle toute tentative de bonheur est impossible.

La grossesse de Bella et ce qu’elle implique comme idéologie

La « grossesse mystique », une forme de violence envers les femmes

Anita Sarkeesian, blogueuse féministe définit le cliché de la « grossesse mystique » comme l’une des pires formes de violence envers les femmes, puisqu’elle s’en prend au corps même des femmes et à leurs fonctions reproductrices. Une grossesse mystique est tout simplement lorsqu’une femme humaine est fécondée par un organisme non-humain, il peut s’agir d’un organisme d’origine extra-terrestre ou comme ici d’un vampire. Ce cliché est utilisé dans pratiquement toutes les séries de science-fiction ainsi que dans de nombreux films.

http://www.youtube.com/watch?v=0rhH_QGXtgQ&feature=BFa&list=PLBBDFEC9F5893C4AF)

Bella vit une grossesse absolument traumatisante : elle est très amaigrie, obligée de boire du sang humain, et manque de mourir lors de l’accouchement qui est une vraie boucherie. La grossesse de Bella dans Twilight est paradoxale puisque, s’il s’agit bien d’une grossesse mystique (une femme humaine enceinte d’une créature non-humaine), cette grossesse est désirée par Bella qui se bat contre tous ceux qui veulent la faire avorter pour sa propre santé et sécurité, dont son mari Edward qui encore une fois n’hésite pas à prendre une décision à sa place. C’est d’ailleurs la première fois dans la saga que Bella s’oppose fermement à Edward et prend sa propre décision (on remarquera d’ailleurs qu’il le vit très mal et reproche carrément à Bella d’avoir pris sa décision seule alors qu’il a pris la quasi-totalité des décisions auparavant). La phrase ou Bella affirme que sa grossesse est son choix à elle et que personne n’a à prendre la décision à sa place est une belle affirmation du choix féminin, malheureusement cette affirmation du choix est mise au service d’une idéologie bien précise, « pro-vie ».

Il est néfaste de montrer systématiquement la grossesse dans les films sous un jour idyllique, c’est même le meilleur moyen de culpabiliser toutes les femmes qui peuvent ressentir des difficultés, mais il est également pernicieux de montrer une grossesse atrocement traumatisante. Certes, il peut sembler subversif de prendre le mythe de la grossesse rayonnante à rebours, mais reste que le corps des femmes est torturé et même possédé. Lors d’une grossesse mystique (comme lors d’un viol), le corps des femmes ne leur appartient plus, il appartient à l’organisme qui l’occupe. Comme dit dans la vidéo, le cliché de la « grossesse mystique » attaque les femmes au niveau biologique. Il s’agit basiquement d’une forme de torture sexiste puisqu’entièrement réservée aux femmes, l’originalité du film étant que Bella subit cette torture de son plein gré.

 La grossesse rayonnante de Bella……n’est rien comparée à son merveilleux accouchement.

De plus, le cinquième film suggère que Bella est « récompensée » pour la torture et le sacrifice qu’elle a subi par la naissance de sa petite fille : elle a enfin accompli son destin biologique, son destin « de mère ».

Un film anti-avortement

Si la phrase ou Bella affirme que sa grossesse relève de son choix et de personne d’autre peut être vue comme l’affirmation de la liberté de choix des femmes, le contexte semble nous dire tout-à-fait autre chose.

Le fait que Bella choisisse de garder son enfant malgré le danger de mort et les souffrances causées conforte l’idée qu’une femme doit absolument garder son enfant quelles que soient les conditions de sa grossesse. Faire défendre l’idée inverse par certains de ses proches (et donc des personnages positifs) qui la poussent à avorter (Edward, Alice, Jacob), loin de nuancer le propos ne font que le renforcer, d’une part parce qu’il place Bella en position de martyre incomprise, d’autre part parce que tous les personnages finiront à un moment ou à un autre par se ranger à l’avis de Bella.

Le film réussit également à caler quelques jolies petites phrases complètement anti-avortement, comme lorsque Rosalie dit sèchement à Alice d’utiliser le mot « bébé » et non pas le mot « fœtus ».

En fait, techniquement, entre le troisième mois et l’accouchement on appelle ça un fœtus…

Mais le plus beau moment anti-avortement reste celui ou Edward entend les pensées du fœtus, pardon du « bébé » dans le ventre de sa mère, et déclare à Bella que celui-ci l’aime déjà.

Femmes, vous seriez des monstres de ne serait-ce que songer à avorter alors que le foet… bébé dans votre ventre vous aime déjà… Comment ça non-sens biologique absolu ?

Ce n’est peut-être pas un hasard si le film est sorti à un moment où l’avortement et le droit des femmes à disposer de leur propre corps est dangereusement remis en question aux Etats-Unis.

La défense de la virginité jusqu’au mariage me semble un moindre mal, comparé aux autres idées défendues par la saga Twilight. Le plus dangereux est que les livres ont été écrits par une femme (Stephenie Meyer), les films ont été écrits par une femme (Melissa Rosenberg) et le premier film de la saga a été réalisé par une femme (Catherine Hardwick)… et que les nombreux fans du livre et des films sont majoritairement des femmes et des jeunes filles. Twilight a également inspiré une fan-fiction basée sur les mêmes ressorts relationnels, c’est-à-dire ou l’homme et la femme sont dans une relation abusive : 50 shades of Grey, également écrit par une femme. Il est important de se rappeler que les structures sexistes ne sont pas seulement perpétuées par les hommes mais également par les femmes.

Parce que le film est conçu par des femmes et pour les femmes, le sexisme de Twilight est relativement subtil et beaucoup moins évident voir que celui d’autres films ou les femmes sont perpétuellement en tenue sexy ou n’ont absolument pas de texte. Twilight joue sur des modèles et des valeurs qui sont matraqués aux femmes dès l’enfance : l’homme protecteur, l’homme qui a du mal à contrôler ses pulsions… et surtout la notion de l’amour absolu et éternel. Il parait donc assez logique que Twilight ait plu a des nombreuses femmes et adolescentes.

Twilight est de plus nocif car les idées qu’il défend sont justifiées par l’histoire : si Edward prend le contrôle sur Bella c’est parce qu’elle est effectivement en danger. De la même façon, si Bella refuse catégoriquement d’avorter, c’est parce qu’elle sait qu’une fois devenue vampire, elle ne pourra plus avoir d’enfants.

Le fait qu’il y ait eu relativement peu de critiques vis-à-vis de la violence conjugale dans les livres et les films est à mon avis symptomatique de la tolérance de la société envers les violences envers les femmes et notamment les violences conjugales.

Julie Gasnier


[1] On notera qu’en plus d’être sexiste et patriarcal, le système des loups garous est également raciste. En effet, les loups garous sont tous issus de la même tribu amérindienne (les Quileutes) et la représentation des natifs est caricaturale : les Quileutes se baladent presque nus dans la forêt, ils sont proches de la nature, utilisent des grigris… Rien que le fait que leur système se prétende basé sur le fonctionnement d’une meute de loup tend à les animaliser.

[2] On notera au passage le stéréotype sur les amérindiens qui sont représentés comme un peuple sympathique se réunissant au coin du feu pour se raconter des légendes. Si ce stéréotype semble sympathique, il a tendance à faire apparaître les amérindiens (comme tous les peuples indigènes) comme un peuple primitif et sujet aux superstitions. De plus le fait que les stéréotypes soient les mêmes pour tous les peuples natifs représentés par le cinéma américain tend à nier les spécificités des peuples en les uniformisant.

109 réponses à Saga Twilight : violence conjugale et glorification du patriarcat

  1. Un petit détail qui peut expliquer pas mal de choses de l’idéologie sous-jacente : Stephenie Meyer est mormonne.

    Ce qui se ressent forcément à un moment ou un autre dans ce qu’elle écrit.
    Je suis en effet de ceux qui pensent que les idées politiques et sociales d’un écrivain se ressentent quelque part dans ses œuvres, et elle est un exemple parfait.

  2. Whoua ! Bravo, une sacré argumentation qui tient debout et tout… juste une erreur: C’est Sam (et non Seth)le chef de meute mais bon… c’est pas bien grave au vue de tout ce que tu as pu soulevé au travers de cet article !

    J’arrivais à voir que Edward était ultra possessif et j’étais et je suis toujours contre ce genre de comportement, mais je n’avais pas réussi à faire le rapprochement entre violence conjugale et ce qu’il fait subir psychologiquement à Bella avant le quatrième tome. Ici je m’en rend bien compte, merci !
    C’est franchement effrayant…

    A la sorti des films, j’ai réalisé que l’oeuvre de SM, ne me plaisait pas autant que dans les livres, je trouvais tout mièvre et insensé… Avec l’amour éternel et tout ce tralala… il faut croire que je suis plus facilement influençable par la littérature que par le cinéma (bon j’étais jeune aussi faut dire… j’ai développer un esprit plus critique depuis…)

    Petite chose que je pourrais dire par contre: C’est qu’il est, je crois, impossible de créer un personnage sans le stéréotyper. Non pas qu’il doit l’être autant que cette Jess, mais tout de même… On le construit à partir de ce que l’on connait, on voudrait donner un caractère qui soit facilement reconnaissable et pas trop complexe de peur de le rendre antipathique ou trou insaisissable, et au final il faut que celui-ci soit facilement identifiable à chacun…
    Donc bon… ça… c’est un peu voila impossible… Mais c’est clair que ça reste TROP stéréotyper dans Twilight x)

    bref, un article que je partage sur ma page facebook, même si je vais m’attirer les foudres XD (moins qu’à toi je pense…) Il doit être pris en compte ;)

    • Merci :) et merci de nous avoir signalé la coquille, ce sera corrigé.

      Effectivement il est difficile de construire un personnage ou une structure narrative sans aucun stéréotypes, ne serait-ce que parce que la société nous conditionne à agir de manière stéréotypée et genrée (cf l’excellent blog « genre ! » sur le côté du site) mais ils peuvent être nuancés…

  3. Bonsoir,

    Je viens de lire votre article et que dire d’autre hormis que c’est une excellente analyse.
    Pour être honnête, j’avais ressenti un malaise, tant durant ma lecture des livres que durant le visionnage des films mais sans me l’expliquer. Je sentais que, d’une façon générale, cette saga, outre les points soulevés dans les critiques plus générales (la platitude stéréotypée des perso, la réinterprétation du mythe du vampire), allait à l’encontre des valeurs que je défends, en particulier que les femmes sont là pour être protégées en échange de quoi, elles doivent satisfaire leur homme tout comme la maternité est la seule finalité pour une femme et non un souhait voulu.

    Bref, je me permets de relayer cet article qui est vraiment très bon, très bien expliqué.

    Merci encore.

    • Merci a vous, c’est important que des gens nous lisent et relaient nos articles.

      Pour ma part, je n’ai ressenti de malaise durant la lecture des livres, c’est au moment ou j’ai lu une analyse qui parlait brièvement de violence conjugale dans les livres que j’ai percuté.

  4. Bravo pour cet article qui résume parfaitement de A à Z ce que je ressens à l’égard de ce film. En revanche, petit bémol sur le passage sur le bleu sur l’épaule de Bella. J’ai justement trouvé que Bella voulait une forme de sexualité non conventionnel, peut être moins vanille et romantique que ce qu’on nous présente et que le bleu lié au rapport sexuel qu’elle a eu avec Edward était une bagatelle à ses yeux. En fait, j’ai été d’abord plus satisfaite de voir dans le film que l’héroine voulait finalement avoir des rapports mais j’ai trouvé le discours tellement moralisateur (même mariés, Edward et Bella ne peuvent pas avoir de rapports car le sexe reste sale, impur etc). Ma théorie a été confirmé par le fait que par la suite, Bella sera justement enceinte et de manière extrèmement violente, très torture porn, comme une manière de dire « regardez ! Voilà, même mariée, une femme reste impure, voilà ce qui arrive aux femmes qui veulent du sexe ! » J’ai trouvé cette idée tellement slut shaming, tellement immonde, comme une manière de punir les femmes d’avoir croqué dans la pomme à nouveau.

    • Effectivement l’angle de la grossesse de Bella comme « punition » par rapport au sexe est un angle intéressant auquel je n’avait pas pensé.

      Les bleus de Bella ne sont pas gênants en eux-même, ce qui me dérange c’est qu’ils sont là en plus de tout le contexte de violence envers les femmes.

  5. Ce qui me surprend le plus dans cet article, c’est la vague impression d’y retrouver des critiques déjà mises en avant dans l’article d’un ami paru sur un blog il y a… 3 ans déjà. Bon, par contre, il n’a pas un langage aussi châtié et délicat.
    Mais, c’est normal, c’est un homme, il ne contrôle pas ses pulsions : http://www.sovietvoice.su/2009/01/11/twilight/

    • Bonjour, je n’avais jamais lu l’article de votre ami. Quand plusieurs personnes analysent une même œuvre, il est évident que certains points vont se rejoindre. Et entre l’article de votre ami et le mien je trouve qu’ils sont finalement très peu nombreux.

      De plus l’angle est radicalement différent puisque votre ami juge la qualité littéraire des romans tandis que j’analyse la portée politique et sociale des films (en m’appuyant également sur le roman).

      A quoi s’ajoute que l’article de votre ami est quand même foncièrement misogyne et méprisant envers les fans de la saga, tandis que nos articles sont féministes. Nous n’avons ainsi absolument aucun mépris pour les fans des films que nous critiquons. Ce n’est pas parce qu’on aime un film qui est « critiquable » politiquement et/ou considéré comme nul par la critique qu’on est forcément stupide.

      La phrase « Il a du mal à contrôler ses pulsions, normal, c’est un homme… » est bien entendu ironique puisque je trouve que l’idée qu’un homme a plus de mal à contrôler ses pulsions qu’une femme est complètement fausse.

    • Bonjour,

      autant je trouve votre article, Julie, excellent et tristement exact, autant l’article de vote ami, QCTX, est un ramassis de débilités.
      Donc, les femmes supportent mal d’être laides ? Mais qui est il pour déterminer qui est beau ou laid ? Stephenie Meyer est laide, donc c’est pour cela qu’elle a écrit « twilight ? »

      Outre que votre ami écrit clairement qu’une femme laide et grosse, (car une grosse est forcément laide,) n’a aucune chance avec lui, (on s’en remettra), pour lui les femmes sont aussi stupides…charmant.

      • C’est vrai que nous écrivons ou dessinons nos fantasmes et ce n’est pas méchant… en fait c’est très santé et c’est notre liberté… vu les contes que je dessine (e.g. « Les hommes graciles d’Itis) et voir « Sailor Moon » coloré par une femme, Naoko Takeuchi (elle aime la féminité des autres et la sienne, au sens érotique, j’ai un « feeling »), Anne Rice pour l’homosexualité masculine et un peu de misogynie (à ce que j’ai vu en le film) et « John Carter, The warlord of Mars » écrit par Edgar Rice Burroughs, il aimerait avoir des gros bras et des super héroïnes lui tomber en ses bras… en contre façon, mes poils se dressent en figurant le fantasme de Tarantino avec ses films ultra violent.

        Ladymarlene, être grosse (ronde, sinueuse et fluide) ne veut pas dire être laide… je me répète là!

        Les femmes ont une capacité de graisse structurale qui s’étale sous toute la surface de la peau, ce qui puisse paraître joli.

        Les hommes prennent plutôt un état ventru délétère à cause de leur alimentation et prédominance d’androgènes.

      • En bref, Ladymarlene

        Je suis simplement d’accord avec toi, que la laideur et la beauté sont très personnelles et intermittentes entre elles.

  6. Excellent article! Je suis d’accord avec vous sur tous les points à un détail près: pour moi, Jessica n’est pas complètement insensible à la détresse de Bella, c’est cette dernière qui s’isole volontairement. Quand Bella veut faire croire à son père qu’elle est sortie de sa dépression, elle invite Jessica à sortir au ciné avec elle alors qu’elle ne lui a pas adressé la parole en trois mois (en d’autres termes, elle se sert d’elle pour manipuler son père). En sortant du ciné, Jessica mentionne brièvement son cousin malade de la lèpre, mais elle ne s’attarde pas sur le sujet et ne parle pas de ses propres problèmes. Au contraire, elle demande à Bella si celle-ci se rend compte qu’elle fait une dépression. C’est vraiment gentil de sa part.

    Une personne normale, même dépressive, dirait « merci de t’inquiéter pour moi ». Vous pouvez me croire, j’ai été dépressive. Or, Bella choisit ce moment précis pour aller s’asseoir sur la moto d’un type qu’elle ne connait même pas, dans une ruelle obscure. Elle se met en danger, et elle met aussi Jessica en danger par la même occasion. A ce moment, Jessica a toutes les raisons du monde de laisser tomber la fille qui l’a manipulée. Cependant, elle a le courage de la ramener à la maison. Belle preuve de loyauté.

    A partir de ce moment-là, Jessica prend ses distances avec la fille qui vient de la mettre en danger alors qu’elle l’avait gentiment accueillie quand elle était « la petite nouvelle ». Je la comprends: elle a eu une réaction humaine et personne n’a envie d’être manipulé. Pour moi, elle est nettement plus humaine que Bella car après sa rupture avec Mike, elle serre les dents, dit que c’est pas drôle et passe à autre chose. C’est l’un des seuls personnages à essayer de passer à autre chose après une rupture!

    Je suis consciente du fait que le personnage n’est pas très charismatique et dit beaucoup de bêtises, comme « on voit bien mes nichons avec cette robe » mais je ne comprends pas pourquoi le film est présenté de façon à la faire passer pour « la méchante ». Pour moi, elle ne se montre pas injuste envers Bella, c’est plutôt le contraire.

    • Bonjour,

      ça fait longtemps que je n’ai pas lu le livre, donc je ne me rappelle plus très bien du perso dans le livre.
      Effectivement l’attitude de Bella envers Jessica est assez odieuse et injuste.

      Par contre la façon qu’elle a de parler toute seule du film sans se soucier si ça intéresse Bella, fais sembler le perso assez égoïste et superficiel, de la même façon la façon qu’elle a de dire qu’elle s’inquiète donne l’impression qu’elle s’en fout.

      Après qu’elle n’ai pas envie de fréquenter Bella qui devient cinglée c’est assez logique de sa part.

      Le pire moment du personnage est quand même le discours qu’elle fait au mariage de Bella… Soulignant tout les défauts de cette dernière… certes elle à pas tort mais pas besoin de le dire le jour de son mariage.

      Après vous avez raison raison de faire remarquer que l’attitude globale du perso est normale, mais les dialogues du films font tout pour la rendre antipathique…

      • C’est vrai, ça. On dirait que l’auteure veut nous faire croire à un monde bizarre, où tous les ados qui n’aiment pas Bella sont forcément jaloux d’elle, où la seule fille qui réagit sainement après une rupture est forcément une « vilaine grosse jalouse » et où la dépression et le suicide sont des choses très belles et romantiques. Je n’ai pas vu le film où Jessica fait un discours, je vous crois donc sur parole.

        Le plus étrange, c’est l’argument que donne Meyer quand on lui dit que ses fictions sont anti-féministes. “Just because [Bella] doesn’t do kung fu and she cooks for her father doesn’t make her worthy of that criticism.”

        Nan… je ne savais pas qu’il fallait pratiquer le kung fu pour être un personnage de fiction intéressant et positif. Je peux citer des dizaines de femmes admirables, réelles ou fictives, qui ne connaissent pas le kung fu. Oh, et j’aimerais savoir pourquoi elle se sent obligée de cuisiner pour son père puisqu’il a vécu seul pendant seize ans. Tout le monde apprend au moins à se préparer des choses simples dans cette situation!

        Quand on lui fait remarquer qu’Edward est abusif, l’auteure répond que ce genre de critique lui fait beaucoup de chagrin, qu’on ne comprend pas son personnage… Voici un lien qui le prouve: http://stepheniesays.livejournal.com/5065.html#q12

        C’est moi ou elle a carrément une réaction d’adolescente, sur ce coup-là? (mes excuses aux adolescentes)

        • Mon avis est que tout les amis de Bella sont présentés comme antipathiques pour qu’elle puisse tous les quitter sans aucun scrupule en devenant vampire.

          Effectivement passer a autre chose après une rupture est logique et sain mais pas dans la logique du film ou du livre.

          Je ne connaissais pas cette citation, elle est à mourir de rire, vive la confusion : féminisme = filles qui se battent !
          Après faire la cuisine pour quelqu’un ,n’est pas antiféministe si les tâches ménagères sont partagées ! Et oui, en général les hommes seuls savent se débrouiller, la capacité au ménage n’est pas inscrite dans les gènes !

          La réaction de Meyer est effectivement très puérile mais pour moi elle est surtout symptomatique de la tolérance de la société envers les violence envers les femmes.

          Souvent dans la fiction, les hommes qui insistent ou qui embrassent de force sont présentés comme sympathiques, et pire encore les femmes sont présentées comme disant non mais pensant oui ou comme étant étant contente qu’on insiste.
          Le problème c’est que dans la vraie vie ce genre d’attitude s’appelle du harcèlement.

  7. C’est sûr voilà bien une analyse qui permettra de remettre les pendules à l’heure sur les méthode insidieuses dont font preuve les auteurs pour flanquer des idées machistes dans la cervelle de nos ados. Moi ce qui me fait le plus marrer c’est l’étude consacrer à des navets du cinéma et de leurs messages discutables. On s’en fout il vous suffit de ne pas les regarder. Et n’oubliez pas à Noël d’offrir a vos petites filles des poupées et aux garçons des flingues.

    • Je ne pense pas que les auteurs fassent des films en tentant d’inculquer des idées machistes et rétrogrades, il le font parce que c’est commercialement intéressant et je pense que certain ne se rendent même pas compte des idées qu’ils propagent…

      De la même façon, les gens ne réfléchissent pas toujours aux significations des divertissement qu’ils consomment (ce qui est compréhensible, on a besoin de se divertir), le problème c’est que les œuvres de fictions, que soient des « navets » ou non, ont une influence sur le public et transmettent des messages, d’où l’importance de les analyser. En particulier lorsqu’il s’agit, comme Twilight, d’un phénomène de société.

      Pour ce qui est d’offrir des jouets « genrés » aux enfants, je suis également contre, ainsi que de mettre en scènes des postures stéréotypées dans les catalogues. Vous remarquerez qu’il s’agit d’un ensemble de pratiques qui intègrent les stéréotypes sexistes dans la société dès le plus jeune âge (traiter différemment les enfants en classes selon leur sexe, offrir des jouets genrés, présenter des dessins animés qui perpétuent les stéréotypes…)

    • je conseille la lecture de « ma vie selon moi », un roman en plusieurs tomes mettant en scène des ados avec des idées clairement féministes.
      D’ailleurs, l’une des héroïnes cite souvent « olympe de gouges. »
      Ce n’est pas parfait, mais c’est déjà pas mal !

  8. Ce qui est ironique dans la scène de la biche, c’est que dans la nature, les biches ne sont ni faibles, ni passives. Elles ne recherchent pas la protection des cerfs. En fait, elles ne s’intéressent à eux qu’une fois par an, lors de la période de reproduction. Le reste du temps, elles restent entre elles, avec leurs faons. La « chef » se montre attentive et protectrice avec ses « copines ». On en parle sur ce lien: http://www.univers-nature.com/dossiers/cerf_et_biche.html

    Dans la Grèce antique, la biche était associée à Artémis, une déesse athlétique, farouchement indépendante, qui préférait rester vierge et s’en portant très bien. Pour moi, l’une des interprétations possibles de la scène où Edward tue une biche, c’est « une créature jolie et gracieuse qui n’a pas besoin d’un mec pour la protéger mérite de mourir. »

    • Merci pour votre lien, j’ignorais complètement cela. Il est toujours intéressant de voir comment la culture populaire transforme les lois naturelles comme ça l’arrange (voir les commentaires de l’article sur Pocahontas).

      Pour l’interprétation, votre analyse suggère que les créateurs de la saga seraient au courant de la façons donc les biches fonctionnent vraiment dans la nature, ce dont je doute. De plus, selon les créateurs de Twilight, une créature jolie et gracieuse à FORCEMENT besoin d’un homme, sinon elle risque de mourir.

      Après c’est une analyse intéressante.

    • oui, il est évident que toutes les personnes qui regardent twilight sont hyper calées en mythologie grecque c’est méga subversif et je pense que tout le monde avait bien évidemment fait le lien.
      Ou alors il tue une biche parce qu’on trouve des biches dans la forêt…

      • Dans la forêt on trouve aussi des ours, des pumas et des cerfs… De plus pas besoin d’être calée en mythologie grecque pour assimiler la biche à la femme, c’est une image qui a perduré à travers les âges…

        Vous pensez vraiment que c’est une coïncidence si la TOUTE première scène du film le montre en train de chasser ? Et si c’est justement une biche et pas un autre animal moins associé à la femme et la fragilité ?

        • Le vampire est quelqu’un qui domine son prochain, et la morsure a une connotation sexuelle… En gros c’est un violeur (ou une violeuse, il existe des vampires femmes (Carmilla, 1872), souvent lesbienne). Ou du moins, c’est une prise de pouvoir. C’est étonnant que ce sujet a été écarté. Même le fade entretiens avec un vampire le faisait comprendre.

          • Bonjour,

            Effectivement la morsure a souvent une connotation sexuelle et de prise de pouvoir. On peut notamment citer Daybreaker ou la jeune fille est transformée en vampire contre son grès.

            Effectivement Twilight tend atténuer la notion de pouvoir provoquer par la morsure ou pire à nous faire comprendre que ce pouvoir, cette domination était dans l’ordre des choses et qu’elle est une preuve d’amooooooooooooooooooooour.

          • Sachant que le vampirisme est considéré comme une maladie, même dans la saga, un journaliste de Critikat avait comparé la volonté de Bella à devenir vampire au gift, soit le don volontaire du sida. Evidemment, il s’est fait lyncher.

  9. Synthèse extrèmement intéressante. Cela fait plusieurs années que je trouvais la saga (les livres ) de plus en plus agaçante, sans trouver réellement de quoi il s’agissait. L’attitude d’Edward m’agaçait au plus haut point, et je comprends mieux pourquoi grâce à cette brillante analyse.
    Si à la première lecture j’ai été éblouie par un amour éternel, inconditionnel (et peut être parce qu’à ce moment j’avais des difficultés de couple… CQFD!) les lectures suivantes m’ont agacée. Ces livres sont en effet profondément dérangeants.
    Mais pire encore, la fanfiction Fifty Shades of Grey, que j’ai lue par curiosité.

    Merci à vous

    • Merci, effectivement l’amour éternel et inconditionnel est un élément séducteur de la saga, mais le problème est que cet amour justifie tout et surtout le pire !

      Pour Fifty Shades of Grey, j’avoue avoir été tentée par curiosité mais je ne l’ai pas lu. J’ai par contre l’excellent live-blog de Cécile Dehesdin pour Slate et ça m’a fait frémir surtout le dernier, intitulé « Amour ou maltraitance »

      http://www.slate.fr/culture/64263/cinquante-nuances-grey-amour-maltraitance-conclusion-harcelement

      Comme pour Twilight, il y a eu beaucoup de critiques sur la nullité du bouquin mais finalement peu sur la violence envers les femmes et la domination masculine.

  10. Au fait, vous ne parlez pas beaucoup du « monstre Renesmee » dans votre article. Voici un lien qui résume très bien ce que je pense de ce personnage:
    http://groups.skyrock.com/group/1671-Anti-Twilight/article-74936

    • Merci, pour ce lien qui est très intéressant, c’est agréable de voir des anti-twilight qui ont des réflexion intéressantes et pas de mépris. Le facebook de Bella m’a fait mourir de rire.

      C’est vrai que j’aurais pu parler plus de cette histoire et des implications sous-entendues par la situation de Renesmée qui a mon avis est fortement à plaindre.

      Je pense qu’il faudrait écrire une encyclopédie pour analyser tout ce qui est problématique dans Twilight :D

    • Je n’avais pas entendu parler de l’histoire de Renesmée, et je la trouve à vomir. Elle me rappelle un projet de loi en Arabie Saoudite (si je ne m’abuse, j’avais vu ça il y a quelques années alors je me mélange peut-être) visant à légaliser le mariage avec une fille d’un an, si ce mariage n’est consommé qu’à partir de ses onze ans.
      Comme c’est pratique pour éviter des idées dangereusement subversives (la liberté d’une femme à choisir son conjoint ou à choisir de ne pas en avoir du tout, sa liberté d’avoir des plans de carrière autres que « épouse », sa liberté d’avoir une vie qui n’est pas tracée pour elle d’un bout à l’autre peu après sa naissance, ou tant qu’à faire celle d’être élevée dans un environnement un tant soit peu varié…)
      Je trouve aussi très malsain qu’on fasse primer l’âge apparent de Renesmée sur son âge réel, pour sa vie sentimentale. Si elle a sept ans et qu’elle en parait 18, on peut la traiter comme si elle en avait 18 (la draguer, coucher avec…). Personnellement j’ai eu mes premières règles à 11 ans, la fille d’un collègue les a déjà à neuf ans (il paraît la puberté a tendance à arriver de plus en plus tôt dans notre société), et à ces âges-là on est encore à des lieues d’être prêt à se confronter à cet aspect de l’existence. Il y a un côté « c’est pas une petite fille si elle a des seins » qui me révulse.
      Mais bon, Renesmée est faite génétiquement pour faire de beaux enfants, alors c’est NATUREL, c’est son DESTIN, et la tendance limite incestueuse de Jacob à s’occuper d’elle bébé pour mieux l’épouser plus tard est ROMANTIQUE.
      Bwak.

  11. Bonjour,

    Merci pour cet article, avec une amie à moi nous avions envisagés de faire de même o;) écrire un article, où juste décortiquer ce film et ce roman. Je suis militante politique et féministe, et je suis plus souvent assise dans les cinémas d’Art et D’essai qu’ à assise dans les cinémas  » consuméristes ». J’ai regardé les twilight car je me rendais compte que nombre de mes élèves suivaient cette saga, donc pas curiosité j’y ai jeté un coup d’œil, et que de peine pour nous les femmes, entre système patriarcal, soumission de la femme etc… et que de niaiserie, les scènes sont longue d’un romantisme hors norme…il n’y a rien de combatif, même les scènes d’action m’ont laissé sur ma faim…Ce film a ciblé les adolescentes,mais attaque tellement l’égalité des droits, la remise en cause du système sociétale, de l’avortement etc…le jour de la sortie officiel certains cinéma ont fait preuve de niaiserie et de sexisme, catégorisation: en mettant en place une soirée fille ( goûter etc…et diffusion du film), ce qui m’a mis dans un état de nerf incroyable…comment peut on encore laisser des film « laver le cerveau de la société et installer implicitement ce modèle patriarcal! En ce moment je suis de prêt la série Game of Thrones elle est intéressante que le rapport femme/Pouvoir ( il y a des cliché notamment Cersei, la violence conjugable subi par Sansa Starks) mais aussi des modèles de femmes/ado qui renversent la vapeur et sortent de leurs conditions/avenir de femmes notamment Arya et Brienne. Cette série,vaut le coup d’oeil, outre l’histoire qui est extra, l’évolution des personnages etc..

    En tout cas, merci ( j’ai diffusé votre article à mes éleves…j’attend leurs avis dessus.)

    • Merci, et n’hésitez pas à me (nous) faire part du retour de vos élèves !!!

      Je ne connais pas games of thrones, il faudrait que je m’y mette, j’en entend tellement parler.

      Les produits genrés, du genre rose pour les filles et bleu pour les garçon sont une dérive marketing qui attaque directement le féminisme en perpétuant des clichés ridicules…

      C’est le manque d’analyses complètes qui m’ont donné envie d’écrire un article le plus complet possible sur la saga.

  12. La critique est tellement simple. Pourquoi ne pas critiquer plus en profondeur, Blanche Neige ou Cendrillon ? Ce sont des contes que nous connaissons tous. Un jour peut être Twilight rejoindra cette catégorie. (Non sérieusement j’en doute, car la qualité littéraire est loin d’être à la hauteur). Qu’importe ? Décortiquer à ce point une simple histoire qui à sa logique d’un bout à l’autre, est du grand n’importe quoi!Heureusement, Julie Gasnier ne parle que des films, et on lui pardonne ses propos. Les romans quant à eux, ne sont que de la littérature parfaitement définie pour la tranche d’âge concernée. Je me félicite de les avoir fait lire à mes enfants. Une histoire à ses normes, son histoire propre. Personnellement, je suis l’auteur d’un roman, racontant l’histoire de Dieux, ne pouvant s’aimer et procréer qu’au sein de la même famille. Et après ? Un roman est un roman. La réalité est tout autre, et c’est pourquoi il est quelquefois plaisant d’en sortir. Si le lecteur n’est en rien capable de différencier le récit de la réalité, alors il a un gros problème. Dans ce cas, mieux vaut se contenter des séries 100% correct diffusé par TF1. Là, il n’y aura rien de choquant ;-)

    Amicalement.

    • Vous ne trouvez rien de choquant sur TF1 ?

      • C’était l’utilité du smiley. Tout me choque sur TF1, mais cette chaine apparait comme la normalité que tout le monde devrait suivre ! Twilight en est l’opposé. Juste une belle histoire, crée par un auteur débutant. Elle n’avait jamais écrit avant, et à pondue son premier roman en trois mois. Elle y a fait passer son éducation, ses croyances. Qu’elle soit mormon ‘ou mormone’ ne choque pas. Chacun est libre après avoir lu le premier roman, ou vu le premier film de laisser choir. Mais les procès digne de l’inquisition, en vérifiant chaque ligne, chaque dialogue, me blesse. Combien d’entre nous boycotte les chaine nationales ‘bienveillante’ ? (J’entends par là, TF1, M6 et des tas d’autres.) Personne. Mais on ne pardonnera pas, à un auteur, écrivant une saga légère(Car c’est le terme)de décrire ce qu’elle ressent. C’est ici que le bât blesse. On ne reproche pas à l’auteure, d’avoir voulu faire passer un message, mais d’avoir ressortie tous les poncifs qu’elle a pu recevoir durant ses trente (peut être plus)premières années.
        C’est ici que l’article me gêne. Car d’une simple réflexion, on passe à un réquisitoire contre l’auteur. Peut être (surement) suis-je naïf, mais ça me gêne…

        Sans chercher à rentrer dans un débat de fond.
        Cordialement.

        C’était juste

    • Mais tu penses donc que toutes les personnes qui trouvent l’histoire d’amour des deux protagonistes super belle ne font absolument aucun rapport avec leur conception de l’amour dans la réalité, aucun rapport avec leur vécu sentimental ? Les histoires n’ont pas un niveau d’abstraction tel.

      Au passage, je n’ai jamais commenté ici, mais je passe tous les jours sur ce site ! Je trouve les analyses extrêmement pertinentes, et les débats dans les commentaires tout aussi intéressants généralement. Merci à toute l’équipe et bonne continuation !

    • Serait-ce de la naïveté ?
      Dans les années 70 il y eut un grand mouvement mondial qui permit aux femmes de sortir des conditionnements traditionnels dans lesquels les religions et les sociétés diverses les maintenaient depuis de trop nombreuses générations.
      On a cru, et l’on croit encore, que ces quelques années victorieuses avaient suffit et pérennisaient pour l’éternité notre droit à l’égalité.
      Cependant, sournoisement, depuis quelques temps les « traditionalistes » ont découvert un autre moyen de défendre les idées réductrices qu’ils ont de l’organisation de la société; ils font des films, des dessins animés, ils écrivent des livres, des chansons (très rocks parfois)… Des petites choses « anodines », « distrayantes », « romantiques » qui confortent les parents dans leur sérénité légitime et les enfants dans leurs futurs rôles bien spécifiés.
      Ne pensez pas qu’un succès mondial soit anodin et n’ait aucune influence dans le développement des mœurs.
      Lorsqu’une petite fille ne reçoit que comme message durant toute son enfance : « tu seras amoureuse soumise à ton prince charmant et mère de la lignée de ses descendants », comment croyez-vous qu’elle imaginera sa vie future même si cette ligne de vie ne correspond en rien en sa personnalité intrinsèque ?
      Il n’y a donc absolument rien de ridicule à faire l’analyse de ces petits films romantiques. Cette analyse est au contraire une information importante que vous devriez apporter en contrepartie au visionnage du film à vos enfants.

      • Merci Sylhouahe5 pour votre commentaire qui résume bien l’idée de ce site et sa politique d’analyser ce que nous disent les films, populaires ou non…

        Vince : Il y aurait énormément à dire de négatif sur Blanche Neige et Cendrillon qui sont extrêmement passives en attendant que le prince Charmant viennent les sauver… Les histoires apprennent aux filles a être dépendantes des hommes…

        Quand je fais une analyse de film, il me parait logique de m’appuyer sur le dit film afin d’étayer mon analyse, le but n’est pas de faire le procès de l’auteur (d’ailleurs je ne mentionne pas la religion de l’auteur dans l’article, on en parle dans les commentaires) ou des réalisateurs et encore moins des gens qui lisent ou regardent les films. Le but est simplement de montrer quelles sont les idées transmises par Twilight.

        Et oui je regrette bien que l’auteur (et les réalisateurs), consciemment ou non, fassent passer un message négatif pour la liberté des femmes, l’analyse que je fais est politique et non artistique. Les poncifs ou clichés sont gênants au niveau politique quand ils perpétuent des idées reçues racistes, sexistes ou homophobes. L’utilisation des poncifs au niveau artistique est un autre problème et ce n’est pas dans le but de ce site de le traiter.

        Amokrane : Merci ça fait plaisir de savoir qu’on est lus et appréciés !

        • Bien parlé.

          J’aimerais ajouter quelque chose. Pendant un moment, j’ai eu une relation toxique similaire à celle présentée entre Edward et Bella. Mon ex voulait tout contrôler dans ma vie et s’excusait en disant « si je fais tout ça, c’est parce que je t’aime. » Quand j’ai rompu, j’ai vraiment eu l’impression de me débarrasser d’un énorme boulet.

          Je suis allée voir Twilight au cinéma peu après ma rupture et j’ai été horrifiée par la façon dont on présentait cette relation clairement abusive comme belle et romantique. Le pire était la manière dont les adolescentes autour de moi disaient « oh, j’aimerais tellement que mon petit copain ressemble davantage à Edward ». J’étais aussi choquée que si, après avoir regardé ‘Psychose’, j’entendais des spectateurs dire « oh, j’aimerais passer la nuit dans un hôtel isolé avec un fou dangereux »!

          Pour ce qui est de savoir si les fangirls ne finissent pas par confondre cette fiction et la réalité… Eh bien, une certaine Aileen Santos, une adulte qui gagne sa vie en tant que « life coach » (je ne connais pas la traduction exacte) a mis en ligne sur le site youtube une vidéo intitulée « 7 Lessons Guys Can Learn From Edward Cullen. » La critique de cette vidéo se trouve ici: http://groups.skyrock.com/group/1671-Anti-Twilight/article-357439

          Une autre internaute de 14 ans a mis en ligne un blog pour dire (très poliment et avec humour) pourquoi elle n’aime pas Twilight: http://antitwilight.skyrock.com/. Elle reçoit régulièrement des commentaires tels que « ouaalaalaa paas poossible t’aaime paas twillight ? *O* Maais pouurkooi ? Ceei merveilleuux Twillight ♥_♥ » ou « KESTA SALE PUTE TU CROI KON VA LAISSER TON BLOG FONCTIONER COM CA MAI TA LMORAL TOI. FAI MIEU KCE LIVRE POUR VOIR !!! KAN TORA AUTAN DE SUXé ON VERA MAI LA FRANCH’MEN TEI PA HA LA HOTEUR POUR KRITIKER ALORS TGGGG !!!!!!!!!!!!!! » (je cite). No comment.

          Il y a sûrement des fans de Twilight qui sont polis et respectueux d’autrui mais franchement, les fangirls enragées me font peur. On dirait vraiment qu’elles vivent dans leur monde à elles et qu’elles essaient de mordre tous ceux qui essaient de les ramener à la réalité…

  13. Je trouve qu’il y a une mauvaise foi absolue dans la façon dont on analyse ce film. Tous les points positifs qui pourraient contrebalancer les aspects négatifs sont délibérément omis. La liste que je peux citer sans même me creuser la cervelle qui renvoient des messages profondément féministes.

    -Bella protège son mari avec son bouclier. Et ça ne le heurte pas plus que ça de passer de protecteur à protégé.

    -Bella est plus forte que monsieur muscle (le copain de Rosalie, je me souviens plus comment il s’appelle)

    -Celui qui est faible dans la famille Cullen par rapport à ses appétits (de sang humain, donc dans la super méthaphore, ses appétits sexuels), c’est Jasper, typiquement le mâle faible.

    -Bella dit à son père que malgré l’amour qu’elle lui porte, elle ne lui dira pas tout.

    -Bella ment à son mari quand elle comprend qu’elle seule par ses capacités est capable de protéger sa fille (quand elle part chercher les faux papiers et qu’elle sait qu’elle doit garder le secret parce qu’elle est la seule en qui Aro ne peut pas lire)

    -La relation entre Bella et Edward ne devient parfaite que quand ils sont à égalité, quand elle même acquière l’immortalité.

    -Si on compare le sexe à l’état de vampire, alors qu’Edward passe les deux premiers tomes à dire que c’est le mal, qu’il ne veut pas faire de Bella un monstre, il finit par reconnaitre que c’est un état merveilleux.

    -La cousine blonde qui électrocute tout le monde devient celle qui entraine Bella. Donc les femmes sont fortes et elles peuvent être des mentors.

    -Bella n’est pas un ventre sur patte. Elle a un gamin et un seul et ne pourra plus jamais en avoir un.

    -Edward n’entend les pensés du foetus que quand Bella a déjà un ventre énorme… Oui, bon, c’est pas comme si les scientifiques n’avaient pas déjà dit qu’à un certain stade du développement, le foetus pouvait éprouver des émotions particulière à la voix de sa mère. Il me semble que quand on ressemble à ce à quoi Bella ressemble pendant cette scène, l’avortement pour autre cause que thérapeutique est interdit. Et avant ce moment, Edward souligne justement le fait qu’il se fout de cette vie et que c’est celle de Bella qui prime.

    -Bella choisit de garder l’enfant, contre l’avis de son mari. Quelle femme soumise… Il me semble que le droit à l’avortement, c’est d’abord et avant tout le droit au choix.

    Et pour bien finir, puisqu’on s’attaque aux clichés sexistes, la réponse de ceux qui peuvent pas blairer Meyer, c’est de dire qu’elle réagit comme une gamine aux critiques qu’on lui fait. Infantiliser la femme, c’est pas un mécanisme machiste ?

    Je vous arrête tout de suite, je ne suis pas une fan de Stephanie Meyer. En tant qu’ecrivain, elle est pourrie. Si on parlait juste style et littérature, je soutiendrais que ses ouvrages ne sont pas bons. Les adaptations au cinéma par contre m’enthousiasment, voilà pourquoi je les ai tous vus.

    Je ne fais donc pas partie de tous ceux qui se donnent la peine de voir l’un après l’autre quatre films juste pour pouvoir dire à quel point ils ont pas aimé. le procès fait à Meyer tient pour moi de la pure malhonnêteté intellectuelle.

    Alors qu’on nous impose du sexe à longueur de temps, voilà une mormone qui nous sort un best seller sans aucune scène explicite (tout du moins c’est ce qu’on m’a rapporté sur les bouquins) et où on attend le mariage. Ça suffisait pour attirer tous les hateurs et on nous sort l’analyse lourde pour démontrer que c’est ultra sexiste. Mais mince, c’est une romance avec des vampires, soyez honnêtes et prenez-le comme tel.

    C’est normal qu’un être supérieur sur tous les plans décide de protéger la gamine dont il est tombé amoureux. C’est normal qu’une gamine sombre dans la dépression quand elle est larguée par son petit ami. Simone de Beauvoir elle même n’en menait pas large quand ça lui est arrivé (et je dis pas ça en l’air, c’était une gamine à chaque fois qu’elle tombait amoureuse).

    Et puis pour le trip Renesmé, il est un peu spé, mais la question de la maturité elle ne se pose pas : Elle a la maturité de son développement, elle a quelques mois à peine et elle a l’air d’avoir 7 ans, et surprise, elle s’exprime comme une gamine de 7 ans… Ah, oui, c’est vrai, c’est de la fiction de toute façon -_-

  14. -Bella protège son mari avec son bouclier. Et ça ne le heurte pas plus que ça de passer de protecteur à protégé.

    Oui mais ça n’arrive qu’a la fin de la saga et le bouclier de Bella n’a pas de réelle influence sur l’histoire.

    -Bella est plus forte que monsieur muscle (le copain de Rosalie, je me souviens plus comment il s’appelle)

    C’est du a sa condition de nouverau né, c’est donc temporaire et surtout Bella reste moins rapide qu’Edward

    -Celui qui est faible dans la famille Cullen par rapport à ses appétits (de sang humain, donc dans la super méthaphore, ses appétits sexuels), c’est Jasper, typiquement le mâle faible.

    J’ai expliqué en quoi le fait de montrer des hommes qui ne peuvent pas contrôler leurs instincts est sexiste frôle de près la justification du viol.

    -Bella dit à son père que malgré l’amour qu’elle lui porte, elle ne lui dira pas tout.

    Belle est surtout prête a ne plus JAMAIS revoir ni son père, ni sa mère, ni ses amis pour être avec Edward, ce qui est loin d’être d’être une émancipation.

    -Bella ment à son mari quand elle comprend qu’elle seule par ses capacités est capable de protéger sa fille (quand elle part chercher les faux papiers et qu’elle sait qu’elle doit garder le secret parce qu’elle est la seule en qui Aro ne peut pas lire)

    C’est effectivement un des élements qui contrebalancent un peu le sexisme perpetuel du film.

    -La relation entre Bella et Edward ne devient parfaite que quand ils sont à égalité, quand elle même acquière l’immortalité.

    Même quand on a un couple de vampire « à égalité », l’homme reste leader, il prend la majorité des décisions, cela se voit avec le couple Bella/Edward et Carlisle/Esmée. c’est Edward qui parle en public et demande aux vampire de se battre.

    -Si on compare le sexe à l’état de vampire, alors qu’Edward passe les deux premiers tomes à dire que c’est le mal, qu’il ne veut pas faire de Bella un monstre, il finit par reconnaitre que c’est un état merveilleux.

    Je n’ai pas comparé le sexe à l’état de vampire, j’ai comparé l’instinct sexuel à la soif de sang, ce qui est différennt.

    -La cousine blonde qui électrocute tout le monde devient celle qui entraine Bella. Donc les femmes sont fortes et elles peuvent être des mentors.

    Effectivement, c’est un autre élément positif du film mais le perso à peu d’importance et surtout comme j’ai dis le pouvoir de Bella n’a pratiquement aucune incidence sur la suite du film.

    -Bella n’est pas un ventre sur patte. Elle a un gamin et un seul et ne pourra plus jamais en avoir un.

    -Edward n’entend les pensés du foetus que quand Bella a déjà un ventre énorme… Oui, bon, c’est pas comme si les scientifiques n’avaient pas déjà dit qu’à un certain stade du développement, le foetus pouvait éprouver des émotions particulière à la voix de sa mère. Il me semble que quand on ressemble à ce à quoi Bella ressemble pendant cette scène, l’avortement pour autre cause que thérapeutique est interdit. Et avant ce moment, Edward souligne justement le fait qu’il se fout de cette vie et que c’est celle de Bella qui prime.

    Ben justement elle risque de mourir donc c’est exactement le cas d’un avortement thérapeutique, de plus dire qu’un enfant qui n’est pas sorti du ventre de sa mère est capable d’amour c’est culpabiliser toutes les femmes qui ont bessoin d’un avortement thérapeutique.

    De plus un foetus entend les sons de manière extrêmement déformée…

    -Bella choisit de garder l’enfant, contre l’avis de son mari. Quelle femme soumise… Il me semble que le droit à l’avortement, c’est d’abord et avant tout le droit au choix.

    Justement le seul choix que Bella fait durant la saga (les deux si on compte l’histoire des faux papiers…) est/sont en rapport avec l’enfant, comme si c’était la seule sphère d’influence des femmes.

    Et pour bien finir, puisqu’on s’attaque aux clichés sexistes, la réponse de ceux qui peuvent pas blairer Meyer, c’est de dire qu’elle réagit comme une gamine aux critiques qu’on lui fait. Infantiliser la femme, c’est pas un mécanisme machiste ?

    Dire que sa réaction est infantile, ne signifie pas qu’on l’infantilise sur toute sa personne simplement une remarque qu’on fait sur un point précis.

    Alors qu’on nous impose du sexe à longueur de temps, voilà une mormone qui nous sort un best seller sans aucune scène explicite (tout du moins c’est ce qu’on m’a rapporté sur les bouquins) et où on attend le mariage. Ça suffisait pour attirer tous les hateurs et on nous sort l’analyse lourde pour démontrer que c’est ultra sexiste. Mais mince, c’est une romance avec des vampires, soyez honnêtes et prenez-le comme tel.

    J’ai très explicitement exprimé en début d’article que la virginité avant le mariage n’était qu’un détail et je n’en parle plus après dans mon article.

    C’est normal qu’un être supérieur sur tous les plans décide de protéger la gamine dont il est tombé amoureux.

    Est-ce normal que l’être superieur soit systématiquement un homme ? J’ai des tas d’histoire ou un homme « supérieur » tombe amoureux d’une femme « inférieure » mais peu d’histoire dans le sens inverse tient… Et quand une femme tombe amoureuse d’un homme « inférieur » c’est grâce a son mérite…

    De plus le film suggère que les femmes courent du danger tout le temps et on besoin d’être protégées. Une femme capable de se protéger toute seule ça se serait révolutionnaire !!!!

    C’est normal qu’une gamine sombre dans la dépression quand elle est larguée par son petit ami. Simone de Beauvoir elle même n’en menait pas large quand ça lui est arrivé (et je dis pas ça en l’air, c’était une gamine à chaque fois qu’elle tombait amoureuse).

    Une dépression, une période « down » c’est normal, se laisser mourir dans la forêt ou sauter de falaises pour voir apparaître fugacement le visage du dis petit ami ce n’est plus tellement normal…

    Ah, oui, c’est vrai, c’est de la fiction de toute façon -_-

    Ben oui, c’est raciste, sexiste, pro-vie… mais c’est pas grave c’est de la fiction !

  15. Bon, tu sembles dire que les attributs de Bella sont du décorum, ne servent en rien dans l’histoire et donc qu’on s’en contre-fiche et tu décrètes que c’est plus classe d’être rapide que d’être intouchable et super puissant… C’est tellement impartial comme point de vu, si Bella avait été faible et vulnérable et rapide, tu aurais dit que sa force c’est de pouvoir fuir ? Et donc que c’est sexiste ? Mais revenons à « de toute façon Bella sauve personne au final.

    Donc qui bouleverse l’histoire et permet que tout le monde survive? Alice. Zut, une nana (qui en plus passe son temps a faire des trucs ninja quand elle se bat)

    Et pour l’avortement thérapeutique, dans les deux sens (enfant anormal ou danger pour la mère), ça reste un choix. Un choix de la mère. Point. Pourquoi ça hérisse tout le monde que quelqu’un fasse un choix différent ? La femme doit avoir le choix, mais attention, hein, elle a le choix de faire le bon choix. Sinon c’est une attardée et elle montre le mauvais exemple. Je crois que la scène de l’accouchement gore a bien fait comprendre qu’il y a un prix à payer un peu élevé et que bon, on peut le faire, mais que c’est quand même suicidaire. Je vois pas où est la culpabilisation. (Je crois que les spectatrices ont capté que dans la vraie vie, anesthésiste n’est pas Edward Cullen, que dans la vraie vie on ressuscite pas les mamans qui meurent en couche)

    Par contre pour la dépression, toi tu culpabilises toutes celles qui ont été ravagées par une rupture, on fait des tentatives de suicide, on sabordé leurs études, etc. suite à une rupture. Il y a des femmes qui mettent des années à se remettre d’une rupture (et des hommes aussi)… La dépression n’est pas un signe de faiblesse, c’est une maladie.

    Et comme Bella est une grosse greluche, quand elle sort la tête de l’eau (enfin, qu’elle est en train), elle décide d’aller réparer des bécanes avec son copain. Wahou.

    Et pour finir, tu nous dit que les couples vampires sont desequilibrés en prenant comme exemple ceux qui t’arrangent. Si on prend Alice et Jasper, c’est Alice qui est la plus forte, la plus puissante, la plus importante et qui prend les décisions. Pour Rosalie et monsieur muscle, on a un cliché femme barbie et action man, pourtant Rosalie est clairement seule à défendre Bella contre toute la famille. Alors forcément ça parle bébé, mais est ce que c’est greluche le désir d’enfant ?

    Breeef, encore une fois, les arguments on peut les prendre dans tous les sens et leur faire dire ce qu’on veut. Un coup tu invalides un argument en disant « ça arrive qu’à la fin » (l’égalité Edward/Bella), un autre « c’est la conclusion qui compte » (le bouclier de Bella ne sert à rien hors vision d’Alice (qui au passage n’a pas lieu dans le bouquin, le film offre une fin alternative)…

  16. Du coup, j’ai relu l’article dans son entier. Je vais nuancer mes propos. Il y a bien des arguments qui nuancent le jugement, mais certains me hérissent quand même le poil (tous ceux qu’on peut interpréter dans les deux sens selon la lecture et tous ceux qui sortent l’histoire de son contexte en zappant les éléments surnaturels pour explorer des symboles qui n’en sont pas).

  17. J’ai été dépressive, j’ai fait une tentative de suicide à 17 ans et je suis HORRIFIEE par la façon dont on présente la dépression dans le film.

    Pourquoi ? Parce que oui, la dépression est une maladie émotionnelle grave et qu’on ne devient pas dépressif par hasard. Quand on fait une dépression, c’est qu’il y avait déjà des blessures profondes (dans mon cas, quatre ans de brimades à l’école). La dépression est quelque chose qu’il faut prendre au sérieux. Or, même le père de Bella ne pense pas à l’emmener voir un thérapeute. On laisse entendre que le seul moyen de sortir d’une dépression, c’est renouer avec son ex. On croit rêver !

    Bella pleure quand Edward la quitte. C’est normal : tout le monde pleure un peu lors d’une rupture. Le problème, c’est qu’elle pleure pendant quatre mois alors qu’elle n’a pas le « terrain émotionnel » pour faire une dépression. Elle n’a jamais été maltraitée, ses parents l’adorent, tout le monde lui baise les pieds à l’école… Cette dépression arrive, pardonnez-moi l’expression, comme un cheveu sur la soupe.

    En outre, elle et Edward ne s’aiment pas. Ils n’ont aucune connexion émotionnelle, spirituelle ou intellectuelle. On ne les voit jamais commenter ensemble le dernier film qu’ils ont vu (sauf pour dire « oh, on est comme Roméo et Juliette »), ils ne se posent pas de questions, ne se demandent jamais s’ils avaient des copains imaginaires enfants, s’ils préfèrent les chiens ou les chats, s’ils votent à gauche ou à droite… Edward s’intéresse à Bella parce qu’elle sent bon, Bella s’intéresse à Edward parce qu’il est beau. Je n’appelle pas ça de l’amour.

    Le sous-entendu du film, c’est « si ton ex te quitte, jette-toi du haut d’une falaise, ça le fera revenir ». Quand Edward revient, Bella sort instantanément de sa dépression alors que dans le monde réel, il faut du temps et du travail pour guérir progressivement de sa dépression. Franchement, je trouve ce film carrément insultant pour toutes les dépressives de la terre.

    Une dernière chose : ma dépression a été une période pénible de ma vie. J’ai connu par la suite d’autres périodes pénibles. Seulement, ces mauvais moments m’ont permis d’apprendre. J’ai rencontré des personnes formidables à la maison de santé où on m’a soignée, j’ai fait un travail sur moi et je n’ai plus peur de la tristesse. Bella n’apprend rien, absolument rien. Elle a besoin d’Edward pour exister comme un bébé a besoin de sa maman pour le porter. Elle n’apprend jamais à « marcher toute seule ». Bel exemple. On n’a pas besoin d’être en couple pour se sentir bien et être quelqu’un de bien.

    Ps : pour ce qui est de Renesmée, la maturité est liée au temps qui passe, pas au développement physique ni aux points de QI. Il y a des fillettes qui sont pubères à neuf ans, d’autres qui sont intellectuellement précoces et entrent au lycée à 12… A supposer que l’une d’elles soit dans les deux cas, serait-elle prête pour avoir des rapports sexuels ?

    • J’appuie ton propos, si tu le permets.

      j’ai eu un épisode dépressif, (rien à voir avec la DEPRESSION qui est une vraie maladie clinique. J’ai deux soeurs dépressives, malheureusement, je sais de quoi je parle et je m’en passerais bien,) et effectivement, j’ai eu la pulsion un quart de seconde de me jeter d’un pont qui donnait sur les voies.
      Je ne l’ai pas fait car oui, il faut un TERRAIN pour faire un dépression et ça n’a rien à voir avec engloutir des glaces en écoutant « all by my self. » Ca c’est un coup de blues dont on se remet. Rien à voir avec la vraie dépression qui est une horreur et un gouffre sans fond.

  18. Pour l’aspect Renesmé, allons-y.

    L’auteur construit un univers et se pose la question « tiens, un enfant mi-humain, mi-vampire, ça donne quoi ? »
    Sa réponse couplée à l’impreniation de Jacob vous semble horrible. Et on est d’accord, dans la vraie vie, un enfant de 7 qui en parait 18, ça reste un enfant de 7 ans.

    Mais c’est en se basant sur le développement normal, celui de la vraie vie, qui ne peut pas être comparé à l’invention délirante de Meyer : Renesmé a quelques mois et parle comme un enfant de 7 ans. Ce cas de maturité n’a rien à voir avec quelque chose de connu dans la vraie vie, même les plus doués des êtres humains ne sont rentrés à la faculté qu’à trois ans.

    De plus en matière de maturité justement, la maturité sexuelle est un long processus tant physique que psychologique et les deux sont liés. Pour les femmes, les règles ne sont qu’une étape qui précède souvent de loin la maturité psychologique vis-à-vis de la sexualité. Cette maturité va se construire, le corps va commencer par s’habituer aux cycles hormonaux (qui arrivent avec les premières règles). En fait les hormones jouent un grand rôle dans ce mécanisme. Sauf retard qui montre un dysfonctionnement dans cette chaine entre le corps, les expériences et la construction psychique.

    Donc on revient à Renesmé, qui mesure déjà un petit mètre à moins d’un an d’existence. Il lui en reste 6 pour atteindre le plein développement humain (qui est effectivement 18 ans, avant le corps n’est pas complètement mature, après il commence à vieillir… Et oui, techniquement on commence déjà à vieillir dans cette tranche là, mais c’est hors sujet). Donc à mon sens, elle a le temps, un peu moins que la moyenne effectivement, de commencer sa puberté et faire son dernier stade de croissance qui y est lié.

    Voilà pourquoi, la construction de Meyer ne me semble pas scandaleuse.

    L’imprégnation l’est un poil plus, mais vous noterez que je ne me suis pas exprimée dessus.

    Et maintenant, la dépression…

    La dépression est tellement tabou que les personnes qui la croisent un jour se retrouvent coupées du reste du monde dans cette expérience. Un des pièges de cet état (d’affronter seul cela), c’est de croire que parce qu’on l’a vécu, on sait ce que c’est. Tu connais une forme de dépression, mais pas toute. Je ne veux pas te juger, c’est humain, mais je vais quand même te donner les éléments que tu n’as pas.

    -La dépression n’a pas toujours besoin d’un terrain psychologique. Une personne qui a tout pour être heureux et n’a jamais souffert peut en souffrir également. Parce que c’est avant tout un processus chimique qui part en live. Dans l’immense majorité des cas il y a un déclencheur émotionnel, et un terrain psychologique abîmé va empirer le problème. Mais ce n’est pas toujours le cas. Voici trois cas où une personne parfaitement heureuse peut faire une depression :

    -La dépression dû à un déséquilibre hormonale : dépression post-partum. L’enfant arrive, le corps est bouleversé hormonalement. Parfois ça passe, parfois ça casse, les chaines de récompense, de motivation, tout est brisé. Ca peut durer quelques jours, comme ça peut durer des mois avec des formes parfois très grave de dépression. Le déclencheur n’est pas émotionnel mais hormonal et le terrain psychologique rentre très très peu en jeu.

    -La dépression due à un manque de soleil (et donc de vitamine D, qui entraine un problème au niveau du calcium, qui entraine un problème d’autre chose, tout est lié, un truc se barre et tout s’effondre). Je connais une sénégalaise qui avait tout pour être heureuse, un parcours universitaire brillant, une famille très aimante et très riche, pas d’abus passés, c’était une fille canon (et elle le savait malgré la maturité et l’humilité dont elle a toujours fait preuve). Elle était connu pour sa force de caractère. Bref, rien ne la prédisposait à faire une dépression. Sauf la transition Dakkar/Nantes. Bon, là je vais faire un petit parallèle avec le Arizona/Seattle de Bella.

    -La dépression spontanée. On a aucun facteur émotionnel déclencheur et tout d’un coup la chaine de création d’énergie ne marche plus (donc épuisement), il y a des chutes brutales et inexpliquées de dopamine, qui fait que vous avez l’impression que votre mère vient de mourir quand vous regardez un yahourt à la myrtille. C’est à dire qu’on est chimiquement triste (genre à la limite de l’angoisse) alors qu’on est en train de faire la chose la plus banale du monde, voir même qu’on est franchement heureux. C’est la forme la plus rare, mais tout ça pour dire que la dépression peut atteindre des degrés très violents sans aucun problème passé et sans aucun problème actuel.

    Donc l’histoire de Bella ne te parle peut être pas, et la plupart des gens (heureusement) ne font pas de neurasthénie ou de dépression sévère après les ruptures amoureuses, mais dire que c’est l’illustration de l’immaturité de l’héroïne c’est juger que la dépression est une affaire de faiblesse.

    Et oui, l’attitude de Charlie le montre égal à lui-même : c’est un père largué qui ne sait pas comment s’occuper de sa fille. Mais son attitude ne change pas beaucoup de ce que tu as dit toi-même pourtant. Il se base sur ce qu’il connait, ce qu’il a vécu, et l’applique à sa fille. Le psy ne fait pas parti de son parcours et il pense comme l’immense majorité de la population que la dépression passe avec le temps.

  19. Merci pour l’article !
    Je suis toujours contente quand je vois qu’on déconstruit ce genre de catastrophe sexiste qu’est Toilet…euh Twilight.
    Une autre démonstration que j’ai trouvée si ça intéresse quelqu’un : http://pykar.free.fr/twi.html

    Aussi, j’aimerais ajouter quelque chose quand à une autre discrimination qu’on trouve dans Twilight : le spécisme. « Le spécisme est à l’espèce ce que le racisme et le sexisme sont respectivement à la race et au sexe : la volonté de ne pas prendre en compte (ou de moins prendre en compte) les intérêts de certains au bénéfice d’autres, en prétextant des différences réelles ou imaginaires mais toujours dépourvues de lien logique avec ce qu’elles sont censées justifier.
    (source : http://www.cahiers-antispecistes.org/spip.php?article13 )

    J’ai vu deux endroits où cette autre discrimination est à l’œuvre dans les livres et films, mais peut-être y en a-t-il plus.
    D’abord, quand vous parlez du racisme envers les loups-garous, qui visent à les animaliser pour mieux les dégrader : c’est un combo racisme-spécisme. Les Amérindiens sont dans le livre racisés donc des animaux donc des objets stupides.

    Ensuite, quand au pseudo-végétarisme des Cullens : Edward refuse de tuer des humains mais ne se gênent pas pour dégommer des animaux, ce qui sous-entend que les vies humaines valent mieux que les vies animales (quid d’un éventuel faux sang, par exemple?). C’est courant de penser cela allez-vous me dire, mais c’est renforcé par le fait qu’il se déclare « vampire végétarien » et que le terme ne soit jamais remis en question.

    • Merci pour le lien il est intérressant et très bien argumenté,

      effectivement le film est passablement raciste envers envers les indiens avec nombre de clichés réducteurs… Comparés aux Vampires qui sont ultra civilisés, les loup-garous sont sauvages et animalisés (et se promènent à moitié à poil dans la forêt…)

      Les quileutes ont d’ailleurs déposé plainte contre la façon dont leur tribu était présentée dans les livres et films…

      Quand au « végétarisme » des Cullen, les humains mangent de la viande on ne peut donc pas condamner les Cullen par rapport a l’humain moyen qui mange un steak par exemple…

      Donc je dirais que le film est spéciste comme la majorité des êtres humains sur la terre (ce qui n’est pas une excuse !!!!!!!)

  20. Au fait, d’après une hypothèse d’internautes, Bella n’est pas du tout gentille. Elle est attirée par les pouvoirs des vampires et manipule tout le monde pour devenir super-puissante.

    Le lien suivant expose cette hypothèse (à regarder à partir de 04:55) http://www.youtube.com/watch?v=ZL4BfDNT5lA

    Ce n’était probablement pas l’intention de Stephenie Meyer mais j’aime beaucoup cette théorie, qui explique beaucoup de choses: la façon dont Bella rejette des ados sympas et sans pouvoirs comme Mike et Eric, son indifférence face à la souffrance d’Emily, son absence de réaction en Italie quand elle constate que des touristes innocents vont se faire massacrer… Même le fait qu’elle accepte le comportement abusif d’Edward s’explique mieux: elle considère ça comme un mal nécessaire pour devenir un vampire!

    Franchement, j’aurais aimé que les films présentent l’histoire sous cet angle au lieu de faire passer Bella pour une gentille innocente. ça aurait donné un côté VOLONTAIREMENT malsain au lieu de présenter une relation abusive comme une belle histoire d’amour.

    Oh, et bonne année à vous.

    • Merci, Bonne année a vous aussi !!!!!

      J’adore cette vidéo le jeune homme même si il est un peu excessif dans ses opinions, il touche des points sensibles et pertinents !!!!

      Effectivement les persos les plus intéressants sont mis de côté pour se concentrer sur des perso incroyablement fades (en même temps je trouve que les perso principaux sont rarement les plus intéressant dans les grandes saga…)

      L’interprétation sur les intentions de Bella est légèrement excessive mais il y a un point pertinente, d’ailleurs j’avais songé a aborder ce point dans mon article, la façon dont, exceptée Bella, tous les perso non surnaturels sont passé à la trappe.

      Comme si un personnage qui n’est pas surnaturel n’est pas assez intéressant pour être traité ou intéresser Bella.

      Comme j’ai dis elle abandonne tous ses amis et est prête a abandonner son père pour rejoindre les vampires.

      Je n’irai pas jusqu’à dire que Bella est une « salope manipulatrice » mais elle est clairement fascinée par cet univers et on peut se demander jusqu’à quel point ça influence sa relation avec Edward.

      Après dire que Bella veut le pouvoir est peu probable puisqu’un abusif comme Edward ne lui en laisse aucun…

      Du coup je regarde les autres vidéos pour voir…

      En tout cas merci a vous et a tout les autres commentateurs pour les documents que vous avez posté, c’est cool d’avoir des gens qui font avancer le débat…

  21. je suis surprise de voir que d’autres personnes ont remarquées ce coté sexiste des personnage de twilight, j’adore l’article mais c’est surtout la beauté des acteurs qui m’a seduite pas leurs jeux et encore moins l’histoire que je trouve enervante ou plutot monotone, morne c’est pour cela que j’ai longtemps hésité avant d’aller regarder breaking down 2. heureusement pour eux que les acteurs principaux sont beaux mais si l’ecrivaine est mormonne dans la vie réelle les acteurs de twilight sont loin d’etre aussi vieux jeu que leurs personnages si je peux utiliser ce mot, Robert pattinson est meme gay friendly et n’hesite pas à embrasser son rival taylor lautner dans la saga en public et aimerait bien incarner un edward gay dans un twilight imaginaire, son twilight bien entendu car comme vous le dites si bien, l’homosexualité n’a pas sa place dans le monde de twilight, un saga à succès malheureusement qui confirme que les femmes sont loin d’etre aussi heureuses d’etre independantes et libres mais que la plupart d’entre elles aimeraient bien se retrouver dans la peau de cendrillon un nuit de leurs vies lol….

    • « la beauté des acteurs qui m’a seduite pas leurs jeux »
      Vous voulez dire qu’il y a un jeu d’acteur dans Twilight?

      • hemveel vous êtes pris en flagrant délit de trollage compulsif. Vous savez bien que rien de constructif ne sortira d’un échange sur un sujet aussi subjectif que la beauté d’acteures et les compétences professionnelles de celleux ci.

        D’autre part je me souviens de votre tirade enflammée sur l’honneur de l’affrontement dans la joute verbale et autres belles paroles sur la loyauté dans une conversation. Et là, je vous trouve ici à troller Aurore avec vos gros sabots d’internaute qui s’ennuie et ce n’est pas honorable de votre part.

        Si vous vous ennuyez, profitez en pour lire la saga Twilight et visionner les films, je suis sur que vous ne l’avez pas déjà fait. J’en suis sur parceque si c’était le cas vous n’auriez pas pondu un commentaire aussi tragiquement nulle et stupidement lourd que celui ci. J’en suis sur, parceque je vous tiens pour un emmerdeur mais pas pour un imbécile, c’est donc par soucis pour votre honneur de jouteur verbal que je vous prodigue ce conseil bienveillant. ^^

        Bonne lecture et bon films à vous.

      • J’ai vu les trois premiers. Et je pense que les acteurs principaux ne recevront pas d’oscars dans leurs carières… Et contrairement à Harry Potter ou Hunger Games, il n’y a pas d’acteur adulte compétent pour soutenir les plus jeunes (Oldman, Rickman, Harrelson).

        Désolé pour le trollage, mais c’était trop tentant.

  22. j’adore l’article et je vais etre franche avec vous moi c’est la beauté des acteurs qui a retenu mon attention surtout taylor lautner que je suis depuis son enfance mais pas l’histoire, je n’aime pas l’histoire ou plutot le sexisme des personnages, je l’ai remarqué des le premier volet du saga mais je ne pensais pas qu’on avait écrit des articles dessus et qu’on en parlait, je suis très féministe mais le succès de la saga nous permet de comprendre que la majorité des femmes meme si elles sont plus libres et independantes ne sont pas forcément heureuses et revent secretement de tomber sur le prince charmant surtout que dans la vie réelle les acteurs sont plutot modernes lol, robert pattinson est très gay friendly, taylor lautner enchaine les conquetes feminines, kristen elle s’est fait traitée de tous les noms par les plus radicales des fans d’edward après l’avoir trompé et que contrairement à la sage stephenie meyer, certains des acteurs principaux, taylor, robert, kellan lutz, et meme peter facinelli sont soupconnés d’etre gays ou bi, robert pattinson a tout fait pour entretenir la rumeur en embrassant taylor lautner publiquement et en reclamant un autre volet de twilight ou edward serait secrètement amoureux de jacob, on a longtemps parlé aussi de la possibilité que kristen soit lesbienne. bref, j’ai vraiment apprécié l’article. merci!

  23. Vous avez certainement raison sur certain point mais enfin ce n’est qu’une histoire cest bien davori des histoires ou lheroine est fragile et quelle se laisse aller ds les bras des hommes qui lentourent. La vie de tout les jours est dejà assez rude on a le droit de rever lol ce nest pas un chef doeuvre et puis les bouqins st qd meme plus complet. Vos raccourcis st justifiables mais un peu trop faciles a mon gout. Cest pas votre article qui a retenu le plus mon attention mais bn… merci qd meme

    • Hello,
      je me permets de vous répondre car je me rends compte que votre commentaire touche à des questions qui me taraudent. Ce qui m’interroge c’est que j’ai l’impression que ce n’est jamais qu’une histoire…les films d’amour proposent de vivre l’aventure de l’amour par procuration. Leur objectif est simple: faire rêver les femmes. La vie professionnelle est l’aventure des hommes : choisir sa vocation, s’y investir, y réussir mais l’aventure des femmes, c’est l’amour…J’ai l’impression qu’il y a une forme d’oppression dans le système de l’amour. Et Twilight (et autres films d’amour teenage) contribue à cette mythologie car il fait passer le code amoureux pour quelque chose de naturel, d’universel alors qu’il n’est qu’une construction culturelle, sociale et politque. Donc aléatoire. Mais ce qui le rend plus pernicieux c’est qu’il créée un système de souffrance. Ceux ou celles qui ne le possèdent pas sont malheureux/euse. Autre problème dans le film en question, c’est que la relation des deux personnages est profondément sexiste, faisant semblant de se mettre du côté de Bella, qui est en est l’héroïne car nous suivons ses trajectoires à elle (cf le 2) tout en lui murmurant que le meilleur moyen de s’accomplir et d’être heureuse c’est de poursuivre son rêve d’amour et cela lui permettra d’accomplir la sainte équation femme+homme+amour= bébé. En bref, les films d’amour comme celui-là font apparaitre un ordre naturel où les hommes et les femmes ont chacun leur place. Ainsi, si on ne correspond pas à ce modèle unique, on est un peu un looser, et fi des infinies possibilités que les relations affectives entre personnes peuvent induire!

  24. Bien le bonjour,
    j’ai lu quelques uns de vos articles et je dois dire que c’est pas mal du tout MAIS :
    ça tourne pas mal autours du féminisme quand même non?
    Le monde à toujours été un peu machiste et loin de moi l’idée d’en faire l’apologie mais c’est un peu normal que ça se ressente dans tous les films.
    J’ai bien aimé l’article sur taken par exemple ou effectivement l’analyse me semblait très bien pensés même si 99% des gens qui l’auront vu auront absolument pas fait gaffe à la place de la femme dans le film. Mais faire l’analyse de Twilight c’est un peu comme tirer sur l’ambulance concrètement. C’est un walt disney des temps modernes avec vampires et toutes celles qui l’ont vu/lu l’ont vu/lu justement pour ça. Elles veulent être à la place de cette pauvre gamine solitaire qui a une vie de merde et qui attend juste une chose, le beau gosse pété de thune (pas obligatoirement vampire d’ailleurs) qui viendra les sortir de leur vie chiante à en crever.
    Parce que du coup, tu (je me permet :) ) détruit l’essence même du film avec ton analyse.
    On est d’accord tu détruis pas grand chose finalement.

    • Bonjour,

      J’avoue que mes articles tournent beaucoup autour du féminisme, tout simplement parce que c’est une notion que je maîtrise mieux que d’autres comme le racisme par exemple…

      A propos de l’essence même du film, ça ne vous choque pas qu’on fasse un film « par essence sexiste » et qu’on le vende aux femmes ? Imaginez une seconde qu’on fasse un film par essence raciste ou par essence antisémite, il y aurait une levée de boucliers… Alors pourquoi le sexisme est accepté ?

      • Entièrement d’accord avec l’analyse, et pourtant mon côté masochiste s’est délecté de Twilight… Je crois qu’il faut distinguer ici fantasmes sexuels et réalité quotidienne de la vie de couple. Je crois que les femmes peuvent fantasmer la toute-puissance et le côté surprotecteur d’Edward mais sans aimer être dominées dans la réalité… Je sais pas si je suis claire, mais je n’ai pas trouvé que le film montrait un modèle de société, plutôt un monde onirique et nocturne… et fantasmé !

    • Les féministes ont tendance à parler du féminisme, c’est dingue quand même, elles ont un culot…

  25. Bonjour ! J’admet ne pas avoir eut le courage de lire tous les commentaires échangés c’est pourquoi je m’excuse par avance si je fait des redites ^^
    Personnellement cet article m’a particulièrement touché et fasciné et votre développement fait sens pour moi. Je fait partie de ces jeunes lectrices qui ont découvert l’univers de la saga par la lecture, je ne m’attarderai pas mais je pense effectivement que ces livres ont participé à véhiculer de vieux schémas séduisants bien que néfastes pour un développement personnel. En effet je réalise que ces romans ont banalisé des discours auxquels je ne cautionne pas en tant qu’adulte via des histoires romantiques et merveilleuses qui m’ont fasciné en tant que jeunes lectrices et c’est probablement là toute leur perversions. Bref je me suis un peu éparpillée afin d’en venir au fait que je ne pense pas qu’il s’agisse là de simples histoires. Après quelques recherches je suis tombée sur un entretien dans le monde avec l’auteur ( cf lien à la fin du post pour le lire dans sa totalité): « Je suis mormone, j’ai étudié la littérature anglaise à la Brigham Young University , dans l’Utah, et ma foi dicte tout : mes choix vestimentaires, ma vie familiale et ce que j’écris. » Son degré d’investissement dans sa confession ( et pas n’importe laquelle ! ) est la preuve je le pense que les conclusions de cette article ne sont pas purement féministes et revenchardes mais consiste bien en un constat de ce que Stephenie Meyer a voulus mettre dans son oeuvre.

    http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/04/05/l-extraterrestre-qui-vampirise-le-cinema_3153671_3246.html

    http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/04/05/l-extraterrestre-qui-vampirise-le-cinema_3153671_3246.html

    • Bonjour et merci,

      Moi aussi j’ai été fascinée par Twilight avant de percuter le côté nauséabond du roman, je comprend donc bien votre réaction…

      Effectivement la foi de Meyer à une importance certaine, mais ce qui me choque c’est l’acceptation de ce roman par des non-mormons qui ne voient pas le côté atrocement sexiste du bouquin…

      Merci pour l’article, il est intéressant.

      • Pourquoi dire que Bella est soumise à Edward alors qu’à la fin du un, elle est prête à se sacrifier pour sauver sa mère(qu’elle croît alors en danger). Preuve qu’elle a d’autre personnes de son entourage à qui elle tient. Et je tient à préciser qu’elle prend seule cette décision!

        • Oui, la seule décision que Bella prend seule c’est d’aller se jeter stupidement dans la gueule du loup avant que son chéri ne vienne la sauver…

          • Et son père et sa mère qu’elle aime tant, elle n’a aucun scrupule à ne plus jamais les revoir…

  26. Son père elle continue à le voir une fois transformée

    • On ne ressent pas de véritable affection de la part de Bella pour son père.

      Il lui offre une voiture dès son arrivée, l’emmène déjeuner dans des restaurants sympas, se lève la nuit pour aller la rassurer quand elle fait une dépression et s’inquiète pour elle, comme un gentil papa.

      Pour le remercier, elle tire la tronche quand elle essaie sa voiture, elle boude dans les restos, elle prend des airs de martyre quand son père lui annonce qu’il n’y a qu’une seule salle de bains dans la maison (ah, partager une salle de bains, quelle torture inhumaine!) et elle part en Italie sans penser qu’il va être mort d’inquiétude (alors qu’il aurait suffi de demander à Carlisle de téléphoner TOUT DE SUITE aux Volturi pour leur expliquer la situation).

      Franchement, Bella ne mérite pas que Charlie soit gentil à ce point-là.

      • Bella se décrit elle même comme étant asociable. Vous parlez là des épisodes 1 et 2 où Bella vient de retrouver son père qu’elle n’a pas vu depuis plusieurs années. La mère de Bella est un peu spéciale, du coup Bella a dû apprendre à se débrouiller seule jeune.
        Les volturis communiquent par courrier on l’a vu à plusieurs reprises (pas de téléphone).
        Charlie voit que Bella est en dépression, vous voyez Bella débarquer en disant : »Papa désolée il faut que j’y aille, A cause de mes conneries Edward croit que je suis morte par sa faute et veut se suicider en allant voir de vieux vampires psychopates »

        • D’abord, Bella n’apparaît jamais comme quelqu’un qui sait se débrouiller seul et ensuite, quand bien même ce serait le cas, cela ne lui donnerait pas le droit de traiter son père de haut. Je pense qu’au contraire, quelqu’un qui a appris tôt à se débrouiller seul sauterait de joie quand on l’invite au resto. Peut-être que ma mémoire me trompe mais il me semble qu’aucun Volturi ne dit jamais « on n’a pas le téléphone ici ». ça sort d’où?

          Oui, j’imagine TRES BIEN une personne intelligente demander de l’aide à Charlie à ce moment. C’est lui le shérif, non? Elle n’aurait eu qu’à lui raconter un bobard de type « hé papa, j’ai un ami, Edward, qui a un coup de folie et qui a décidé de poser une bombe à l’aéroport. Tu dois faire quelque chose ». Charlie aurait téléphoné à l’aéroport, le personnel aurait fait arrêter Edward, Edward ne se serait pas suicidé et tout se serait bien terminé.

          Au passage, la scène du téléphone est tout sauf crédible. Quand on apprend la mort d’un proche, on passe par cinq étapes dont la première est la négation. http://www.chemindevie.net/article-5679201.html Une personne normale aurait dit « quoi, Bella est morte, t’es sûr? » C’est d’autant plus absurde que les vampires ont tendance à se méfier des loups-garous. Oh, j’oubliais, Edward est un psychopathe…

          • C’est un Film « Fantastique » pas un documentaire, c’est normal qu’il s’y passe des choses pas crédibles

          • Pourquoi Bella n’avorte pas lorqu’elle apprend qu’elle a un « démon » dans le ventre si elle assoiffée par le pouvoir?

          • Fantastique ou pas, une fiction se doit d’observer une bonne cohérence psychologique afin que ses personnages restent crédibles et attachants.

            Vous voulez un exemple? Dans Harry Potter 3, quand Harry apprend que Sirius Black (qu’il considère à l’époque comme un criminel) est son parrain, il se met dans tous ses états! S’il avait haussé les épaules et dit « ok, c’est mon parrain », cela n’aurait eu aucun sens et cela aurait fait de Harry un sociopathe.

            Vous voulez un autre exemple? Dans Hunger Games, quand Rue meurt dans ses bras, Katniss pleure, est bouleversée et va couvrir son corps de fleurs! Si elle avait dit « logiquement, ça devait arriver, je m’en fiche », cela n’aurait eu aucun sens et cela aurait rendu Katniss franchement antipathique.

            Edward maltraite Bella, il réagit comme un psychopathe, cela le rend insupportable. D’ailleurs, Robert Pattinson a déclaré lui-même qu’il le joue, je cite, comme « un maniaco-dépressif qui se déteste ».

  27. Et elle n’a pas aucun scrupule à ne pas les revoirs comme vous le dites, la sorte de scène d’adieu avec ses parents à la fin du mariage montre qu’elle est triste au fond. Et puis Edward lui laisse le choix car il utilise plein de fois cet argument pour essayer de la dissuader de devenir vampire et de renoncer à ses proches au profit de son histoire d’amour. C’est elle qui a décidé de fréquenter edward et de devenir vampire!

    • Si Bella est amoureuse d’Edward, alors je suis amoureuse du fondant au chocolat à l’orange!

      Bella et Edward ne s’aiment pas, ils font une fixation l’un sur l’autre, ce qui n’est pas du tout la même chose. Bella ne demande jamais à Edward quelle est sa couleur préférée, s’il avait un copain imaginaire quand il était enfant ou s’il préfère les chiens ou les chats. Ils n’ont aucune connexion émotionnelle; ils sont attirés l’un par l’autre uniquement parce qu’elle le trouve beau et parce qu’il a envie de boire son sang. Quitter une famille qui vous aime pour épouser un type dont on n’est même pas amoureuse, ce n’est rien d’autre qu’un signe de bêtise et d’immaturité.

      • Tout n’est pas retranscrit dans les films mais edward parle beaucoup à bella de son époque, de comment c’était au début du XX siècle quand il était encore humain, et ils parlent également de leurs goût musicaux. Et bien que Bella a en premier été attirée par Edward à cause de son physique, quand elle apprend à le connaître,elle s’éprend de lui car elle trouve que même à l’intérieur c’est quelqu’un d’extraordinaire.
        Il y a un passage dans les livres où Edward n’arrête pas de questionner Bella sur sa vie sur ses goûts, elle passe une journée entière à répondre à ses questions et lui dit que le lendemain se sera à son tour de répondre à ses questions.

        • Un film est une oeuvre indépendante. Quand je vais voir le dernier Superman, je n’ai pas envie de lire les mille comic-books déjà publiés pour apprendre que Clark Kent ne supporte pas la kryptonite. Quand j’ai vu « Hunger Games » au cinéma, j’avais envie qu’on m’explique à l’écran ce qu’était un Tribut de Carrière. Je n’avais pas envie d’emporter le bouquin pour m’y référer pendant la projection. L’argument du livre qu’il faut absolument lire avant n’a aucun sens et dans le film, la soi-disant histoire d’amour entre Edward et Bella n’a aucun sens.

          Oh, et je n’appelle pas « extraordinaire » quelqu’un qui se glisse dans votre chambre à votre insu pour vous regarder dormir…

      • Dans le dictionnaire :

        amoureuse/amoureux : qui éprouve de l’amour

        Une des défintions de l’amour :

        ■Inclination d’une personne pour une autre, de caractère passionnel et/ou sexuel

      • Si Bella est attirée par Edward juste par son physique, pourquoi ne pas choisir plutôt Jacob (au niveau physique ça se vaut) et pourquoi Edward, vu qu’il est sois-disant attiré par Bella juste par son sang pourquoi rester avec une fois qu’elle est vampire et n’a plus de sang?

        • Cette page décrit les signes d’une relation abusive. http://sosfemmes.intnet.mu/fr/signes-quoi-faire.php
          On retrouve pas mal de ces trucs dans la relation entre Edward et Bella:

          Pensez-vous que votre partenaire essaie de contrôler votre vie en étant autoritaire?
          Il l’oblige à manger quand elle n’a pas faim, il l’emmène au bal alors qu’elle ne le veut pas…

          Votre partenaire est excessivement jaloux et possessif?
          Il refuse qu’elle aille voir les loups-garous!

          Est-ce que votre partenaire vous malmène physiquement ou émotionnellement ou sexuellement ou de toute autre façon?
          Il la projette sur une table en verre, il prend l’air dégoûté la première fois qu’elle s’approche de lui…

          Est-ce que votre partenaire vous fait peur ou vous intimide?
          Il lui fait peur en conduisant comme un fou.

          Vous sentez-vous émotionnellement transi, impuissante ou que votre vie est en danger?
          Il y a de quoi étant donné qu’il lui dit clairement qu’il a envie de la tuer.

          Quand on est dans une relation abusive, ce n’est pas de l’amour. Si vous voulez voir une belle histoire d’amour à l’écran, procurez-vous le DVD du film « Là-Haut » et regardez les dix premières minutes: l’histoire entre Carl et Ellie est d’une beauté et d’une sensibilité incroyable.

          —————

          Edward est riche, Jacob est pauvre. Edward peut rendre Bella éternellement jeune et belle, Jacob ne le peut pas. Comme Bella est matérialiste et superficielle (on voit au début du 2ème qu’elle a la phobie de prendre des rides), elle choisit Edward. Oh, et il y a aussi le fait qu’il est visiblement abusif et qu’elle aime qu’il la maltraite (on voit ça plusieurs fois).

          Objectivement, si Bella n’avait pas été vampirisée, elle serait morte tôt ou tard. On est dans un univers où le célibat est présenté comme quelque chose d’anormal: Edward est donc « obligé » de rester avec sa meuf.

          • Bella a peur de prendre des rides et d’être veille à côté d’edward mais ce dernier s’en moque et lui dit (dans les livres en tout cas) qu’elle n’a qu’a vivre une vie normale et qu’il reste à ses côtés tant qu’elle le souhaite

          • Si Bella ne veut que le pouvoir pourquoi elle n’avorte pas lorqu’elle apprend qu’elle a un vampire dans son ventre qui la bouffe de l’intérieur et qu’elle va mourir?

          • Le fait qu’Edward lui dise cela ne la rend pas moins superficielle. En outre, en amour comme dans tous les domaines, ce qui compte, ce sont les actes, pas les paroles. Il la maltraite. Quand on aime quelqu’un, on ne maltraite jamais cette personne.

            ————————

            Heu, vous avez lu l’article, ou quoi? Le film est sexiste et anti-choice, c’est pour ça que Bella met sa vie en danger: elle s’imagine que sa vie n’a aucun sens si elle n’a pas un enfant. Au passage, c’est carrément insultant pour les femmes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas avoir d’enfant.

          • Merci, Miss, pour le lien à propos des relations abusives! J’ai copier-coller le lien et aussi le texte pour les sauvegarder. Ça pourrait m’aider en le future.

            J’ai eu un problème de peur avec une thérapeute pendant cinq années… et autres personnes en position de pouvoir.

            Les relations de contrôle ne sont pas seulement en un contexte d’amoureux. Il y a aussi les contexte entres amis, parent-enfant, aidant-invalide, entre camarades de classe ou simplement un ou des personnes qui haïssent une autre personne et elles font tous pour l’écraser… la rendre enfin comme une épave.

            Et merci pour ton essai sur la dépression. À vrai dire, toi et « La sorcière » vous avez toutes les raisons. Il y a la source abus psychique « complexe et à long terme » et il y a aussi la source « manque ou dérèglement d’éléments en le corps »… qui puissent annuler le système immunitaire donc aussi psychique et donc être assujetti à des dires, des scènes ou des suggestions néfastes…

            … J’ai eu un problème d’anorexie pendant très longtemps.

  28. Et lors de la bataille finale, les femmes participent au combatau même titre que les hommes. Il y a même un moment où Edward va être décapité par Aro et où Bella arrive par derrière et le sauve avant qu’ils ne décapitent le chef des volturis ensembles.

    • La fameuse scène de bagarre qui n’a jamais eu lieu?

      • Dans le livre c’est elle qui sauve tout le monde grâce à son bouclier car les volturis essayent d’affaiblir leur clan avec leurs pouvoirs et Bella les en empêche

        • Justement, le bouclier n’a aucun sens: Bella ne fait rien pour l’acquérir car elle est inconsciente quand elle est transformée en vampire. Tout d’un coup, pouf! Elle devient un vampire super-puissant Mary Sue sans le moindre effort. Ce n’est pas du tout crédible et cela ne la rend aucunement attachante.

          Une capacité, quelle qu’elle soit, doit être intégrée de manière cohérente dans un personnage, tous les bons auteurs le savent. Hermione Granger est une bonne élève parce qu’elle étudie beaucoup. Katniss Everdeen est une athlète parce qu’elle passe son temps à chasser. Buffy Sommers acquiert des super-pouvoirs du jour au lendemain, d’accord, mais elle attrape en même temps les lourdes responsabilités qui vont avec. Même chose pour Spider-Man; ce sont tous des personnages crédibles, positifs et attachants. L’un des problèmes avec Bella, c’est qu’elle n’apprend rien et que tout lui tombe tout cuit dans la bouche: c’est une Mary Sue.

          • C’est marrant, après renseignement prit sur wikipedia sur ce qu’est une Marie-Sue, je réalise qu’il y en as pas mal dans les séries a base de vampire.

            L’article de wikipedia mentionne l’héroïne de Vampire Diaries, série que je ne connais absolument pas.

            Par contre, j’ai reconnu pas mal de symptômes auprès de Sookie Stackhouse, l’héroïne de true blood.

            J’ai toujours été très fan des histoires de vampire, ma lecture de Dracula remonte au collège en fait, et le devenir des histoires de vampire dans la culture populaire, pour ne pas dire teenager, m’a un peu laissé perplexe.

            Je me demande pourquoi les jeunes sont si fasciné par le mythe du vampire, au point que des auteurs se sentent obligé de les rendre si séduisants et attractif pour des jeunes filles parfaites…

            Bram Stocker est certes responsable de pas mal du côté « séduisant » de la créature, mais il n’as pas oublié son côté « cadavre vivant ».

            Récemment, il y a l’animé Skiki (japonais) qui retranscrit bien le côté malsain de créatures mythiques.

          • ça, Victo, c’est une bonne question. Traditionnellement, les vampires sont associés à la sexualité déviante alors comment sont-ils devenus mormons?

            Stephen King a déclaré: « [Stephenie Meyer] écrit pour toute une génération de filles et offre un mélange inoffensif d’amour et de sexe dans ses livres. C’est très excitant et plaisant mais ce n’est pas particulièrement subversif parce que ce n’est pas trop ouvertement sexuel. » C’est peut-être ça, la réponse: les vampires de Twilight sont sexuels, mais pas trop, ça plait aux jeunes filles effarouchées.

            Détail assez drôle (ou triste), après que King ait déclaré que Rowling était un écrivain fantastique tandis que Meyer ne valait rien, les fans de Twilight ont déclaré qu’il était jaloux. OK… Bonne soirée à tous.

  29. Ce qui m’a toujours fait rire dans Twilight (et autres films ou séries récentes sur les vampire) est l’aspect qui tend vers la « pédophilie ». Précisons que je n’ai vu que le premier film, il y a de cela quelques années. Et, j’ai toujours trouvé étonnant que personne ne s’offusque qu’un type de plus de 100 ans s’intéressent à une gamine de 16 ans.

    Et, en lisant votre article, au travers de votre analyse sur le modèle patriarcal, mais aussi sur le fait que Jacob déjà sache qu’un bébé est son âme-soeur, j’ai pu me rendre compte que dans logique globale du film, cela semble normal.

  30. Bonjour,

    Etant aussi dans le domaine de l’égalité de genre et de la violence conjugale, ce film m’a beaucoup interpellée sur les messages transmis au public et aux jeunes (en particulier), puisqu’on sait que ce film touche tant d’adolescents. J’ai été heureuse de lire cet article, puisque j’avais souvent songé aux aspects négatifs de ce film sur les rôles de genre qui influencent les jeunes (et même les adultes j’en suis sûre) actuellement.

    J’ajouterai aussi qu’il y a une valorisation du rôle de mère chez Bella et qu’il n’y a qu’en devenant mère que Bella retrouve un certain pouvoir étant donné que sa fille est le trésor tant recherché par tous. L’instinct protecteur de Bella devient aussi plus puissant avec son bébé. Cela participe à démontrer qu’une femme ne devient complète que lorsqu’elle est mère, ce qui, à nouveau, réduit fortement le rôle de la femme à l’objectif de la maternité. Il y a encore beaucoup à dire sur ce sujet selon moi.

    Il y a également une forte isolation de Bella qui est valorisée et qui participe aux situations de violence conjugale. Bella abandonne son père et tous ses liens pour être totalement englobée dans la famille de son vampire. Elle abandonne, de plus, ses études et toutes ses activités sociales (et quel modèle donne-t-on d’une jeune fille de 18 ans!). L’isolation fait partie des processus de mise en place de la violence conjugale comme on le sait.

    Il faut également ajouter l’aspect dépressif du personnage de Bella avec une estime de soi si faible. Cela contribue bien entendu à la dépendance de la femme et à la mise en place d’un processus de violence conjugale et autre discrimation de genre.

    Je reste très intéressée à échanger avec l’auteure de cet article en tous cas.

    Il était important de souligner ces points sur ce film à mon sens!

    • Bonjour et merci,

      effectivement la force de Bella vient de son mari et est intrinsèquement liée à son statut de mère.

      Cela m’a beaucoup choquée de voir Bella abandonner son père et ses amis pour partir avec Edward, vous avez raison de faire remarquer que l’isolement fait partie intégrante de la violence conjugale. Le pire c’est que le fait de s’isoler est un choix de Bella (ou du moins c’est présenté comme ça par l’auteur et le film comme ça…)

      Bella se définie entièrement par rapport à Edward, elle n’as comme vous le dite aucune estime d’elle même. Aucune personnalité particulière…

  31. OMG Je viens de voir pour la première fois les 2 premiers films de la saga Twilight passé sur M6. J’avais comme un malaise dérangeant en regardant, malaise qui était aussi une sorte d’attirance. Je pense que c’est cette ambiguïté qui fait que l’on ne percute pas tout de suite sur l’idéologie véhiculée par l’auteur, idéologie dont je suis certaine que Meyer n’avait pas réellement conscience en écrivant.
    Je pense que c’est aussi cette même ambiguïté que raffole les jeunes filles fan de la saga.

    J’ai une théorie là-dessus, sur le fait que les jeunes adorent ce genre d’histoire. Elle s’appelle le syndrome du prince charmant (ça existe vraiment). Il s’agit en gros pour une femme d’accepter les abus de l’homme aimé car elle est convaincue qu’il ne l’a pas fait exprès, qu’elle doit subir pour garder leur amour intact, etc etc (insérer ici toutes autres excuses qui peuvent être imaginer); cela tout en pensant que quoiqu’il arrive l’homme l’aimera pour toujours, qu’il vivent un amour fort et unique.

    Je pense que ce syndrome nous l’avons toutes en général à des degrés plus ou moins variables et que Meyer n’a fait qu’écrire ses propres fantasmes, ceux qui sont les mêmes que beaucoup de femmes donc. Et c’est parce que ce fantasme nous l’avons toutes que la saga nous touche. J’ajouterai également que ce syndrome n’est pas foncièrement masochiste mais qu’il est en vérité égocentrique, se disant que nous sommes unique puisque l’homme abusif malgré ses actes négatifs reste toujours à nos côtés. Cela est très bien transposable à la fiction où la petite humaine sans qualités est quand même unique car le grand et charismatique vampire l’a choisi elle et pas une autre parmi tout humains ou vampires.

    Si je reprend les théories psychanalytiques (dont je ne suis pas réellement partisane), ce genre de récit crée une tension Ça (le fantasme) vs Surmoi (la raison) en nous. D’abord, il y a l’attirance, l’attraction puis quand on fait marcher notre cervelle il y a la répulsion. En général, les jeunes filles que ciblent la saga ne sont pas encore assez matures pour aller au-delà du fantasme et elles occultent le reste.

    PS: Ne prenez pas mes théories comme généralisable à tout la population féminine. Nous restons des individus avant d’être catégorisé. Et les élucubrations d’une insomniaque ne sont pas toujours très pertinentes ou justes.

    • Bonjour et merci pour votre commentaire,

      J’analyse le concept de « syndrome du prince charmant » que j’appelle « syndrome de Cendrillon » dans mon article sur Pretty Woman…

      Je pense que si nous avons « toutes » ce fantasme, ou du moins que nous sommes nombreuses à l’avoir, c’est plus je pense pour des raisons sociétales et culturelles que psychanalytiques…

      On éduque les filles et les femmes à grand coup de contes de fées, de robes de princesses, de magazines féminins qui nous apprennent a trouver l’amûûûr et à le garder.

      Pour le côté égocentrique d’être une personne spéciale qui garde l’homme abusif… vous avez tout a fait raison, c’est même un fait reconnu en psychologie que l’on retrouve chez les femmes battues… On retrouve également le syndrome « de la sauveuse » qui pense qu’elle pourra sauver/changer l’homme grâce a son amour…

      Quand à la théorie psychanalitique, je pense qu’elle est plus applicable au côté « vampire dangeureux » qu’au côté « prince charmant »… Mais il aussi un côté sociétal, avec la culture du viol, ou le viol et la violence sont érotisées

      http://antisexisme.net/2013/01/09/cultures-du-viol-1/

      C’est pour ça que Twilight a eu un aussi grand succès, il joue sur un double fantasme : le prince charmant et l’homme dangeureux, et même triple fantasme puisqu’une héroïne banale est valorisée…

  32. Tout d’abord, merci pour cette critique qui, ce qui est malheureusement fort rare sur internet, n’est pas agressive et assez bien construite. J’aimerai quand même faire quelques commentaires :

    Tout d’abord, un petit détail concernant le côté exclusivement hétro de l’histoire, surtout en ce qui concerne l’imprégnation. En effet, celle ci a pour but (je n’ai pas réussi à retrouver la citation exacte, mais l’idée y est) de permettre au loup de se mettre avec la meilleure partenaire possible pour perpétrer la lignée. On comprend ainsi plus facilement le côté « ultra-hétéro ». Après, on en tire les conclusions qu’on veut au point de vue du statut de la femme, mais ça me paraissait intéressant de le souligner.

    Ensuite, je pense qu’on peut aussi parler du personnage de Leah Clearwater (peu traité dans les films ceci dit). C’est la seule femme louve, mais elle n’en reste pas moins présentée comme assez forte : c’est la plus rapide des loups, et dans le tome 4 elle devient la « louve bêta », la seconde de Jacob. Il est vrai cependant qu’on peut argumenter en disant qu’elle est déféminisé, elle est incapable de se reproduire, elle apparaît comme une sorte d’aberration génétique… Elle n’en reste pourtant pas moins un personnage ambigu, qui a souffert et pour qui, franchement, la vie est loin d’être rose. Pour moi, c’est aussi le personnage dont la psychologie se tient le mieux.

    J’aimerai terminer en disant que Twilight a des défauts et des qualités (après tout si il s’en avait pas, il n’aurait pas eu ce succès)et que, on aime ou on aime pas, chacun est juge ;)

    Sur ce, joyeuses fêtes à tous !

    • Bonjour et joyeuses fêtes a vous aussi !

      Je ne nie pas que Twilight ai des qualités (dans le sens ou c’est un roman « efficace », moi aussi j’ai été prise par l’histoire et les personnages), le but n’est bien entendu pas d’en faire une critique d’un point de artistique parce qu’effectivement c’est subjectif…

      Pour le ôté hétéro de l’histoire, il n’y a pas seulement les loups… pas vu le début d’une histoire homo chez les vampires (et il y en a beaucoup…) ou chez les humains.

      De plus le concepts d’imprégnation me gène car il nous ressort le concept de l’amour « destin »…

      Leah est un personnage intéressant,mais malgré tout sa principale caractéristique est d’être abandonnée par Sam lorsqu’il s’imprègne d’Emily… Le personnage est donc défini par sa relation avec un homme. De plus en tant que seule femme du groupe, elle participe au « principe de la stroupfette » défini ici : http://www.youtube.com/watch?v=opM3T2__lZA

  33. Il faut vraiment peu connaître les problématiques des violences conjugales pour voir dans Twilight une transcription du phénomène. Dans le cas des violences conjugales (ou de sexisme), c’est la société qui encourage la femme à rester aux côtés de son mari/amant/copain en banalisant la violence. Or dans le film, tout le monde dissuade Bella de rester avec Edward (son père, sa mère, Jacob, ses amis, les loups, et même les vampires et les volturi, etc) au motif que cette relation est toxique et va tuer son humanité. Mais Bella, qui est certes masochiste, décide de rester en connaissance de cause (je sais comment il est, je veux changer cad devenir vampire moi aussi).

    La critique est biaisée pour servir votre propos.

    Le modèle de self control dans le film est Edward, qui refuse les relations sexuelles, la vue du sang, par contre il tient absolument à se marier (alors que Bella s’en fout et n’accepte que pour pouvoir enfin se le taper), par ailleurs il est tolérant sur ses infidélités (avec Jacob à plusieurs reprises), lui laisse le choix et décide même de la quitter pour refaire sa vie. Et alors là, vous ne verrez JAMAIS un homme violent quitter sa femme pour qu’elle refasse sa vie lol, c’est plutôt le contraire, il la retient lorsqu’elle veut partir.

    Les femmes vampires veulent aussi croquer Bella, Jasper craque car il est le dernier transformé non parce que c’est un homme. Mais Alice quitte la pièce à son tour peu après bien qu’étant super amie avec Bella, Victoria rate aussi le meurtre d’Edward lorsque Bella lui offre son sang.

    L’imprégnation semble une transcription de la cristallisation du phénomène amoureux,

    Enfin, le refus de relations sexuelles n’est pas forcément religieux, c’est le dépassement.

    Et enfin Bella n’est pas la femme vulnérable, elle joue avec les sentiments des deux hommes, est stratégique même parfois pour mieux parvenir à ses fins, c’est seulement qu’elle n’utilise pas la force physique. Elle met aussi toute la famille vampire en danger ainsi que les loups dans tous les chapitres. C’est plutôt la femme fatale.

    Bref je déplore que vous auto-proclamiez spécialiste de la question des violences conjugales sur laquelle manifestement vous ne cinnaissez rien pour servir une thèse idéologique.

    • Tandis que vous avez l’air de vous y connaître à merveille sur le sujet.
      -La société, ce n’est pas juste les proches : le cas de figure où l’entourage de la victime lui dit de partir mais elle ne le fait pas (parce qu’elle estime qu’il y a de l’amour, parce qu’elle estime que c’est son devoir…) n’est pas rare. L’histoire ici montre justement Bella rester par ce fameux amour, et être récompensée à la fin.
      -Il n’y a pas un schéma unique de violence conjugale et parfois c’est celui qui est violent qui part. Parfois il revient après d’ailleurs.
      -Dans une relation violente, quitter l’agresseur est aussi courir le risque d’attiser sa colère, donc risquer sa vie (ce qui n’est pas une façon de parler, pour rappel une femme tous les trois jours meurt sous les coups de son conjoint), alors merci pour le « masochiste »…

  34. Je suis globalement d’accord avec cet article. Je trouve que Twilight véhicule aussi le racisme à travers la couleur de peau des vampires : ils sont blancs et ce sont les meilleures créatures du monde. En effet, ils sont forts, ils sont grands et beaux… Même quand un noir se transforme en vampire, il devient presque blanc, comme pour rejoindre l' »élite ».
    En revanche, je ne suis pas trop d’accord sur le fait qu’on associe chasteté = patriarcat. Fondamentalement, les religions monothéistes ordonnent de ne pas avoir de relations sexuelles avant le mariage POUR LES DEUX SEXES. Mais les hommes (comme d’habitude) ont détourné cette obligation pour en faire une priorité pour la femme, alors qu’à la base, cette ordre doit autant être appliqué à la femme qu’à l’homme. Moi, par exemple, je ne veux pas avoir de relations avant que je me marie, et je me revendique comme féministe. Je ne vois pas où est l’incompatibilité là-dedans. Être féministe, c’est défendre l’égalité des droits entre hommes et femmes, un point c’est tout.
    Par contre, là où la saga est vraiment misogyne, c’est dans le fait que Bella est incapable de faire des choix, qu’elle laisse Edward la dominer…

  35. Il n’y a pas d’incompatibilité entre féminisme et désir de chasteté en effet, mais ce n’est pas pour autant que la valorisation de la chasteté n’est pas patriarcale. De la même façon, on peut être [femme] féministe et mettre un point d’honneur à toujours se maquiller et prendre soin de son apparence, et on peut être féministe et ne jamais se maquiller ni s’en préoccuper. Ça ne veut pas dire que le patriarcat n’a rien à voir avec l’injonction à la beauté féminine ni avec son mépris de celles suivant cette injonction, ça veut juste dire que les femmes vivent comme elles peuvent et comme elles se sentent le mieux dans un contexte patriarcal.
    Ici, même si l’abstinence avant le mariage est requise pour les deux sexes, c’est pour une question de grossesse et c’est sur la femme et non l’homme que l’opprobre retombe lorsque ça arrive.

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