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Le Roi Lion (1994), ou l’histoire de la vie expliquée aux enfants

Plus gros succès d’animation de tous les temps, Le Roi Lion distance de très loin toutes les autres productions Disney au box office mondial. Vu et revu inlassablement par nos enfants, ce sommet du savoir-faire esthétique du studio est aussi malheureusement un monument indépassable (soyons optimistes…) d’idéologie réactionnaire sur tous les plans. Un article spécialement consacré au sexisme de ce film étant déjà publié sur ce site, nous nous concentrerons donc ici sur les autres belles valeurs qu’il véhicule.

Le « cycle de la vie », ou l’ordre hiérarchique immuable

La chanson inaugurale donne le ton en opérant d’emblée la naturalisation de l’ordre politique existant, ici la monarchie. La reproduction de l’ordre politique est dès le début identifiée à la reproduction des espèces dans le cycle de la vie : « c’est l’histoire de la vie, du cycle éternel… ». Ce n’est pas un hasard si ce Disney ne comporte aucun personnage humain : l’histoire qui nous est contée relève intégralement de la nature, de l’ordre naturel[1].

En l’occurrence, l’ordre politique qui est ici naturalisé est la monarchie absolue avec les deux grands principes de (1) transmission héréditaire du pouvoir (« recueillir l’héritage qui vient du fond des âges dans l’harmonie d’une chaîne d’amour »), et (2) hiérarchisation de la société, symbolisée par le dispositif vertical où le roi trône au sommet de son immense rocher tandis que la masse grouille à ses pieds. La leçon est simple : dans la vie, il y a ceux qui sont par nature destinés à commander et ceux/celles qui sont par nature destiné-e-s à obéir. Sans complexe, Disney ne prend même pas la peine de justifier cet ordre inégalitaire par une idéologie pseudo-démocratique (où le peuple élirait par exemple son chef lors d’un vote).  Non, ce qu’il y a de bien avec les enfants, c’est qu’on peut leur faire avaler n’importe quoi, alors pourquoi ne pas revenir carrément au bon vieux temps où l’idée même de consulter le peuple pour décider qui allait le dominer relevait juste de l’impensable…

Le peuple en bas, le chef et ses adjoint-e-s en haut. Tout le monde est bien à sa place chez Disney

D’homme à homme, Mufasa expliquera en détail à son fils en quoi consiste ce « cycle éternel » qu’il a pour mission de reproduire dans un cours dont on ne sait pas très bien de quelle matière il relève, politique ou sciences naturelles… L’initiation commence symboliquement au sommet du phallus géant dont la femme (Sarabi) s’auto-exclue, elle qui a bien compris qu’il s’agissait ici de choses sérieuses (le pouvoir n’est vraiment pas un truc de femme…). De sa voix de noble patriarche, Mufasa déroule sa leçon : « Regarde Simba, toute cette immensité baignée de lumière est notre royaume ». La transmission héréditaire ne concerne donc pas seulement le pouvoir et ses responsabilités, mais aussi la propriété du royaume tout entier. Certains possèdent des empires dès leur naissance, alors que d’autres ne possèdent rien, c’est le cycle de la vie… Mufasa enchaîne alors en reprenant la métaphore naturalisante inaugurée dans la première chanson : « Le temps que passe le roi à gouverner ressemble à la course du soleil. Un jour viendra où le soleil éteindra sur moi sa lumière, et se lèvera pour faire de toi le nouveau Roi ». Simba, qui a déjà bien compris la leçon, en conclut : « Et tout ça m’appartiendra ». Et Mufasa de confirmer : « Absolument tout ».

La satisfaction des dominants devant l’immensité de leur royaume

Mais conscient de ce que cette scène peut avoir de choquant, même pour un public endormi par la « magie Disney », le studio en atténue immédiatement le propos. La mystification commence lorsque Mufasa interdit à son fils de pénétrer dans la zone d’ombre aux frontières du royaume. Simba : « Je croyais qu’un Roi faisait ce qu’il voulait ? » / Mufasa : « Le devoir d’un monarque va au-delà de sa volonté d’agir ». Le pouvoir d’un Roi n’est donc pas si absolu que cela. Nous voilà rassuré-e-s, celui-ci n’est pas un tyran qui fait ce qu’il veut, mais le garant d’un ordre naturel qui obéit donc à des lois qui le précèdent. Ecoutons Mufasa : « Tout ce que tu vois obéit aux lois d’un équilibre délicat. En tant que Roi, il te faut comprendre cet équilibre et respecter toutes les créatures, de la fourmi qui rampe à l’antilope qui bondit ». Petit à petit, l’idée de hiérarchie et de pouvoir absolu disparaît donc pour laisser place à un discours pseudo-écologique sur l’équilibre de la nature et le respect de toutes les créatures. Mais Simba, qui sent bien comme nous qu’il est en train de se faire embrouiller, rétorque très pertinemment : « Mais les lions mangent les antilopes ? ». Et Mufasa de monter encore d’un cran dans le ton paternaliste et insupportablement pédagogique : « Oui Simba, mais laisse moi t’expliquer : Quand nous mourons, nos corps se transforment en herbe, et l’antilope mange l’herbe. C’est comme les maillons d’une chaîne dans le grand cycle de la vie ». En résumé, contrairement aux apparences, il n’y a pas du tout de hiérarchie ici, mais un « grand cycle de la vie », ou chacun-e est dominé-e et domine à son tour… En plus de naturaliser le pouvoir de la race supérieure des lions, ce discours totalement mystificateur opère donc un déni massif de ce pouvoir derrière un discours politiquement correct sur la nécessité de cultiver une conscience écologiste.

Mufasa va alors avoir l’occasion de faire la démonstration de l’étendue du « respect » qu’il porte à « toutes les créatures » grâce à l’arrivée de Zazou…

Zazou, le larbin content de l’être

Serviteur du Roi, ce personnage se situe au plus bas dans l’échelle sociale, comme en témoignent les multiples humiliations qu’il subit de toute part, et ce dans une ambiance bon enfant (puisque, évidemment, humilier quelqu’un juste parce qu’on l’a décrété inférieur est quelque chose de profondément hilarant). Les festivités commencent pour lui dès la première fois qu’il se présente à Mufasa pour lui faire son traditionnel « rapport du matin ». Il commence ainsi son compte rendu : « Les abeilles bourdonnent que les léopards n’ont pas la tâche facile … ». Mais immédiatement, Simba et Mufasa se détournent de lui (pourquoi un Roi se soucierait-il des problèmes de son peuple ?…) pour parler entre hommes de choses plus importantes : comment apprendre à chasser les espèces inférieures (pour lesquelles, je le rappelle, le Roi a un immense respect, « de la fourmi qui rampe à l’antilope qui bondit »…). Et là, Zazou sera d’un tout autre intérêt aux yeux de ses maîtres : il va pouvoir servir de cobaye. Après lui avoir expliqué quelle allait être sa fonction, Mufasa lui ordonne de se retourner. Et le larbin s’exécute, évidemment, pour finir par être traîné dans la boue, à la grande joie de son maître.

« Retourne-toi larbin »

Le rire du dominant

Ainsi humilié pendant tout le film, Zazou restera pourtant fidèle jusqu’au bout à ses « bienfaiteurs », comme s’il acceptait au fond sa position d’infériorité dans le « grand cycle de la vie », conscient de la hiérarchie naturelle existant entre les espèces inférieures et supérieures. Or, comme on va le voir, cette hiérarchie s’exprime notamment dans une très précise répartition du savoir entre les différents personnages.

Les humiliations du minable Zazou. Hilarant n’est-ce pas ?

            La répartition du savoir

Puisque le rôle du Roi consiste essentiellement à connaître les lois de la nature pour en maintenir l’ordre (« Tout ce que tu vois obéit aux lois d’un équilibre délicat. En tant que roi tu dois comprendre cet équilibre »), c’est la possession du savoir (que les autres n’ont pas) qui légitime en dernier lieu son pouvoir. Si certains commandent alors que d’autres doivent se contenter d’obéir, c’est parce que seuls les premiers savent ce qui est bon pour la société, les second-e-s végétant dans une espèce d’ignorance congénitale.

D’un côté, il y a tous ceux/celles qui ne savent pas : (1) ceux/celles qui sont complètement débiles et manipulables : les hyènes, (2) ceux/celles qui croient qu’ils savent alors qu’ils ne savent pas (Timon) ou qui savent parfois mais sans le savoir (Pumba), (3) ceux/celles dont la pensée est étroitement limitée à de la restitution factuelle et qui ne valent même pas la peine d’être écouté-e-s (Zazou), et (4) ceux/celles qui n’ont jamais la parole (les lionnes et les autres animaux de la savane). A l’intérieur de ce groupe d’ignorants, il existe néanmoins une certaine hiérarchie : si certain-e-s sont irrécupérables parce que trop idiot-e-s (les hyènes), d’autres ont cependant ce mérite de savoir reconnaître leur chef légitime, le savoir minimal en quelque sorte…

Le bon peuple qui sait se soumettre devant son chef

D’un autre côté, il y a ceux qui savent : Mufasa et Rafiki (bientôt rejoints par Simba, lorsqu’il aura « franchi la frontière du savoir » comme dit la chanson). Mufasa est le représentant de la raison, de la science, celui qui connaît les lois de la nature et qui les explique simplement et pédagogiquement. Alors que Rafiki est une sorte de shaman mystique, qui ne connaît que de manière intuitive. On peut noter au passage que seul ce personnage est doté d’un accent « africain », alors que toute l’histoire est censée se dérouler au Kenya. On pourrait s’étonner de trouver un racisme aussi primaire (noir = singe) dans une production de cette envergure en 1994, mais c’est peut-être cela au fond la « magie Disney »… Au final, Rafiki incarne un type de savoir religieux et archaïque dépassé par rapport au savoir rationnel et scientifique des blancs civilisés et éclairés. Car le rapport entre Mufasa et Rafiki correspond à un schéma colonialiste des plus classiques. En effet, le singe est le représentant du peuple dominé qui reconnaît la légitimité du colon blanc et le guide vers le trône (comme dans la dernière scène où, sous la pluie régénératrice, il montre à Simba le sommet du rocher des lions, l’invitant ainsi à « reprendre sa place »).

Le shaman mystique montrant la voie au maître blanc

En ce qui concerne Scar, celui-ci est certes lui aussi intelligent (comme il le dit d’ailleurs lui-même au début), mais son intelligence n’étant pas jointe à la beauté physique (et donc morale, vu que les deux sont liées chez Disney), elle prend une forme uniquement calculatrice, machiavélique. Son intelligence est basse, étroite, elle lui permet juste de manipuler les idiot-e-s pour arriver au pouvoir, et s’oppose donc à l’intelligence noble de Mufasa qui est indissociablement sagesse.

Puisque Simba est a priori désigné comme Roi en puissance (car appartenant à la race supérieure des lions) alors qu’il ne sait rien au début, et puisqu’aucun des autres personnages n’évolue à ce niveau pendant l’histoire, le film semble donc nous présenter cette répartition du savoir non seulement comme naturelle, mais apparemment aussi comme immuable.

            Le pouvoir aux méritants

Mais l’hérédité et le savoir ne sont pas les seules qualités légitimant le pouvoir de Simba, car sinon l’injustice au cœur de cette reproduction sociale apparaîtrait peut-être trop clairement. Pour achever la légitimation du pouvoir du futur roi, le studio prend donc soin de montrer qu’il mérite aussi ce pouvoir de par sa volonté et son sens des responsabilités.

C’est le sens de tout le parcours initiatique de Simba. Au départ insouciant lorsqu’il allait traîner dans le territoire des hyènes, il a cherché à « fuir ses responsabilités » de manière définitive en vivant à la Hakuna Matata avec Timon et Pumba, dans un trip infantile et régressif (on le sait, les gens qui veulent vivre sans travailler ne sont que des parasites fainéants et profiteurs). Nala viendra tenter de le réveiller de son apathie, mais ne pourra faire naître en lui complètement ce sens de la responsabilité qui est avant tout une affaire d’hommes (puisque ce sont Rafiki et Mufasa qui finiront par le convaincre de revenir sur le droit chemin).

Les irresponsables qui n’ont pas compris que la vraie vie ne se passait pas à flâner en mangeant des insectes, mais à travailler pour se payer un bon steak

On peut comprendre de la même manière l’acte extraordinaire par lequel Simba, prêt à tomber dans les flammes lors de son combat final avec Scar, trouve en lui toute la force lui permettant finalement de vaincre son adversaire. Certes, ce regain d’énergie correspond à la perte du sentiment de culpabilité qui pesait sur lui depuis la mort de son père, mais on peut aussi voir dans cet acte une démonstration de la volonté et de la détermination du futur Roi qui a enfin décidé de prendre réellement en main sa destinée. Il ne suffit pas d’être l’élu, le plus fort et le plus beau pour être un chef légitime, il faut aussi le mériter en faisant preuve d’une force de volonté supérieure à la moyenne.

Or ce sens des responsabilités concerne, on l’a vu, l’ordre naturel qu’il importe de maintenir. C’est ce qui fait la différence entre un bon roi et un mauvais : le premier est éclairé et agit pour le bien commun, alors que le second fait ce qu’il lui plaît. Le studio martèlera cette distinction tout au long du film, et la déclaration de Mufasa selon laquelle « le devoir d’un monarque va au-delà de sa volonté d’agir » fait ainsi écho à celle de Scar hurlant « je fais ce qu’il me plaît ! ». Face à ces deux modèles radicalement opposés (le monarque éclairé incarné par Mufasa et le tyran égoïste incarné par Scar), Simba devra choisir. Au départ engagé sur la mauvaise pente (au début, il chante à tue-tête « je veux faire ce qu’il me plaît »), il finira par voir la lumière et devenir ainsi un dominateur bienveillant comme son père…

 

La menace fasciste et les gens du ghetto

Comme on l’a dit, Scar sert ici de repoussoir diabolique à l’idéologie du chef éclairé. Pour représenter le type de pouvoir qu’il exerce, Disney se sert allègrement dans l’imagerie fasciste/stalinienne.

Scar, le Staline de la savane

Ouf, heureusement qu’il y a des chefs assez bons pour nous sauver de ça et nous dominer dans l’harmonie et « le respect de toutes les créatures »…

Notons au final que l’armée de ce Hitler en jupon qu’est Scar (cf. l’analyse du sexisme de ce film sur ce site) n’a pas été recrutée dans n’importe quelle couche de la société. En effet, les hyènes ont cela de particulier qu’elles vivent dans une région particulièrement délabrée et insalubre (le cimetière des éléphants) et parlent d’une manière on ne peut plus familière. Elles sont de plus dotées dans la version originale d’accents très prononcés : afro-américain pour Shenzi (doublée par Whoopi Goldberg) et latino pour Banzai (doublé par Cheech Marin). On les a reconnues, il s’agit ici de ces minorités ethniques si gênantes pour le pouvoir blanc qu’il semble plus raisonnable pour lui de les ghettoïser. C’est ainsi avec un zèle raciste et classiste non dissimulé que Disney s’acharne joyeusement à représenter ces personnages comme le sommet de la vulgarité et de la bêtise (sans parler de leur laideur et du fait qu’ils sont dominés par une femme, Shenzi…).

Les incurables abruti-e-s

Pour résumer, qu’apprend donc Le Roi Lion aux enfants. Tout d’abord que le monde se divise en deux catégories : la race supérieure des chefs, qui possèdent non seulement le savoir, mais sont aussi méritants et responsables, et la race inférieure de ceux/celles qui sont voué-e-s à obéir parce qu’ils sont fondamentalement ignorants. Mais aussi que le fascisme c’est mal, alors que le gouvernement d’un chef éclairé c’est bien. Que les efféminés, les pauvres et les minorités ethniques sont louches. Que la colonisation était somme toute une bonne chose consentie par les sages des peuples inférieurs. Que le pouvoir et le savoir sont des affaires sérieuses, qui doivent donc être confiées aux hommes. Que les femmes sont là pour accompagner les hommes vers leur destinée, et qu’elles doivent apprendre à se soumettre même quand elles sont plus fortes que les hommes. Que lorsqu’on est moche, on est forcément mauvais. Que l’ordre politique est fondé en nature et ne doit donc en aucun cas être bouleversé (sous peine de voir le monde se transformer en un immense ghetto…). Que ne pas travailler est forcément une attitude régressive et irresponsable. Qu’il n’est pas si grave de mépriser et d’humilier certains individus si ceux-ci sont des minables congénitaux… Mais arrêtons-nous là, il ne faudrait pas trop briser la « magie Disney ». Après tout, Disney c’est sacré non ?

Paul Rigouste

PS : Ce post-scriptum pour signaler la parution récente d’un article particulièrement intéressant sur ce classique Disney : « Le Roi Lion, mythe américain » de Civan Gürel (publié dans le numéro de CinémAction intitulé Les minorités dans le cinéma américain, numéro dirigé par Anne Crémieux et publié en août 2012). Cet article, beaucoup plus approfondi et documenté que le mien, replace avec une grande précision le film de Disney dans l’imaginaire américain. Je vous invite ainsi fortement à le consulter si l’approche politique du Roi Lion vous intéresse, car il permet d’aller beaucoup plus loin dans la réflexion que mon modeste article.

[1] Insister sur l’idée selon laquelle le lion serait le « roi des animaux » en donnant pour titre au film « le Roi Lion » a la même fonction : naturaliser tout ce qui relève du politique.

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88 réponses à Le Roi Lion (1994), ou l’histoire de la vie expliquée aux enfants

  1. Qu’apprend le roi lion aux enfants: rien, comme la plupart des films. Que nous apprend-il sur ceux qui l’ont fait, c’est peut-être plus la question (mais on s’en fout pas mal vu qu’on n’avait pas l’intention de les épouser).

    Je ne vois pas en quoi c’est un problème, sauf pour des enfants qui ne regarderaient que ça et ne sortiraient jamais de chez eux. En vous suivant, on en viendrait à bannir tout un tas de productions qui ont leur place dans une offre, disons, idéologiquement variée. (J’inclus dans l’offre le discours des enseignants, celui des parents, les livres réacs genre Comtesse de Ségur, et les productions écolo-démocratiques actuelles dont la qualité va d’excellent à navrant, indépendamment des principes qui les sous-tendent).

    Par ailleurs, je ne sais pas si vous vous en rendez compte, mais si le roi lion est comme il est, c’est que ça plaît aux enfants. Eh oui, la majesté du chef, c’est toujours plus marrant qu’un pauvre processus démocratique; la beauté morale qui rayonne sur le physique, c’est plus chouette que quand les gentils puent du bec. Autant l’assumer, et adhérer plus tard au principe démocratique en connaissance de cause.

    • Ok, alors en suivant votre raisonnement, il serait acceptable de montrer impunément des films de propagande nazie aux enfants, vu que les films n’apprennent rien à celleux qui les regardent? Il est judicieux de garder en tête que les films « de propagande » sont souvent des histoires, des narrations avec des personnages qui incarnaient les différentes valeurs en jeu. Le régime nazi (et bien d’autre état de par le monde, hier comme aujourd’hui) ont tout de suite compris le potentiel idéologique du cinéma et l’ont investi fortement, précisément parce-que ce que vous dites est faux: les films apprennent énormément de choses aux enfants, ainsi qu’aux adultes. Il est même consternant de voir à quel point les enfants s’identifient aux personnages de leurs films préférés, et veulent imiter leurs apparences, leurs comportements, et même leur dialogues.
      Prétendre que malgré cela, les enfants n’apprennent rien des films en termes de valeurs est à mon avis difficile. Lorsque l’on voit un garçon et une fille jouer ensemble (je suis dans la garde d’enfants, et les exemples ne manquent pas) et l’un se retrouve systématiquement dans la peau du prince sauveur et l’autre dans la peau de la princesse à sauver, difficile de ne pas voir là une influence des histoires sexistes qu’on raconte aux enfants. Et difficile également de ne pas voir le début d’une ségrégation de genre. Je ne vois pas pourquoi en soi il ne pourrait pas y avoir un renversement de ces rôles-là, ou alors des rôles plus égalitaires, mais l’un des problèmes c’est que les enfants manquent cruellement de références auxquelles s’identifier (les histoires où les princesses sauvent les princes sont plutôt rares), et que bien souvent les parents sont encore eux-mêmes sous l’influence des représentations sexistes véhiculés par notre société. Les références qu’illes ont sont très souvent calquées sur les normes de genre.

      Il est donc à mon avis TOUT A FAIT légitime de critiquer une production socio-culturelle tel qu’un film Disney car c’est un film qui a de l’influence sur les enfants qui le regardent. J’ai dit ailleurs sur ce site que la question n’est pas de bannir quoi que se soit, ou de demander à Disney de gentiment changer le contenu de ces histoires, mais de reconnaitre que ces films sont chargés de valeurs et qu’il faut y réfléchir, plutôt que de planter nos enfants devant un poste à télé et laisser une corporation multinationale comme Disney (qui a quand même un tout petit plus de moyens que la plupart des gens) leur communiquer des valeurs qui, une fois qu’on analyse un peu, ne sont pas jojo du tout. Cela me semble être un travail démocratique de fond.

      Je pense par ailleurs qu’il est fort possible de montrer beaucoup de choses aux enfants, à partir du moment qu’on en discute avec elleux et qu’on puisse développer leur sens critique envers les films (et autres productions socio-culturelles) qu’illes regardent. Il n’est pas impossible, par exemple, de regarder de la propagande nazi avec les enfants, à partir du moment où on leur montre bien COMMENT les mécanismes de la propagande nazi fonctionne, et POURQUOI les valeurs communiquées sont ignobles et haineuses. Dans ce sens, je réponds à ma question du début.

      [J’ai une amie institutrice qui de temps en temps lit des albums de jeunesse sexistes avec les enfants de sa classe pour ouvrir le dialogue avec elleux et permettre à ses dernièr-e-s de se rendre compte des présupposés sexistes de l’histoire. Elle reconnait qu’on ne peut pas faire ça tout le temps car ça devient lourd pour les enfants, mais que les débats sont passionnants et peut-être bien plus « éducationnel » pour les enfants que juste simplement lire l’histoire et renforcer les stéréotypes sexistes]

      J’utilise la comparaison avec la propagande nazi, car c’est le plus connu historiquement, mais j’aurais très bien pu parler (entre autres) de la propagande anti-syndicat diffusée par la classe dirigeante étasuniennes après la deuxième guerre mondiale, et dont un film comme « sur les quais » (et bien d’autres) peut être vu comme un corolaire.
      Les très grosses boites comme General Motors, par exemple, arrêtaient leur production jusqu’à 30 minutes par jour pour diffuser des petits films à leurs employé-e-s, que celleux-ci étaient obligé-e-s de regarder sous peine d’être licencié-e-s. Je ne suis pas un dirigeant d’une grosse boite, mais il me semble que pour arrêter la production pendant 30 minutes par jour, il me faut une bonne raison et il faut surtout que cela soit rentable. Il faut que je sois convaincu que ces films vont avoir une influence.

      Alors, soit tous ces gens se trompent et en fait l’influence des films est une illusion complète, et les individu-e-s de notre société s’auto-construisent par une force intérieure et imperméable à toute influence extérieure, soit il y a un truc. Et si il y a un truc, il va de soi qu’un film peut et doit être critiqué sur son contenu, et qu’il est même important de le faire.

      Et je dis ça parce-que vous ne semblez pas remettre en cause l’idée que les valeurs que véhiculent Le Roi Lion sont atroces, mais juste que celles-ci peuvent avoir une influence sur le public.

      En ce qui concerne l’idée que Le Roi Lion est comme il est parce que ça plait aux enfants, j’ai envie de dire que le même argument, mais alors EXACTEMENT LE MÊME, aurait pu être utilisé en faveur d’un film comme Dumbo (et d’ailleurs bien d’autres, comme par exemple Aladdin, mais pas que des Disneys), énorme carton au box office de l’époque, et qui a été encore et encore critiqué pour ses stéréotypes racistes. Mais, puisque le racisme plait aux enfants! Quel est le problème?
      On devrait juste laisser n’importe qui dire n’importe quoi aux enfants sans leur rétorquer quoi que se soit? Encore une fois, je suis contre la censure, mais dire qu’on devrait fermer notre gueule face à des propos racistes, homophobes, sexistes et autres, et tout ça parce que « ça plait aux enfants », je trouve ça un brin scandaleux.

      Alors, outre la possibilité que l’on ne serait peut-être pas d’accord sur le contenu du « principe démocratique », affirmer que la monarchie, l’impérialisme, le sexisme, le racisme, et les autres horreurs du Roi Lion sont plus « marrant » qu’un film qui aurait (par exemple) montré le renversement des lions et l’instauration d’une démocratie parmi (tous) les animaux, ou alors le personnage de Zazou se révolter et mettre une gifle à Mufasa, j’ai envie de dire: « marrant » pour qui? Pour les dominants et celleux qui aspirent à la domination?
      Il faudrait donc apprendre aux enfants que la gloire du chef, le racisme, le sexisme, c’est « marrant », et puis ensuite leur dire « mais non, en fait la vie c’est pas drôle, il faut être démocratique et tout, c’est trop la merde »? Un peu trop schizophrène pour moi, surtout que je ne trouve pas la gloire du chef, ou le racisme, ou le sexisme « marrant », et il y a de nombreux films qui ne glorifient pas toutes ces formes de domination et qui pourtant ne sont ni des flops commerciaux, ni à mon avis des « mauvais » films au sens esthétique.

      J’aimerais finir en disant qu’il est évident que critiquer un film ne veut pas dire rejeter en bloc tous les aspects du film. Il est très clair par exemple avec Le Roi Lion que le film est très bien fait, que les dessins sont très réussis et cela fait parti des raisons pour lesquels j’avais adoré quand j’étais enfant et même ado et même adulte. (En ce qui concerne Le Roi Lion, autant plus de raison de critiquer le contenu, à mon avis, car l’esthétique plus que réussi du film fait passer le contenu éthique avec d’autant plus de brio.)
      Même si pour Le Roi Lion l’analyse du film s’avère particulièrement sévère pour celui-ci, il y a plein d’autres films (et livres et BD etc…) qui peuvent nous gêner sur un point et pas d’autres. Il y a des albums que je lis aux enfants que je garde parce qu’ils sont très chouettes sur plein de niveaux (aussi bien esthétiques qu’éthiques), sans toutefois oublier les aspects qui me gênent, et, le cas échéant, en parler avec elleux.
      Et, pour prendre un exemple encore plus personnel, il m’arrive très souvent de regarder des gros navets à gros budget parce que j’aime bien regarder des scènes d’actions spectaculaires, tout en gardant à l’esprit que les valeurs véhiculées par le film est totalement ridicule et plus que critiquable.
      Critiquer et analyser ne veulent dire nullement juger les personnes qui regardent ces films, mais bien plutôt d’essayer de partager et de multiplier des points de vues sur ces films. Car plus on multiplie les points de vues, plus on a des chances de développer son sens critique et de voir les mécanismes qui régissent les productions socio-culturelles que l’on consomme tous les jours en France (en juin 2012, selon le CNC, 14,68 millions d’entrées de cinéma), et qui, que l’on le veuille ou pas, véhiculent des valeurs qui valent la peine d’être discutées.

      • Oh, merci pour cette réponse, mais honnêtement mon commentaire n’appelait pas tant de développement: c’était pour dire qu’il n’y avait pas de quoi se mettre la rate au court-bouillon et que l’important était de ne pas regarder QUE le roi lion. Je trouve votre analyse juste, mais assez inutile, en réalité. Il est vrai, cela dit, que je me place du point de vue d’un parent qui a les moyens de fournir (et de commenter) une offre plutôt variée… (et qui a trouvé que le Roi Lion était une pure daube mièvrasse et irregardable).

    • Au sujet de la non influence des films sur ceux qui les regardent :
      Je viens de me rappeler que lorsque j’étais plus jeune, des adultes m’ont certifié que les mères devenaient forcément et obligatoirement jalouses de leurs filles lorsque celles-ci grandissaient ; et ils prenaient comme exemple Blanche-Neige.
      Je m’en rappelle très bien car cela m’avait perturbée. Cela me faisait peur : je me demandais si forcément un jour ma mère serait jalouse de moi et si moi-même, je serais forcément jalouse de mes filles si un jour j’en avais.

      • Par rapport à l’influence, j’ai juste envie de vous dire que je tombe des nus en lisant votre article car je n’avais jamais ressenti cela face au Roi lion quand j’étais petit, et je crois qu’il serait de sortir du tout politique car je reste convaincu que la plupart des arguments que vous avancez ne sont pas perceptibles pour un enfant. Quand j’étais petit, je voyais un film avec un méchant très méchant, des personnages qui me faisaient rire et une histoire assez jolie ! Mais je viens d’apprendre que j’étais un immonde raciste et royaliste et que Shakespeare aussi !

        • Mais moi non plus je n’ai jamais ressenti cela face au Roi Lion, ni à mon avis aucun (ou alors vraiment très très peu) d’enfants.
          Lorsque l’on montre de la propagande aux enfants (dans des sociétés totalitaires ou pas), les enfants ne sont pas traumatisés. Au contraire, illes rigolent, sourient, ont peur etc… Le message contenu dans le film est imperceptible pour elleux, pourtant il a une influence. Je pense par exemple aux publicités destinées aux enfants. Les enfants voient pleins de couleurs, des enfants qui s’amusent, et veulent les imiter. Ils ne sont pas conscient qu’on veut leur vendre quelque chose et que ce qu’ils viennent de voir est conçu (avec l’aide de psychologues) avec le but de susciter en elleux un désir. Tout ce qu’illes perçoivent c’est le désir. Il y a même des études extraordinaires (effectués par les plus grosses boites de jouets au monde) qui montrent que plus un-e enfant répète à ses parents son désir d’avoir tel ou tel jouet, plus un parent (en dépit du fait que l’étude montre bien que les parents détestent cette répétition) va avoir tendance à lui acheter. Du coup, le but du jeu, c’est de manipuler l’enfant pour susciter un désir. Mais l’enfant ne sait bien évidemment pas qu’ille est manipulé-e, cela va de soi.

          http://www.youtube.com/watch?v=0ZmQ-YL63fM

          (C’est le lien vers The Corporation, la partie qui parle de tout ça se situe entre 1:04:05 à 1:08:34, mais je vous conseille également tout le reste 🙂

          • La pub, c’est une chose. Et je suis on ne peut plus d’accord.

            Mais, si l’on applique ce que tu dis dans le film, c’est désuet. Tu parles principalement de domination d’êtres sur d’autres êtres.
            Or un enfant n’est pas plus incité par un objet de culture à être supérieur à un autre être, puisque c’est une caractéristique commune à nous tous (« dominants » et minorités) :
            Plus exactement, c’est la nature humaine, ou du moins la nature de l’Homme en société, qui veut que l’on dépende du regard d’autrui, et que l’on cherche automatiquement à assujettir autrui pour appliquer notre domination sur lui. Et ce, consciemment ou inconsciemment, dans les rapports physiques, oculaires, sociaux, ou autres…

            Il est étonnant et intéressant de la part de Disney de vouloir entamer un débat sur la nature humaine dans Le Roi Lion. J’en suis ravi 🙂

            Pour plus de détails, c’est Monsieur Jean-Paul qui a mis ça au clair, dans L’Etre Et Le Néant.

          • Je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire, il va falloir expliciter…

            La domination ça fait parti de la « nature humaine », c’est ça l’idée? L’on (les hommes, les femmes? les riches, les pauvres? les blanc-he-s, les noir-e-s? Ah oui vous avez dit « l’Homme en société », c’est juste les hommes alors? Ou peut-être vouliez-vous dire « les êtres humains »?) cherche automatiquement à assujettir autrui, et ce sans médiation sociale, c’est à dire c’est une pure émanation des gènes? des hormones? du sang? de la glande pinéale?
            Et dans tout ça, les objets de culture n’auraient aucune influence? Donc, pour prendre un exemple extrême et gagner un point Godwin, les films de propagande que l’on montrait à la Jungvolk Hitlérienne n’avaient aucun effet? Parce que de toute façon ces jeunes illes voulaient déjà exterminer les juifs, c’était dans leur « nature humaine »? Mince alors, quel charlatan ce Goebells.

            Également, si j’ai bien compris, il serait impossible d’arrêter ce processus consciemment, car « inconsciemment », l’on veut quand même dominer « autrui » (c’est qui autrui? n’importe qui? notre meilleur ami-e? les étrangers? les hommes? les femmes? les riches? les pauvres? etc.)? Du coup essayer de démanteler les systèmes d’oppressions ça ne sert à rien, parce que « la nature humaine » en a décidé autrement. Pratique comme discours pour les personnes qui dominent. Et puis pour les dominé-e-s, tant pis pour leur gueule…

            C’est ça l’idée, ou je comprends mal?

            Je pense que nous parlons un langage différent nous deux, parce que personnellement, Jean-Paul Sartre, niveau pertinence politique, je le trouve assez proche de zéro, comme la plupart des philosophes d’ailleurs (que je me suis tapé pendant 4 ans à la fac), tout simplement parce que leur méthodologie n’est pas quelque chose que je trouve intéressant politiquement.

          • Jean-Paul Sartre* pas mon voisin Jean-Paul Huet, rond comme une queue d’pelle du matin au soir.

          • Je vous montrais que j’étais également capable de faire une interprétation foireuse et de l’argumenter.
            Pour votre culture, sachez que cette théorie sur l’Homme et Autrui de Jean-Peul Sartre existe réellement, et qu’elle traite des rapports dominants/dominés que vous chérissez tant.

            Mais je vous félicite pour ce gracieux point Godwin, qui prouve que le débat n’était d’ailleurs pas voué à aller bien loin.

          • Ça alors, et moi qui pensait que nous allions enfin accéder aux arguments cachés de Flavien, qui allait enfin se décider à tenir une position claire et argumentée jusqu’au bout…

            Ptet la prochaine fois? 🙂

        • Exactement. Et cela vaut également pour les adultes.
          La critique du Roi Lion qui faite ici est personnelle, car que le rédacteur ne l’assume ou pas, c’est une interprétation de son fruit.

          En regardant Le Roi Lion, et toute la collection Disney d’ailleurs, je n’ai personnellement jamais remarqué ni été influencé par les soit-disant propos patriarcaux, pro-monarchiste, machiste et tout le blabla.

          Et ce pour une simple et unique raison : je n’ai pas vécu enfermé dans ma cave, j’ai rencontré des gens et vécu des situations qui m’ont prouvé que le monde ne se réduisait pas à une dizaine de groupes proprement similaires. Et certainement pas concernant les groupes définis par le sexe, la sexualité ou même le niveau social.

          Les rédacteurs ont tort de catégoriser et de ranger nombre de personnes dans des cases, encore plus quand c’est ce qu’ils essayent de dénoncer (le syndrome de l’extrémisme, malheureusement).

      • Oui, je suis comme toi, en un sens.

        J’ai eu une très grande jalousie envers les femmes de race asiatiques de l’extrême Est, récemment.
        Cela m’est venue inconsciemment durant un fil des événements.

        Les adultes… et les scientifiques ont un pouvoir de la suggestion assez potentiel. Cela est due à notre position précaire, nous, les enfants par rapport à leur position d’un pouvoir, les adultes et les scientifiques.

        Souvent, les adultes et les scientifiques m’ont dit des choses qui m’ont fait mal.
        Oui! Les idées qui émanent des fenêtres culturelles muent subtilement et au fil du temps notre conscience et notre inconscience.

        Ton exemple, Troispommes, est très bien.

    • > la majesté du chef, c’est toujours plus marrant qu’un pauvre processus démocratique.

      C’est vrai que la royauté la guerre et les jeux de pouvoir font de bonnes histoires. Mais c’est parce que :

      1. Notre représentation d’un processus démocratique c’est celle de la démocratie représentative, peu glamour du fait de sa faible légitimité démocratique, sa corruption, sa nulle efficacité en ce qui concerne changer les choses qu’elle promet etc. En réalité la démocratie socialiste de l’URSS ou Cuba par exemple c’est un processus jouissif qui donne à chacun un pouvoir réel avec des répercussions locales et immédiates de tes décisions. Et ça ça fait aussi de très bonnes histoires, quand je vois des films socialistes, j’en sors toujours plein sourire, le coeur gonflé d’espoir, motivé comme jamais.

      2. Mais aussi parce que la royauté représente le pouvoir des nantis que l’on a assimilé comme désirable voire le but à atteindre depuis très longtemps. À force de matraquage donc. Si les contes popularisés sont toujours plus ceux qui parlent de royauté dont le scénario tend à revenir au statu quo que ceux qui parlent de changement réel et de révolution, de penser autrement, c’est pas pour rien, il s’agit d’une sélection faite par l’élite qui du financement par les studios à la sélection de ce qui sera diffusé par les puissants en passant par la répression des artistes voulant montrer autre chose.

      Bref croire que les histoires de guerre sont plus intéressantes que les histoires de paix, c’est juste oublier de sortir des carcans de notre société. Je le dis car des films différents auxquels on est habitués ça fait juste 10x plus plaisir et c’est 100x plus intéressant et 1000x plus vibrant.

      • Je vais quand même donner au moins un film histoire de pas vous laisser songeurs ou dubitatifs quant à ce que je raconte, vous pouvez mater « La lista de espera » c’est un film Cubain qui se regarde avec grand plaisir et contrairement aux films Russes ou Chinois, beaucoup plus facile à trouver.

  2. En fait c’est l’article de base du rageux en puissance qui n’a rien d’autre à foutre de ses journées que poser sur papier le ramassis de foutaises qui bouillonnent dans son crâne. Demandez à un enfant ce qu’il a comprit au Roi Lion, demandez le aussi à un ado, et même pourquoi pas à des adultes. Qui va vous répondre qu’il y a de la propagande en dessous? Sûrement pas l’enfant ni l’ado, et pas beaucoup d’adultes, voir pas du tout. Le Roi Lion n’apprend pas aux enfants qu’il y a une race supérieure et une race inférieure, parce qu’ils ne sont tout simplement pas assez pervers pour y chercher autre chose qu’un divertissement avec une fin heureuse. C’est l’adulte en manque de reconnaissance qui trouve le mal partout, pour se rendre intéressant, ou pour paraitre meilleur qu’il ne l’est en s’inventant un pseudo sens moral. Une sorte de délateur compulsif finalement, un mal qui n’est malheureusement pas encore reconnu comme trouble mental.

    • Haha ! Il est ronchon le monsieur ! On dirait que vous vous êtes senti agressé. Qu’est-ce qui a bien pu vous vexer à ce point ?

      «Qui va vous répondre qu’il y a de la propagande en dessous?»
      Malheureusement, pas grand monde, effectivement. Donc heureusement qu’il y a des gens qui ouvrent les yeux et réfléchissent !

      «pas assez pervers pour y chercher autre chose qu’un divertissement avec une fin heureuse»
      Ouaaais. Faut arrêter de chercher, quoi, c’est bon pour les pervers. Faut tout gober, et avec le sourire.
      Dans le même genre, Tintin au Congo c’est juste une chouette aventure, et ça finit bien en plus. Alors hein, je vois pas ce qu’il y a de plus à dire, bande de pervers.

      Allons, M. Méchant Louche, le seul danger de ce site, c’est que vos certitudes confortables et rassurantes s’en trouvent ébranlées. Un peu comme (attention, spoiler) : le père Noël n’existe pas, « Luke je suis ton père », ou encore : non, Hergé ou Disney n’étaient (ne sont) pas franchement en avance sur leur époque en terme de racisme, sexisme, etc. Hé oui, faut accepter, c’est dur parfois de sortir de l’innocence.
      Si ça fait trop mal (ou si vous, vous avez autre chose à foutre), vous pourrez sans doute vous faire dispenser de lecture. Sinon, vous pourrez sûrement nous faire part de vos réflexions, nuances, points de vue ? (et peut-être même sans insulter personne !)

      • Cela vous aurait-il fait mal de répondre avec un peu plus de respect ? D’ailleurs à propos d’Hergé tout est très contestable, notamment à cause de sa critique du colonialisme dans le Lotus bleu. Donc calmons-nous, analyser c’est bien, s’adonner à la masturbation intellectuelle c’est moins bien. Et c’est un khâgneux qui parle !

        • Non mais, juste pour dire que, le propre d’une bonne propagande, c’est que sans un minimum de recul tu ne la remarques pas… la pub et les films Disney, même combat !
          … quoique, depuis quelques temps, ils ne font vraiment pas dans la finesse : me rappelle l’incroyablement mauvais Mulan 2 dans lequel quelqu’un vient scander tous les quarts d’heure un « agis selon ton coeur! », probablement pour expliquer aux enfants que les militaires GI en Afghanistan ben ils auraient pu dire fuck au général et rester au pays… ben tiens, depuis Aladdin y z’aiment bien les Arabes finalement Disney !
          (et c’est un ex-khâgneux qui parle, et on s’en fout)

      • « «Qui va vous répondre qu’il y a de la propagande en dessous?»
        Malheureusement, pas grand monde, effectivement. Donc heureusement qu’il y a des gens qui ouvrent les yeux et réfléchissent ! »

        Sauf que pour te faire influencer par un truc, il faut comprendre le message, c’est la raison pour laquelle seules les féministes réagissent comme ca a ce genre de film: c’est parce qu’elles ont appris a voir des trucs dans les oeuvres qu’elles les voient. Penser qu’une oeuvre a un impact sur quelqu’un qui n’y voit pas le message que vous y voyez revient a considerer que les messages subliminaux fonctionnent, et ce n’est pas le cas.

        Qu’une oeuvre puisse être lue de façon « problématique » ne veut pas dire qu’elle aura un impact, si les gens qui regardent ne détectent pas ce message. L’idée que des messages symboliques non-détectes agissent de façon a influer ce que les gens trouvent normal, c’est votre postulat, pas un fait établi. Et ca ne prend meme pas en compte que si l’artiste le montre, c’est aussi parce qu’il a été élevé comme ca et s’attend a ce que les gens y soient réceptifs.

        Y a quand meme pas grand chose de plus ridicule que le complotisme artistique de cette nouvelle generation de féministes abreuvées de pseudo-concepts issus de Tumblr.

        • Un très grand nombre des études sociales prouvent le contraire de tout ce que vous dites !

          La publicité, les médias, les films, séries, images dont on est abreuvé depuis l’enfance ont un impact certain sur notre vision du monde (y compris à l’âge adulte) !

          Avez-vous des si grosses oeillères pour ne même pas le constater autour de vous ?

        • Ce ne serait pas plutôt l’inverse? Pour ne pas avaler les stéréotypes sexistes il faut les voir, si on ne les voit pas c’est qu’on les trouve normaux (ce qui est problématique). Le but de ce site c’est justement de prendre conscience des schémas qui reproduisent les discriminations pour pouvoir les refuser et s’améliorer.

    • Si un canari est né et a vécu toute sa vie dans une cage, comment pourrait-il savoir même ce qu’est une cage?

      Bien sûr que de l’enfant à l’adulte lambda, il ne saura pas que c’est de la propagande.

      Pour continuer l’allégorie, l’auteur de l’article est justement un autre canari mais qui à vu ce qu’il y avait au delà de la cage et qui peut donc bien expliquer en quoi la cage c’est de la merde et pourquoi il faut l’abattre pour aller voir le ciel.

      • Et tant qu’on en est à trouver des raisons à ce qui nous pousse à nous exprimer, comme tu le fais avec l’auteur de l’article, je dirais que ta raison de refuser d’écouter les histoires du canari qui vient d’ailleurs, c’est parce que l’idée qu’il y a autre chose au-delà de la cage te fait très peur tous simplement.

        Après un certain âge c’est assez normal note, l’idée que l’on a vécu la moité de sa vie dans une cage sans l’avoir jamais vue n’a rien de réjouissant.

  3. C’est un peu comme de manger des fruits bourrés de pesticides en clamant « bah quoi, je cherche juste un plaisir gustatif… » On avale tout à la fois… le divertissement et l’idéologie qu’elle véhicule ! Gare à l’effet cocktail et aux conséquences à long terme… heureusement qu’il reste des gens pour nous dire ce qu’on mange vraiment ! Merci à l’auteur de l’article pour son analyse… on ne prend pas assez souvent le temps de faire marcher son cerveau… c’est si facile de se laisser endormir et évader en croyant qu’il n’y a aucun danger sous prétexte que tout est beau, bien emballé et labellisé par l’adhésion aveugle de millions d’autres consommateurs…

    • Et aussi de nous rappeler ce qu’on oublie à force : qu’un autre cinéma est possible. Ils est super facile en tant que gamin de rigoler quand l’oiseau se fait maltraiter, mais c’est bien mieux de s’imaginer le même film dans lequel l’oiseau est son ami et complice et et si violence il faut vraiment ben ils renversent Mufasa sur son cul par exemple, les petits qui s’en prennent aux forts, ça me parle beaucoup plus 😀

  4. … Quelle créativité de la « critique »…quelle « oeuvre ».
    La toute puissance de l’Analyse, de la pensée, en actions au service du Moi… pour un objectif au service de la population …. Et ben… Nul évidemment .
    Heureusement pour eux , les enfants intérieurs de la critique ne peuvent ici résister à une telle mécanique si facile …. Leur mort interne (seule échappatoire )est ici bien démontrée , au profit de l’exposé redondant (depuis bientôt des siècles)d’une primaire préoccupation archaïque universelle concernant les rapports de force relationnels et le pouvoir …
    Allez… encore un petit effort … Bientôt vous parviendrez à transcender …

    • Le cinema est politique

      Laisser des commentaires c’est bien, mais laisser des commentaires qui soient compréhensibles c’est mieux. Les sous-entendus à base de points de suspension ont ce défaut qu’ils obscurcissent le propos et empêchent ainsi le débat et la réflexion. Donc, si votre but est d’échanger simplement, merci d’écrire de manière la plus compréhensible possible.
      Les administrateurs/trices du site

  5. Merci pour cette bonne analyse!
    J’ai lu les différents commentaires et je suis épatée par la méchanceté de certains et certaines.
    Je ne connaissais pas ce site mais vais de ce pas fouiner un peu.

  6. Analyse assez complète, je vais la montrer à un ami pour tenter de le convaincre de voir enfin ce chef-d’oeuvre !
    Vraiment un très grand film, aussi passionnant quand on est enfant que quand on est adulte.

    (par contre j’ai pas trop compris le trip sur le colonialisme, je ne vois pas ce qui vous fait dire que les lions seraient des colons blancs ; à part la mauvaise idée du doublage de Rafiki en VF avec un accent africain, je vous l’accorde…)

    • Pour répondre à votre parenthèse : le doublage français est, au contraire, plus « blanc » que l’original. La voix française de Raffiki est celle, facilement reconnaissable, de Med Hondo (voix officielle d’Eddie Murphy, que l’on retrouve également dans le rôle du side-kick comique qu’est l’Âne de Shrek.. Eddie Murphy double également Mushu de Mulan, en français José Garcia), et, en VO, il s’agit de l’acteur afro-américain Robert Guillaume.
      Mais également, pour appuyer l’argument de la minorité ethnique inférieure, le doublage original des hyènes est assuré par Whoopi Goldberg (afro-américaine) et Cheech Marin (latino) avec, l’un comme l’autre, un accent reconnaissable.
      Et, pour revenir sur le rôle de bouffon de Zazou, interprété par la voix familière de Michel Prud’homme, les anglophones ont le privilège de celle de Rowan Atkinson, mondialement connu pour son personnage de Mister Bean.
      Un film culte certes, mais qui, comme tout Disney qui se respecte, s’appuie encore et toujours sur du stéréotype.

      • Très bien, sauf que dans la VO ce sont aussi des « afro-américains » qui doublent les lions Mufasa, Nala, Sarabi…
        Le film n’oppose donc pas les « lions blancs » et les « espèces inférieures non-blanches ».

        Quant à Zazou (qui n’est pas un bouffon mais un conseiller), si son accent anglais confirme le stéréotype de l’anglais coincé, c’est loin d’être une spécificité des films de Disney.
        Tous les films s’appuient sur des stéréotypes, le tout est de savoir quoi en faire et où aller à partir de ça.

  7. Selon moi, tout est une question de point de vue. Vous n’avez aucune preuve sur ce que vous racontez , tout votre raisonnement est subjectif et pourrait être interprété de milles manières. Vous ne savez absolument pas du tout ce qui peux se passer inconsciemment dans la tête d’un homme ou d’un enfant lorsqu’il regarde le roi lion, primo parce qu’on est tous différents, et segondo parce qu’on a pas les outils pour savoir tout ce qui se passe dans la tête après avoir vu tel ou tel film. Ceci ne veut pas dire que je ne suis pas d’accord avec vous, au contraire.

    • Votre commentaire est l’occasion pour moi de préciser un point sur lequel je n’ai visiblement pas été assez clair dans mon article : il ne s’agit pas ici de prétendre savoir ce qu’il se passe dans la tête de tou-te-s les spectateurs/trices du Roi Lion, ni de dire que l’interprétation que je donne de ce film est la seule possible. Mon seul propos était ici de dégager ce qui me semblait être l’ « encodage » de ce film, c’est-à-dire le sens qui y a été mis (consciemment ou non) par ceux qui l’ont produit, sans m’intéresser en aucune manière à son « décodage », c’est-à-dire aux différentes lectures que peuvent en faire les différent-e-s spectateurs/trices qui le visionnent (et éventuellement l’apprécient). La seul chose que j’ai cherché à faire ici était de mettre en évidence ce que le Roi Lion dit à son public.
      Autrement dit, je n’ai jamais prétendu que les gens qui regardent (et apprécient) ce film sont (ou deviennent nécessairement) sexistes, racistes, anti-démocrates, etc. Il faut faire une distinction entre un film et la lecture qu’en fait chacun-e de ses spectateurs/trices. Comme le dit Stuart Hall (un père des cultural studies), la majorité des lectures qui sont faites des œuvres que certain-e-s pensent comme nécessairement aliénantes relèvent en fait plus de « lectures négociées », voire de « lectures oppositionnelles ». Et comme le dit dans le même esprit Richard Hoggart (un autre fondateur des cultural studies) : les spectateurs/trices des films commerciaux, ou de masse, « ne sont certainement pas aussi stupides que le donne à penser la nourriture spirituelle commerciale qu’ils reçoivent ».

  8. PS : Ce post-scriptum pour signaler la parution récente d’un article particulièrement intéressant sur ce classique Disney : « Le Roi Lion, mythe américain » de Civan Gürel (publié dans le numéro de CinémAction intitulé Les minorités dans le cinéma américain, numéro dirigé par Anne Crémieux et publié en août 2012). Cet article, beaucoup plus approfondi et documenté que le mien, replace avec une grande précision le film de Disney dans l’imaginaire américain. Je vous invite ainsi fortement à le consulter si l’approche politique du Roi Lion vous intéresse, car il permet d’aller beaucoup plus loin dans la réflexion que mon modeste article.

  9. Tout cela est complètement ridicule, bien-sur que les Studios Disney voulaient mettre en valeur ces régimes politiques, les ghettos etc..
    Il faut simplement apprendre à analyser sans tomber dans la naïveté, l’intention de Disney n’était aucunement de faire de la propagande, de mais au contraire, de dénoncer cette politique, et ces principes raciaux.
    Ceci s’appelle l’utilisation de métaphore, de symbols, et de figures de style en tous genres.

    • Excusez-moi mais j’ai peur de mal vous comprendre. Vous pensez vraiment que Le Roi Lion est un pamphlet antiraciste et pro-démocratie ?

    • Attends… quoi?

      > mais au contraire, de dénoncer cette politique, et ces principes raciaux.

      Comment on dénonce une telle politique quand parmi les scènes le plus émouvantes sont le couronnement du roi ou encore la présentation solennelle, presque religieuse du prince nouveau-né. Ou quand on dépeint les basses classes qui refusent l’ordre établi comme bêtes et méchantes?

  10. Très bon article à mon goût, se laissant dévorer dans la curiosité et la découverte. Je suis d’accord avec la majorité des propos, et c’est assez affolant. Tous ces clins d’œils d’idéologies en tout genre seraient-ils à titre de critique morale pour les adultes, pour qu’ils y trouvent une réflexion à débattre tout le long du film afin de « divertir » ? Ainsi tout le monde y trouverait son compte : les enfants naïfs qui veulent juste sourire sur des situations rigolotes avec le cliché Gentil Tout Beau et Méchant Tout Moche, et les personnes plus matures pouvant y percevoir cette multitude de valeurs toutes aussi cradosses les unes des autres mais permettant ainsi d’y débattre tout le long et de se décortiquer les méninges à comprendre les clins d’œils qui ne seraient donc que des parcelles de nos connaissances historiques comme culturelles. Ce n’est qu’une hypothèse, mais elle serait déjà plus acceptable que de se dire que Disney cherche juste à farcir la boîte crânienne de nos petits bambins de bien vilaines choses! Quand je lis les commentaires je suis assez étonné des gens qui s’attardent à dire que l’article est inutile ou je ne sais quoi… L’article m’a divertis, et m’a mené à quelques interrogations, une ouverture d’esprit et à une critique certaine. Donc c’est du bon boulot !! Merci .

    • Je ne crois pas que la plupart des gens soit consciente des messages sous-jacents du film. C’est très étrange que tu le proposes…

      Moi qui suis un communiste averti de ce que la propagande capitaliste nous balance, pour ne pas avoir pris avec moi un carnet de notes quand je l’ai revu il y a 5 ans, une partie des messages relevés ici m’a échappée.

      D’ailleurs tu peux juste voir combien de gens ici ne sont même pas d’accord avec l’analyse, et ce sont là des gens qui ont pris le temps de lire l’article, non pas le beauf qui regarde le roi lion avant d’envoyer ses mômes au lit à coup de pieds au cul pour mater le foot.
      La majorité des gens va voir ce film en assimilant une partie du message du film comme vérité ou des valeurs comme à acquérir…

  11. Je crains que vous n’ayez absolument rien compris. Si Nala n’affronte pas Scar, ce n’est pas parce qu’elle est une femme, mais parce qu’elle le prend pour un roi légitime, première chose. Ensuite, si Simba accepte d’affronter Scar, ce n’est pas parce que ce sont des hommes qui le lui ont dit après Nala et que leur parole vaut plus, mais parce que le spectre de son père lui est apparu, ce qui est tout à fait différent. Si vous étiez un tant soit peut cultivés, vous vous seriez rendu compte que Le Roi lion, en cela, s’inspire d’Hamlet, d’un certain Shakespeare.
    Quand à l’apologie de la monarchie, laissez moi me marrer doucement. Les Etats-Unis, c’est une monarchie ? Ah bon ? Pourquoi feraient-ils l’apologie de la monarchie, vous pouvez me le dire ? C’est le roi légitime qui reprend sa place contre le tyran, le despote illégitime. Alors, ouais, c’est une monarchie, et ? Où est-ce que la démocratie est rejetée ? On ne refuse pas la démocratie pour la monarchie là.

    • Il est vrai que, repensant à Hamlet, le rôle de la mère de Simba n’est pas bien défini dans le film – là où, en revanche, tous les personnages de Roméo & Juliette sont facilement identifiables dans Le Roi Lion 2.
      Très juste la remarque sur Nala, je n’y avais pas pensé mais, en effet, dans la mesure où elle ignore que Simba est en vie, pour elle et les autres lionnes Scar passe en effet pour le roi légitime.
      Cependant, apologie de la monarchie, ou plutôt, de l’absolutisme… Absolument !
      Mais à une autre échelle : dans un contexte de mondialisation (sortie du film en 1994, la production a donc eu lieu juste après la chute du bloc communiste), c’est une l’american way of life qui fait respecter son autorité. Mufasa puis Simba représentent les dominants éclairés et donc occidentaux, Scar l’héritage stalinien (voire hitlérien) qui s’effondre face à la puissance légitime du valeureux Simba, et Timon et Pumba figurent les laissés pour comptes du Tiers-monde. Tellement plus manichéen que Shakespeare !

    • A Panama :

      Nala n’affronterait pas Scar parce qu’elle le considèrerait comme un roi légitime ??? Mais que faites vous de toutes les scènes où elle explique à Simba qu’il doit revenir car lui seul est le roi légitime ? Je crois qu’il est difficile de faire plus explicite.

      « Si Simba va combattre Scar c’est parce que le spectre de son père lui est apparu ». Oui, c’est ce que je dis : la parole de Nala ne suffit pas à convaincre Simba. Pour le décider, il lui faut Rafiki + Mufasa, les représentants de la science, du devoir et du pouvoir dans le film. Nala n’est rien de tout cela, elle est juste la femme qui le suivra (ou plutôt le rattrapera tant bien que mal, vu qu’il ne prend même pas la peine de la prévenir qu’il part « reprendre sa place ») pour devenir son épouse.

      Et en ce qui concerne la monarchie, je ne pense bien évidemment pas que ce film soit une apologie de la monarchie. Je me cite puisque vous n’avez pas bien lu (ou pas voulu lire ?) : « Pour résumer, qu’apprend donc Le Roi Lion aux enfants. Tout d’abord que le monde se divise en deux catégories : la race supérieure des chefs, qui possèdent non seulement le savoir, mais sont aussi méritants et responsables, et la race inférieure de ceux/celles qui sont voué-e-s à obéir parce qu’ils sont fondamentalement ignorants. Mais aussi que le fascisme c’est mal, alors que le gouvernement d’un chef éclairé c’est bien. »
      Voilà ce que je dis, et ça à mon avis, c’est complètement d’actualité dans nos oligarchies occidentales. Je dis « oligarchies » et pas « démocraties », parce que pour moi nous ne vivons pas du tout en démocratie, si la démocratie veut dire que c’est le peuple qui a le pouvoir.

      • « Nala n’affronterait pas Scar parce qu’elle le considèrerait comme un roi légitime ??? Mais que faites vous de toutes les scènes où elle explique à Simba qu’il doit revenir car lui seul est le roi légitime ? Je crois qu’il est difficile de faire plus explicite. »
        => effectivement… mais seulement APRÈS avoir découvert que Simba était toujours en vie et donc que Scar n’était pas le roi légitime. Puisqu’elle venait de découvrir que Simba n’était pas mort, comment aurait-elle pu savoir que Scar n’avait pas sa place sur le trône ?

        « la parole de Nala ne suffit pas à convaincre Simba. Pour le décider, il lui faut Rafiki + Mufasa, les représentants de la science, du devoir et du pouvoir dans le film. Nala n’est rien de tout cela, elle est juste la femme qui le suivra (ou plutôt le rattrapera tant bien que mal, vu qu’il ne prend même pas la peine de la prévenir qu’il part « reprendre sa place ») pour devenir son épouse. »
        => Oh si, Simba a écouté Nala: elle lui a insufflé les graines du doute, l’a informé de la situation des terres de son enfance. Elle ne peut pas plus argumenter puisque Simba, toujours certain d’être la cause de la mort de son père, ne trouve pas le courage de lui en révéler plus. C’est celle qui le poussera a accepter de se battre, qui sera la première à sauter sur les hyènes pour sauver Simba. Si Simba ne prend pas la peine de la prévenir qu’il retourne sur la terre des lions, c’est parce qu’il ne sait tout simplement pas si elle est restée ou si elle est partie.

  12. Si je me trompe, les principaux régimes totalitaires se sont installés grâce aux classes populaires (je pense au troisième Reich et à l’URSS). Il semblerait dans ce cas normal que ce soit les exclus qui renversent le pouvoir en place.

    • Je ne comprends pas ce que vous voulez dire. Pourriez-vous expliciter s’il vous plaît, car ce genre de question m’intéresse 🙂

      • Ce thême a notamment été développé par Orwell dans la ferme des animaux. Une arrivée de la dictature se créé par :
        Une contestation de l’ancien régime faisant arriver un leader populiste au pouvoir. Ce dernier détruira le plus rapidement possible les classes intellectuelles du pays (déportation des intellectuels polonais, révolution culturelle, grand procès de Moscou…). Ces classes intellectuelles se trouvent généralement dans la classe moyenne, mieux éduqué que les classes populaires mais n’ayant pas de pouvoir important comme les classes favorisés. Ces personnes sont vus comme une menace. En effet, elles sont les seules à avoir une vision à moyen termes, les classes défavorisées étant plus occupé à convoiter les richesses des classes favorisées, eux même trop occupé à conserver leurs privilèges.

        • Merci pour la précision, mais je ne comprends pas le rapport avec le Roi Lion en fait. Ou peut-être réagissez-vous à un autre commentaire. Pourriez-vous juste me rappeler dans quel but vous dites cela ? (désolé mais j’ai un peu de mal ce soir, la fatigue :-)…)

          • La critique portait sur les hyènes. Je n’excuse pas les accents de la version originale, mais la critique sociale me semble moins justifiée.
            « Notons au final que l’armée de ce Hitler en jupon qu’est Scar (cf. l’analyse du sexisme de ce film sur ce site) n’a pas été recrutée dans n’importe quelle couche de la société. »

          • Ce que je trouve malsain là-dedans une fois fait le rapprochement hyènes = population des ghettos, c’est que les hyènes, vivant dans la misère et ne mangeant pas à leur faim, auraient de très bonnes raisons de se révolter. Mais elles ne le font pas, sont présentées comme trop bêtes pour le faire : au mieux elles peuvent obéir aux ordres d’un lion qui leur ordonne de tuer le roi. Une fois cela fait, leur sort ne s’améliore pas, il a même tendance à s’aggraver, mais surtout ce n’est à aucun moment le propos : ce qui est montré c’est Simba qui pleure, les lionnes effondrées… Voilà, les révoltes ça ne donne jamais rien de positif, et les insurgés (qui agissent gratuitement, pas pour leurs intérêts. D’ailleurs est-ce qu’ils ont des intérêts ? On s’en fiche non ?) ne font rien qu’à tuer des papas. C’est d’un incroyable mépris.

          • Malsain, mais réaliste.
            Toutes les révolutions ont eu besoin d’un déclencheur extérieur à la classe populaire. Dans le cas de la révolution française, il s’agissait des cahiers de doléances dans les campagnes. Quand aux parisiens qui ont pris la bastille, ils ont souvent été dirigé par des membres des salons, investis par les philosophes des lumières. Enfin la récupération est quasiment systématique. Pour continuer sur l’exemple de la révolution française, c’est Robespierre qui a pris le pouvoir en excécutant ses opposants. Résultat: une période de Terreur plus meurtrière encore que sous la monarchie, si bien que les français auront pendant longtemps peur du principe de république, lui préférant le régime de monarchie constitutionnelle.

          • C’est vrai, c’est réaliste, ce qui rend le propos très sombre (surtout quand on considère que ça s’adresse à un public d’enfants). Même si je ne serais pas si catégorique pour la récupération systématique : c’est vrai que les révolutions sont toujours suivies de périodes horribles, mais ces périodes sont des étapes. Parfois elles ne sont pas franchies (on peut peut-être dire, pas encore), parfois elles le sont et aboutissent à un régime plus démocratique, mais j’ai l’impression qu’elles sont incontournables.

            Mais je dérive : ce qui me pose surtout problème, c’est que leur « révolte » (si on peut l’appeler révolte alors qu’elle n’en a pas les motifs, elles ne font qu’obéir à un autre lion) ne soit pas présentée comme légitime, alors qu’à y regarder de plus près elle l’est… On a donc là un groupe aux conditions de vie intenables, qui suit un leader avec la promesse d’en sortir, or ce leader ne fait que les manipuler pour servir ses propres intérêts et leur situation ne fait que se dégrader davantage. Lorsque leur chef chute, elles ont tout de même leur vengeance en le tuant elles-mêmes, mais ça n’apparaît comme rien d’aussi noble qu’une vengeance, plutôt quelque chose comme le meurtre impitoyable d’une bande de créatures sans âme (qui est toutefois pratique pour éviter à Simba de se salir les mains). Ensuite ? Ce n’est pas explicité, mais dans le beau royaume qui renaît on ne voit pas beaucoup de hyènes. Ont-elles fini par accepter leur place dans le cycle de la vie, celle qui se trouve très très loin pour qu’on puisse les oublier ? Ont-elles été tuées à leur tour pour régler la question définitivement ?

            Bon sang, ça donne envie de réécrire toute l’histoire de leur point de vue. Ça pourrait donner quelque chose de bien intéressant, ce film passe à côté d’une telle foule de possibilités…

  13. Y’aurait beaucoup à dire sur cette analyse du Roi Lion.

    Ce qu’apprend Le Roi Lion aux enfants :
    – que gouverner c’est servir (être roi pour soi ou pour les autres, c’est ce qui sous-tend l’opposition Scar/Mufasa puis Scar/Sarabi, et enfin Scar/Simba).
    – qu’il ne suffit ni d’être le plus fort ou le plus légitime héréditairement pour être un bon souverain (Scar)
    – que dans l’adversité, la pauvreté et la servitude, il faut savoir rester digne (les lionnes vs les hyènes)
    – que les erreurs, quelque soit l’importance qu’on leur donne, ne déterminent pas toute une vie (le retour de Simba)
    – qu’on peut bâtir des amitiés sur le roc avec les personnes les plus improbables (Timon et Pumba)
    – qu’on peut faire des choses dont on se sentait incapable quand la personne qu’on aime croit en nous (le rôle de Nala à plusieurs reprises).
    – qu’un grand pouvoir impose de grandes responsabilités (la figure du roi)
    – qu’il ne faut pas mépriser les enseignements de gens un peu fous ou marginaux (Timon, Pumba, et surtout Rafiki)
    – que la plus grande fidélité et la plus grande force d’esprit se cache parfois là où on ne l’attend pas (Zazou).

    Vous allez me dire que c’est une lecture au pied de la lettre (probablement ce que vous entendez par « magie Disney »), cela dit, on ne retient pas que le discours sous-jacent d’un film, mais aussi le discours plus évident, brut.

    Il me semble que la différence entre les interprétation vient je me garde bien d’adopter une vision de catégories. Comme pour toutes les histoires « morales », il y a une prétention à l’universalité, à la généralisation derrière chaque personnage et chaque comportement. C’est encore plus vrai avec le Roi Lion où nous avons des animaux et non des êtres humains (donc, ni homme ni femme, ni blanc ni noir…). C’est la symbolique animale qui prévaut (il n’y a qu’à voir le rôle des hyènes qui pâtissent de leur mauvaise réputation).

    • Bender planetexpress

       » que dans l’adversité, la pauvreté et la servitude, il faut savoir rester digne (les lionnes vs les hyènes)  »

      … hum , c’est vrai que les hyènes n’avait aucune revanche a prendre et surtout c’est vrai que mufasa et les lionnes ne les avaient JAMAIS malmenées ni laissées mourir de faim et de soif dans un cimetière d’éléphants … XD j’oubliais que les lions sont des anges . désolé 🙂

      je te conseille d’écouter la chanson Chow Down de la comédie musicale du roi lion de Broadway :
      on y apprend un peu plus sur les conditions de vie des hyènes et le comportements des lionnes .
      si tu ne veux pas aller chercher et écouter je te raconte simplement qu’on y apprend que le père de Banzaï a été tué par la mère de nala et Shenzi aussi fait rapidement mention de ses parents tués et mangés par les lions …
      alors si il y a dans ce film des personnages qui ont soufferts de l’adversité , la pauvreté ou la servitude ça ne sont pas les lionnes saintes nitouches mais bien la meute des hyènes : rejetées pour être des hyènes . et on s’étonne qu’elles détestent les lions …
      tout ce qu’elles ont fait dans ce film est complétement légitime .

  14. Nos chers amis de Disney n’ont évidemment, jamais entendu parler de Lafontaine… désolant de leur part…

  15. je suis une grande fan du ROI LION depuis trés
    longtemps ( c’est meme le 1er film que j’ai vu au cinéma )
    mais j’avoue que cet article est assez pertinent
    ( surtout la partie avec mufasa et son  » cycle de la vie  »
    et zazu …) déjà trés jeune je me demandais ce qu’attendait zazu pour refuser de ce faire humilier par simba ( il est censé etre majordome pas nounou !!! )
    ce qu’attendait nala pour laminer scar toute seule et ce qu’attendaient les autres animaux de la savanes pour agir : eux aussi ils fonts parti de l’histoire !!!
    mais ( je risque d’en surprendre quelques uns ) surtout ce qui m’avait marquée dés le départ c’est la façon dont on diabolise et ridiculise les hyénes dans ce film !!!!
    d’accord , les personnages secondaires ( surtout chez disney c’est indubitable ) ne sont jamais trés gatés shenzi , banzai et ed sont de parfaits exemples : mais LA
    ça atteind des sommets quand meme !
    1 . elles crévent la dalle au cimetiére des élèphants au début c’est logique , les lionnes ont faim sous le régne de scar et là ça y est AU SECOURS SIMBA ! ! ! !
    2 . elles n’ont pas le droit de venir sur la terre des lions mais simba , nala , zazu et meme mufasa peuvent venir les emmerder chez elles sans soucis ( hakuna matata tiens .)
    et ça se termine en  » sache que personne ne peut défier ton pére ha ha  » ( heu …c’est pas simba qui était en tort ? )
    3 . elles se font insulter tout le long du film en prime :
     » bécasses , baveuses , bouchées , stupides , avec des yeux sans expression , idiotes  » etc etc … vous en voulez d’autres … non ???
    4 . la mére de simba ce mange une claque par scar c’est censé etre dramatique , mufasa a frappé et griffé shenzi et là tout le monde rigole ( ….wtf ? )

    5 . quand scar leur tend un bout de zébre et qu’elles se jettent dessus il prend un air écoeuré l’air de dire :
     » oh regardez moi ces morfales , beurrrk … »
    ( sauf qu’elles ont quoi d’autre a bouffer dans un CIMETIERE …bin rien ! )

    et pour terminer deux derniéres choses :

    . contrairement a bon nombre de gosses , depuis toute petite mon personnage préféré du roi lion a toujours été et restera : Shenzi !!! ( c’est le meilleur personnage féminin du film si vous voulez mon avis ) parce que pour qu’une gamine s’identifie vaut mieux quoi ? une moman bobonne au foyer ( sarabi )??? ou une poupée aux grands yeux , juste là pour les calinous ( nala ) ??? aucune ! Shenzi est peut etre dans le camp des méchants mais elle apporte 2 messages positifs : le premier c’est qu’une fille et un mec peuvent bien s’entendre et cohabiter sans finir dans les bras l’un de l’autre ( banzai est bien sont pote , sauf erreur ? )
    et le deuxiéme c’est qu’une fille peut etre a la hauteur des mecs ( meme chez les méchants ) et meme les dominer si elle veut ( elle n’hésite pas a gueuler quand il faut mais elle sait plaisanter aussi c’est pas une  » hystérique ou une mal baisée  » ( comme l’expliquait l’article consacré aux méchantes ( » femmes fortes » ) sur ce meme site 🙂

    et j’arrete là mon roman c’est juré ( désolée pour le coté 3615 my life …) : au fait je suis d’accord avec NIME ont devrait faire le film du coté » hyénes » de l’histoire !!!
    ( il y a bien eu un roi lion 3 sur timon et pumbaa alors … )

  16. Je me permets ce commentaire un peu long car, je trouve que vous essayez de faire entrer au chausse-pied le film, «Le Roi Lion», dans votre outil de lecture des films. Il est possible que ce que je dis soit dans les commentaires mais ils sont difficiles à lire car trop souvent fait d’un empilement de structures de phrases gorgées de grossièretés et de vulgarités. Donc :

    L’ordre monarchique plutôt que démocratique : d’emblée, le ton est donné, il s’agit du «Roi Lion» et pas du «président Lion». Nous avons 3 éléments assez génériques dans ce type d’histoire : 1/ souvent on parle de roi, royaume et princesse donc d’un ordre monarchique et encore aujourd’hui avec des princes, des princesses et des crapauds éventuellement. Le trio prince charmant – princesse – crapaud se taille encore la part du Lion dans nos modernes magasines féminins, pour dire comme cette image est forte ; 2/ Le Roi Lion se positionne comme une fable un peu à la manière des fables de la Fontaine, il y aura une morale, une leçon, quelque chose comme ça et les animaux sont les bienvenues quand il s’agit de fable, la Fontaine le faisait et Esope bien avant lui. Donc pas d’humain. 3/ C’est pas sieur Walt qui a inventé l’idée que le Lion était le roi des animaux, c’est plus vieux que cela. Donc, les scénaristes pour servir leur propos, n’allaient pas tout bousculer dans la culture classique, sinon, les spectateurs seraient perdus. Donc, tout ceci est du classique, je ne vois pas pourquoi ils auraient fait autrement sur cette histoire, sinon il faut en raconter une autre. (Après pourquoi cette histoire à la fin du XXe siècle, c’est un tout autre sujet que je mets ici en conclusion)

    « Disney ne prend même pas la peine de justifier cet ordre inégalitaire par une idéologie pseudo-démocratique» : Zazou parle de démocratie dans sa chanson «Si tu confonds la monarchie / Avec la tyrannie / Vive la République / Adieu l’Afrique / Je ferme la boutique / Prends garde Lion / Ne te trompe pas de voie» et cette chanson fait écho à la leçon de l’histoire, la morale de la fable. Scar aussi parle de démocratie car il dit clairement que les hyènes l’ont élu (on n’élit pas de Roi, c’est héréditaire). Il y est allé à la force du poignet en caressant dans le sens du poil les hyènes, par un jeu de séduction longuement muri si l’on se permet cette ellipse. Il parle d’un ordre nouveau où l’ordre de la nature protégé par le Roi Lion Mufasa est bousculé pour mettre les lions et les hyènes sur un même pied d’égalité. Scar parle d’égalité. Certes c’est un mensonge pour récolter un maximum de suffrages et obtenir le trône mais en même temps, il s’est donné beaucoup de mal pour rien puisque de fait en suivant non pas l’ordre naturel mais l’ordre monarchique, il devenait roi sans avoir rien à faire d’autre que ce qu’il a fait : tuer Mufasa et sa progéniture. Bref, est-ce une incohérence ou juste une manière de mettre en avant les responsabilités de la Monarchie vis à vis de celles de la République ?

    « Le devoir d’un monarque va au-delà de sa volonté d’agir » : vous dites qu’un discours choquant est très vite atténué par la zone d’ombre et donc cette superbe phrase mise en exergue, ici pré-citée, qui signifie clairement que le devoir dépasse les problématiques de l’individu d’avantage pour un roi que pour un tout autre homme est mis à mal voire mensonger dans le cadre de cette histoire. Mais à mon sens, c’est là que je trouve que vous diriger un peu trop votre propos. Nous sommes face à l’incipt de l’histoire, nous sommes face à un récit, une fable avec sa leçon et sa morale. Si on fait stop maintenant et que l’on réfléchit bien tout le scénario se trouve ici : un scénario diviser en deux comme son discours : 1/ Le Roi Lion est le garant d’un ordre naturel qu’il se doit de protéger comme le faisait tous les autres Roi Lion avant lui, Simba y arrivera-t-il ? 2/ Un Roi ne fait ce qu’il veut, il a des responsabilités et n’agit pas comme un enfant ; Simba grandira-t-il dans ce sens ? La suite illustre ces deux points et crée une dramatisation excellente à mon sens (mais là je deviens subjectif). 1/ Scar fait ce qu’il lui plaît et fait n’importe quoi avec l’ordre naturel et donc cette belle nature verdoyante va devenir aussi gris et vide qu’un parking après les heures de pointe 2/ Simba va fuir ses responsabilités et se barrer sans demander son reste. Les deux intrigues jouent une partition intéressante dont le but et de remettre tout cela dans le bon ordre avec la bonne morale. Une morale axée sur la responsabilité de chacun envers soi, les autres et l’ordre des choses.
    L’arrivé de Zazou à ce moment du film et le jeu qui s’en découle est un peu trop rabaissé dans votre discours. Nous sommes dans un dessin animé, un long métrage un peu moralisateur vient de se dérouler, on va perdre le public, il faut tout de suite ajouter de l’humour, Zazou représente l’humour, c’est un motif récurrent dans l’histoire. Un enfant à chaque fois qu’il verra ce motif, saura qu’il y aura de l’humour et ça ne manque jamais. Je doute qu’il faille voir cela comme un manque total de respect. De plus Mufasa vient d’expliquer quelque chose à son fils pour la première fois et semble avoir montré pour la première fois ce que possèdera son fils, donc, Musafa pour la première fois a été distrait dans son travail de monarque, il n’a pas tout écouter du rapport, on ne va pas lui jeter la pierre non plus, c’est un «homme» aussi, ‘fin un Lion. Mais quand les hyènes posent problèmes (ce que rapportent les unités souterraines) le Roi reprend son rôle très vite. L’un dans l’autre il fait tout de même bien gaffe à ce qu’il fait, il a de l’expérience le bougre non !

    « On peut noter au passage que seul ce personnage (Rafiki) est doté d’un accent « africain », alors que toute l’histoire est censée se dérouler au Kenya. On pourrait s’étonner de trouver un racisme aussi primaire (noir = singe) dans une production de cette envergure en 1994, mais c’est peut-être cela au fond la « magie Disney »» Oui il est connu que si Walt était français il serait collabo comme 90% des français de l’époque, mais là vous êtes léger à mon sens car il est mort il y a longtemps et il n’a pas fait le script de de ce film. Vous le dites vous même. Rafiki représente le shaman une sorte de lien entre l’homme et les dieux justement comme on pourrait le trouver en afrique par exemple, car le représentant de l’église catholique n’aurait aucun geste à la Rafiki. Ca ne serait pas logique de mettre alors une voix d’homme blanc américain voire bourgeois catholique dans sa diction. Quant aux hyènes, je suis d’accord avec vous dès lors que la voix française de Whoopi Goldberg est celle aussi de Shenzi, mais Jim Cummings qui fait l’imbécile Ed est un américain blanc et blond ce qui casse un peu aussi l’argument sur les minorités, tout comme Rafiki = noire = singe mais = aussi Shaman, le mec a la classe dans la nature c’est le seul qui peut grimper sur ce rocher royal et c’est lui qui présente le dauphin du roi à la savane. Pour une minorité rabaissait, le Rafiki s’en sort plutôt bien.

    Maintenant pour moi la réelle question c’est pourquoi cette histoire, cette fable, cette morale en 1994 ? à la fin du XXe siècle ? Que peuvent représenter les entités comme Simba et Scar ? A mon sens, il s’agit là, comme dans tout Blockbuster américain, une façon d’expliquer que l’ordre naturel veut que l’Amérique domine le monde, le roi c’est le président des Etats-Unis (qui porte de plus en plus par raillerie les épithètes comme le président du monde), il essaiera de faire son travail avec beaucoup de respect pour ces congénères des autres nations, mais c’est le président de l’Amérique qui dirige l’ordre normal des choses dans le monde des humains, ça se voit tous les jours dans leurs films, dans leurs discours, dans leurs actions etc. aucun film ne déroge à cette règle, les américains sont un peuple de conquérants et en bon retour des choses, les américains vont conquérir les autres peuples, par leur armes, par leur économie, par leur culture. Roi Lion président du monde et de l’Amérique a donc de grandes responsabilités et des choses à respecter aussi (ce qu’il a un peu de mal à faire). Il doit lutter aussi contre les bas instincts de son pauvre frère chétif Scar qu’est en fait l’Europe d’où est naît des trucs contre nature comme la démocratie, la république et même la Révolution (les hyènes n’ont plus à se balancer au bout de la chaîne alimentaire) et d’autres notions toutes aussi dangereuses comme «hakuna matata» qui pourrait, ne non voilons pas la face hein !, être ce fameux «carpe diem» une bonne valeur de chez nous.

    Merci d’avoir lu

  17. Sur le racisme du film (avec par exemple Whoopi Goldberg dans le rôle d’une hyène):
    « On les a reconnues, il s’agit ici de ces minorités ethniques si gênantes pour le pouvoir blanc qu’il semble plus raisonnable pour lui de les ghettoïser. »
    La voix originale de Mufassa est celle de James Earl Jones
    Donc le « dominant des dominants » est joué par un afro-amérindien ce que vous ne précisez pas dans votre article.

    • Mouais enfin, James Earl Jones a aussi un accent de blanc comme-il-faut. A mon sens, le choix de sa voix n’est pas plus fait en fonction de ses origines qu’Elvis Presley n’est vu comme un grand chanteur cherokee.

  18. Bonjour, bon je pense que les esprits sont assez échauffés donc je ne vais pas remettre de l’huile sur le feu inutilement. J’ai actuellement 18 ans, c’est jeune je sais mais justement j’ai grandi dans l’univers Disney. Je tiens à vous rassurez je ne suis pas devenue une psychopathe raciste en puissance(au contraire, c’est une chose qui me dégoûte le plus) ou encore moins une écervelée qui pense que étant une femme je dois forcément gloire et faire preuve d’humilité devant les hommes( bien au contraire). Je veux bien concéder le fait que dans Disney on trouve une certaine idéalisation complètement fausse et injuste de ce qu’est ou devrait être la femme mais je trouve et ce n’est que mon avis que Disney n’as pas pour but de toucher les adultes mais les enfants. En effet, j’ai des amis de ma génération que je vais intituler de « Disney » qui on vu des valeurs de vie dans c’est dessins animées et qu’ils y ont crût toute leur enfance. Je pense qu’il n’est pas nécessaire d’accuser Disney pour la propagande raciste, sexiste, ou encore la dévalorisation de certaine classes sociales notre société le fait très bien(en gros nous !!), et je pense sincèrement qu’il faudrait peut être remettre en cause certain style d’éducation chez certaines personnes au lieu de crier à mort au Disney.

  19. Je trouve les hyènes très « sexy »… et en rang, de plus.

    Je l’ai dit. Ces hyènes sont toutes des « femmes » en ces rangs (voir photos ci-haut). Elles sont toutes des soldates.
    Les « femmes » hyènes sont plus grandes que les « hommes » hyènes et elles sont du sexe fort chez les hyènes.

    Cette critique explique très bien la peur et l’amour des américains.

    … Encore une fois, je suis contre la censure… (Liam et plusieurs autre rédactrices ici)

    Cette déclaration me rassure beaucoup chez les féministe. Ma crainte d’elles tombe peu à peu.

    La censure est renforcée par les hauts placés et ils manquent beaucoup de discernement en quoi qui soit offensif ou néfaste pour la plèbe, selon moi et même ils vont forcer leur propres abjections sur certaines idées ou images en les fenêtres culturelles.

    Voici une petite histoire, qui incarna ma peur des féministes.

    J’ai lu en un forum « japonais » traduit à l’anglais intitulé « Sankoku Complexe ». Je ne sais pas si ce site a été vraiment conçu par des japonais et qu’il a été traduit et aussi, je suis sceptique sur les faits dont je mentionne ci-bas.

    J’avais lu à propos d’une loi japonaise en vigueur depuis 2010 du gouvernement libéral élu pour la première fois depuis la deuxième guerre qui instaure une ligne à comment dessiner l’image des filles et des femmes et des enfants en les « manga ».
    Le chef du gouvernement dit se plier aux souhaits des groupes féministes et des groupes des droits de la personnes.
    Souvent j’ai lu que des groupes occidentaux faisaient pressions aux japonais d’avoir des règlements de censures envers leurs animées et bande-dessinée qui sont jugées trop violentes, trop « sexistes » ou trop érotiques. Je pense avoir lu qu’une de ces personnes avait mentionné « nous avons un problème épidémique de pédophilie! »… mais là, j’espère que ma mémoire me fait défaut.

    Ceci est véridique. En 2009, le gouvernement conservateur a allégé la loi sur la censure des organes génitaux. Et un des supporteurs pour cette loi dit qu’il n’est pas mal de montrer un penis. Il est désormais légal à dessiner l’organe mâle.

    Et en contre courant, un ami d’Ottawa, Chris me dit que cette loi fut vraiment pousser par l’ancien gouverneur de Tokyo. Il est romancier des romans de viols. Et toute la plèbe ne lis que des « manga ». En tout cas, je suis sceptique ici.

    Et une internaute sur « Sankoku Complexe » a écrit « Remarquez qu’il n’a rien dit sur l’image des garçons et des hommes??… Il (le premier ministre) veut seulement protéger ses précieux « Yaoii »! »
    Ce dire m’a fait sourire et m’a rassurée chez les filles.

    La sexualité ou l’érotisme… de l’autrui avec particularité semble faire peur à beaucoup et je montre un dernier exemple en quoi joue la censure.

    « La loi interdisant «la propagande sur les relations sexuelles non traditionnelles» doit encore être approuvée par la chambre haute et promulguée par le président Vladimir Poutine, mais le texte devrait franchir ces étapes sans obstacles. »

    Un membre du gouvernement Iranien avait dit « que les femmes comprennent, elles n’ont pas le droit de corrompre la pensée des jeunes hommes » en réplique d’une femme qui contesta la loi « à ne pas montrer ses cheveux et de se maquiller ». Elle eut un contravention assez lourde.

    Il y a aussi la série animée « Bob, L’éponge » qui suscita l’indignation en plusieurs pays et états.

    Et j’ai subi des pressions de peur contre ma pensée de travestisme et de transsexualisme par des éléments venant de toutes les niches en la société humaine.

    À la prochaine critique! Reiko no ai!

  20. Aucun commentaire sur l’incroyable anti-islam, représenté par le dictateur Scar ? Lors de son discours en face de ces disciples avant et après la mort de Mufasa ? avec l’image du croissant de lune représenté dans la pénombre en arrière plan de la tête de Scar, qui elle sert d’étoile pour symboliser le maléfice de l’Islam (Attention les petits : Musulmans = Dictateurs/Terroristes…)
    Heureusement, ce Disney a été mon préféré pendant toute mon enfance et ne m’a jamais influencé pour autant. Je suis simplement aujourd’hui outrée de voir quel point, et sans pudeur, les studios Disney diffusent de tels messages…

  21. Le roi lion… un film inspiré du roman le roi Léo d’Osamu Tezuka en 1951, influencé par la pièce Hamlet de Shakespeare, de l’épopée de Soundjata Keita et également de Bambi…
    Je trouve qu’avant de soutenir de tels propos (non que je les trouve entièrement infondés), il faudrait d’abord s’imprégner de l’univers de ses références qui mêlent une plume asiatique, une pièce britannique et une épopée africaine.
    Il est claire que les sous-entendus à des problématiques plus actuelles sont présents, mais je pense que selon la/les cultures dans la(es)quelles on a été forgé marquent font la différence au sein du public.
    Pour ma part, je suis Africaine, bien que j’étudie en France, j’ai grandi au Gabon et je retrouve dans le Roi Lion des valeurs que je partage et je n’ai pas honte de le dire.
    Où est le mal à croire à « l’ordre naturel »? N’est-ce pas biologiquement une réalité? Celui qui a écrit ses commentaires ferait moins le malin s’il était main nue face à un véritable Lion dans la savane, peut-être comprendrait-il pourquoi nous parlons de chaîne alimentaire, et aussi pourquoi celui-ci fut, au fil des siècles, considéré dans la majorité des cultures comme le roi des animaux.
    Je trouve assez touchant, (là l’univers merveilleux d’un conte) de mettre en scène un monde où la majorité des personnages acceptent leur place, et savent la valeur qu’ils occupent à la place qu’ils occupent. Les lionnes par exemple, certes elles ne gueulent pas, elles sont conscientes de leur pouvoir, ce sont elles qui chassent, ce sont elles qui défendent, ce sont elles qui en réalité font la puissance de la troupe. Cela, le critique ne le dit pas!
    Ce qui est intéressant chez le roi Lion, c’est qu’il est critiquable selon plusieurs regards. Par exemple, on peut se dire que les Lions représentent les Hommes (avec un grand H) et que c’est à eux de gérer le monde « en respectant les lois de la nature » et « non en faisant ce que leur semble au risque de briser l’équilibre si précieux au Grand Territoire (la Terre) ». La Terre des Lions peut représenter cet Idéal auquel notre monde, excusez-moi, n’aspire point!
    Je ne suis pas forcément d’accord non plus avec l’approche de Rafiki! En quoi la religion serait inférieure à la science? Rakifi détient la tradition orale ET la tradition écrite (via le dessin), il sait interpréter les signes et communique avec le monde spirituel (d’où est-ce que cela tient à l’instinct? n’est-ce pas propre à l’HOMME d’interpréter les signes et de DONNE DU SENS). Si pour cela on l’associe au noir, alors j’en suis de plus en plus ravie! Mais non je pense que chaque personnage incarne un trait de caractère et Rakifi incarne le savoir. Son bâton fait de lui un guide, et si les animaux évolue dans une dimension biologique, physique et instinctive, lui est conscient du monde métaphysique et spirituelle, qui pour moi est la base d’un être éclairé.
    La puissance du roi Lion est son champ inépuisable d’interprétation, là la puissance de ce conte qu’on peut réactualiser et commenter selon telle ou telle culture. Chacun de nous est différent, et participe ou doit participer de près ou de loin à l’équilibre du monde. Certains aiment la médecine, d’autre les arts, certains aiment construire, d’autres enseigner, certains aiment la cuisine, d’autres gérer une entreprise, bref, chacun doit trouver SA place dans le « cercle de la vie » et accepter d’être ce qu’il est, trouver sa valeur et se réaliser dans ce qu’il est vraiment SANS CHERCHER à manquer de respect et à nuire à la liberté et l’épanouissement d’autrui.

    • « Les lionnes par exemple, certes elles ne gueulent pas, elles sont conscientes de leur pouvoir, ce sont elles qui chassent, ce sont elles qui défendent, ce sont elles qui en réalité font la puissance de la troupe. Cela, le critique ne le dit pas! »

      Le film ne le dis pas non plus…

  22. J’arrive bien tard sur ce thème, je ne pensais pas que les sous-entendus du Roi Lion puissent déclencher des débats si violents entre internautes raisonnables…
    Je confesse, ce film reste un de mes Disney préférés. Non pas que je suis ni spécialement absolutiste, machiste ou absolutiste, mais je reconnais que j’aime me laisser prendre au jeu des ambiances et des personnages, bref.

    Avant des valeurs relayées, et donc avant de parler de « propagande » (bien que je tombe moi aussi bien volontiers dans l’antiaméricanisme primaire), peut-être pourrions-nous envisager ces principes, aussi dérangeants soient-ils, comme des photographie d’une société. En d’autres termes : le Roi Lion répond aux clichés de son époque.

    Je ne dis pas que le monde occidental de la fin du XXème siècle (d’aujourd’hui ?) est forcément coupable de tous les pires vices, je dis que le public (je pare aux « qui ? » en me cachant derrière un spectateur-consommateur moyen occidental, qui utilise le cinéma comme loisir plutôt que comme « Art », qui vient s’amuser quoi) n’aime rien de mieux que ce dans quoi il se reconnaît lui-même.

    Autrement dit, je (mais qui suis-je à l’échelle du monde ?) trouve cet article très intéressant, quoiqu’il prenne sans doute des raccourcis un peu rapides par moment. Il me semble cependant que, plutôt que de voir derrière le Roi Lion le spectre du Tout Puissant Oncle Sam et de sa malveillance, il n’est peut-être pas négligeable de le considérer comme le produit économique voué à la grande consommation qu’il est : il doit plaire. Il révèle alors ceux qui le font (scénaristes, producteurs…) et ceux qui le regardent, dans un contexte donné, en n’y voyant pas les éventuels préjugés qu’il décrit.

    Cela ne justifie rien du tout, mais permet de le prendre de là d’où cela vient. Et comme l’ont relevé bon nombre de lecteurs, cela rappelle surtout (ultra bateau) que rien ne vaut mieux que de diversifier ses « consommations » ludico-culturelles.

    Je n’ai pas inventé l’eau tiède, mais je n’ai pas peur du Grand Méchant Loup, souvent trop facile à accuser pour se déresponsabiliser individuellement. Navrée pour ce pavé.

  23. captain jack sparrow

    Nime : + 100 000 !!!

    c’est INCROYABLE de voir a quel point tout le monde d’en
    fout ROYALEMENT ( c’est le cas de le dire ) des hyénes !!!
    elles meurent de faim du début a la fin du film et depuis
    la premiére fois que je l’ai vu j’ai longtemps cru etre seul a m’en aperçevoir !!!!

    il n’y a une correction que j’aimerais apporter a cet article : si les hyénes représentent une population pendant la guerre elles semblent plus se rapprocher des juifs , tziganes et autres minorités traitées injustement qu’aux nazis !!!

    – elles vivent dans un habitat insalubre ou elles meurent de faim .
    – elles n’ont pas le droit de se meler aux autres animaux ( et vice versa …)
    – ont a des tonnes de préjugés contre elles ( est ce qu’on a la preuve qu’elles sont toutes stupides ? ou méchantes ?
    zazu le dit sans pouvoir le savoir c’est de la propagande ).

  24. Je suis plutôt d’accord sur le fond de vos propos mais vraiment effaré par les raccourcis que vous prenez. Dès le commencement de l’article on sait que celui-ci ne sera que très pondérement objectif et que vous sortez les crocs affutés à la recherche d’un Disney à plumer. Ce qui montre que vous seriez un des premiers à martyriser ce pauvre Zazu. Mais certes sur certains points je m’énervais de voir la vérité se révéler à mes yeux. Autant je ne puis laisser passer votre analyse sur le doublage d’abord vous parlez du doublage français où seul Rafiki possède un accent africain, vous avez raison mais vous parlez ensuite du doublage américain avec Whoopi Golberg et Cheech Marin et c’est alors que le propos sur le doublage français perd tous sont sens. Sachez que les doublages changent les propos du films, vous ne pouvez donc pas cité un doublage puis un autre. Hors ici vous piochez partout où vous trouvez des points pour attaquer ces méchants que son Disney (bouh les vilains sexistes et colonisateurs). Vous auriez pu cité tout les pays dans lequel le roi lion est sorti et trouvé des ambiguïtés mais là elle ne sont pas l’oeuvre de Disney mais des personnes qui s’occupent de chercher les acteurs qui vont servir pour le doublage et qui ne font pas forcement parti du studio Disney mais aussi des représentations de la société donné. Qui vous le vouliez ou non n’ont pas forcement comme idéaux l’égalité pour tous ou la démocratie.
    Je remarque aussi l’acharnement de ce site sur Disney dont tous les films d’animation ont le droit à leurs analyses sur leurs transmissions d’idéaux patriarcaux, hétéronormatifs et néocolonisateurs. Alors que 90% des productions occidentaux ont pour idéaux ceux-ci à l’instant, ce qui vous faits pas mal de films sur lesquels crachés.
    Vous savez critiquer mais savez vous encensé ? Vous vous voulez être le contre pouvoir alors faites le jusqu’au bout ne dénoncer pas que les films qui font mal mais montrer l’exemple avec des analyses de films qui font tout bien.

  25. Autant je vous suis tout à fait dans l’idée que « Le Roi Lion » est profondément monarchiste, autant je ne suis pas du tout d’accord avec votre analyse comme quoi ce film légitimerait le colonialisme. Rappelez-vous, on parle de cycle ETERNEL, or un colonisateur viendrait forcément briser ce cycle. De même, assimiler Rafiki à l’Africain me semble être une erreur d’analyse : Mufasa n’est pas moins africain que lui !

    Votre critique est manichéenne : parce que l’Africain a été souvent caricaturé en singe, désormais TOUS les singes représenterait les Africains ! Je pense que dans l’alliance entre Mufasa et Rafiki, il faut surtout y voir une alliance (ultra-classique) entre le pouvoir temporel et spirituel : Simba est l’élu, mais doit se conformer aux principes (religieux) du sage Rafiki (inspiré par les Esprits).

  26. Les hyènes ne sont en rien les  » méchantes  » du film et c’est très facile a démontrer :

    1 ) au cimetière des éléphants elles attaquent simba , nala et zazu d’accord . sauf qu’elles sont chez elles , qu’elles meurent de faim et que mufasa les traite de façon invivable . On peut comprendre pourquoi elles détestent autant les lions si ils se comportent tous comme lui , surtout après qu’il a frappé Shenzi qui est quand même une femme ( elle a droit a autant de considération que nala ou sarabi qui , soit dit en passant , n’ont eu aucun grand rôle dans l’histoire ELLES … Shenzi est un anti-stéréotype a elle toute seule c’est rare chez Disney !!!)
    quant a mufasa il touche le fond de l’hypocrisie quand il les menace d’un :  » la prochaine fois que vous approchez mon fils … » alors que Simba et nala sont venus volontairement visiter les lieux …et insulter ses habitantes (  » mais zazu c’est toi qui a dit que c’était des bécasses stupides et bouchées … » )

    2 ) elles rejoignent Scar , ce qui est un choix des plus logique puisqu’elles n’ont que cette option pour espérer manger et survivre … le suivre et se débarrasser de Mufasa ou mourir de faim lentement ( on saisit mieux pourquoi elles se décident aussi vite durant la chanson  » Soyez Prêtes  » ) et pour ceux qui sont encore septiques : pourquoi aurait elles voulues laisser Mufasa en vie alors qu’il les séquestre quasiment dans leur cimetière et vient les maltraiter chez elles ? Et les fait surveiller par Zazu (  » majesté ! des hyènes ! sur nos terres !!! » )

    3 ) elles aident Scar et tentent de tuer Simba , oui c’est affreux et Simba ne mérite pas ça : il est trop jeune pour comprendre les raisons de leurs agissements , mais elles ne peuvent pas se permettre de s’arrêter et dire :  » il est trop mignon , c’est le héros du film donc on va le laisser il avertira sa mère et tout le plan de Scar n’aura servi a rien et nous on retourne mourir de faim chez nous , tant pis … a plus !  » c’est moche mais c’est capital pour leur plan ( et puis : il doit bien y avoir aussi des bébés hyènes adorables a nourrir chez elles , mais ça personne n’y a pensé !!!)

    4 ) la scène qui suit la chanson  » Hakuna Matata  » nous fait voir une terre des lions en ruine , le public est censé se dire :  » mais quelles sales bêtes ces hyènes ! Elles ont tous démoli , c’est de leur faute !!!  »
    sauf que si on regarde le décor ça prête a rire , puisque :
    _ le ciel est gris . ( en fait c’est les hyènes qui contrôlent les saisons ? ils l’avaient jamais dit sur  » « national géographic  » ça !!! )
    _ l’herbe a disparue . ( si vous me trouvez une hyène herbivore , envoyez vite une photo ou une vidéo à
     » incroyable mais vrai !  » , par contre si vous réfléchissez ont peut en conclure deux idées : soit les herbivores ont dévorés les plantes et l’herbe et sont partis soit la sécheresse a malheureusement détruit les sols …)
    _ il y a des os qui trainent . ( je trouve que c’est quand même assez honteux de la part de l’équipe Disney chargée du Roi lion qui a passée 15 jours au Kenya pour faire des recherches d’ignorer que les mâchoires de hyènes broient les os et que , donc , elles les mangent de la même façon que de la viande … ont peut dire sans se tromper que c’est les restes de repas des lionnes ou au pire des cas de Scar . )
    _ les troupeaux ont disparus . ( il y a deux raisons possibles : soit ils veulent retrouver un terrain avec de l’herbe ce qui est logique , soit ils sont assez stupides pour se dire que :  » se faire manger par mufasa c’est cool c’est le cycle de la vie , mais par une hyène ça craint .  » personnellement je vois pas la différence …)

    5 ) Simba va être roi et être débarrassé de scar grâce a elles : si il était encore là , il n’aurait jamais voulu renoncer a son pouvoir et serait forcément revenu …
    malgré ça : est ce que l’équipe Disney a eu la présence d’esprit de les faire apparaitre ne serait ce qu’une ou deux secondes lors de la scène finale ? ça aurait pu donner une conclusion beaucoup plus profonde :  » TOUS le monde a le droit a sa place dans le cycle de la vie  » et même si elles ont eu leurs torts , être ENFIN acceptées par tous les empêcheraient de refaire les mêmes erreurs . leur apparition a la fin aurait donnée une touche d’humour , du soulagement ( il faut l’avouer shenzi , banzai et ed sont hyper attachants et c’est pénible de ne plus rien savoir sur eux après la bataille …) et une fin optimiste au possible .

    mais non . Pourquoi ? Bonne question …
    un roi lion 4 basé sur elles serait le bienvenu et je ne suis surement pas seul a penser ça .

  27. it's a small world after all

    de toute façon tous les torts du film peuvent être résumés en une question très simple :

    pourquoi les hyènes vivent dans un cimetière d’éléphants insalubre au lieu de pouvoir profiter de la savane comme tout le monde ?

    par choix : faux .
    a cause de scar : c’est leur ami ( du moins durant la majeure partie de l’histoire . ) donc faux .
    a cause de zazu : il n’a aucune influence donc faux .
    a cause des autres animaux : ils ne savent même pas ni parler ni se défendre donc faux .
    parce qu’elles sont méchantes : si les animaux qui chassent pour se nourrir sont des méchants alors les lions seraient bannis eux aussi , donc faux .
    parce qu’elles sont soit disant stupides : pour commencer elles ne le sont pas , et ensuite je signale que le vieux sage du film est quand même un singe qui parle tout seul dans son arbre et qui n’est pas capable de parler sans faire des formules digne du père fourras … donc faux .

    seule réponse logique possible , a cause de Mufasa .
    la tête des hyènes ne doit pas lui revenir ou peut être qu’il n’aime pas leur fourrure , le look punk de Shenzi ou leur humour noir mais le fait est là : il est le seul qui a l’air d’avoir un réel problème avec elles .

    après , c’est sur que cette réponse engendre une autre question : est ce vraiment honnête de la part du type qui condamne volontairement et sciemment a mourir de faim toute l’espèce des hyènes de dire a son fils que nous sommes tous les maillons d’une chaine dans le grand cycle de la vie ?

    réponse : évidemment que non .

    après s’être posé ces deux questions je trouve la scène de la chanson de scar ( soyez prêtes ) et de la charge des gnous beaucoup plus justifiées et optimistes .

    pas vous ?

  28. it's a small world after all

    et d’ailleurs dans ce film tous les personnages reprochent aux hyènes :

    – d’être stupides . C’est totalement injustifié puisque Shenzi m’a l’air des plus intelligentes ( plus maligne que Scar lui même , elle arrive a le prendre de court après sa trahison . ) Banzaï m’a plus l’air de quelqu’un qui a de l’humour et qui parle trop vite que de quelqu’un de vraiment bête quant a Ed si on observe ses réactions , ses mimiques , et ses différents ricanements a chaque situation auxquelles il est confronté il m’a l’air de bien comprendre ce qui se passe malgré ce que l’on pourrait imaginer …

    _ d’être laides . alors déjà merci pour le délit de sale gueule dans un film pour enfants ( histoire de bien leur mettre des critères dans la tête dés le plus jeune âge . )
    et ensuite a bien y regarder c’est faux , Shenzi est un des personnages au look le plus moderne de chez Disney ( ses mèches noires de punk lui vont rudement bien pour une hyène ^^ ) Banzaï n’a rien a envier a n’importe quel gentil ( il a même plutôt une bonne tête de comique de service . ) quant a Ed le fait qu’il louche et qu’il passe son temps a haleter lui donne l’air d’un chien ( je trouve ça plus attachant que laid . )

    _ d’être sales et / ou mal élevées . quand on dit d’elles ( dans les films ou dans la série Timon et Pumbaa ) qu’elles sont dégoutantes j’ai du mal a comprendre : j’ai déjà vu le roi lion plusieurs fois je connais bien le film et je n’ai jamais remarqué a un seul moment un comportement qu’on pourrait décrire comme écœurant … a la limite peut être juste avant la chanson soyez prêtes scar leur offre un morceau de zèbre et Shenzi prononce quelque mots la bouche pleine mais a part ça rien .
    (… et puis qui ne l’a jamais fait ? XD )

    _ d’être méchantes . elles tuent pour chasser , la pire chose dont ont pourrait les accuser c’est d’avoir aidées scar a tuer le roi en faisant partir les gnous vers les gorges ( je précise que les gnous auraient très bien pu s’enfuir d’un autre coté ou même carrément leur foncer dessus , comme complicité de meurtre ont a déjà vu plus efficace …)

    et je termine en disant que les seuls échantillons représentatifs que l’on a dans ce film pour jauger les hyènes sont shenzi , banzaï et ed si vraiment toutes les hyènes leur ressemble ça serait une coïncidence énorme .
    ( ou alors elles sont vraiment toutes drôles et sympas )

    • jack torrance 237

      vrai !

      sans compter que timon et pumbaa qui sont les chouchous du public mangent des insectes , passent leur temps a roter ou a péter , sont égoïstes ( dans le troisième opus du roi lion ils tentent de brouiller nala et simba et ont l’air ravis en assistant a leur dispute … bravo les potes ! )
      se servent de simba comme protection ( timon le dit très clairement dans le passage ou ils décident de le garder et dans le passage ou il se bat avec nala . )

      mais personne n’irait critiquer leur comportement puisqu’ils portent l’étiquette de gentils …

      et pour terminer les hyènes sont beaucoup plus drôles mais pour s’en rendre compte il faut écouter leurs vannes et chercher , c’est de l’ironie , de l’humour pour adulte ( voir même de l’humour noir la plupart du temps . )

      après , si certains préfèrent voir un phacochère en train de lâcher une caisse ou une mangouste en train de roter tant mieux ( ou plutôt tant pis ) pour eux mais c’est pas du tout mon trip ^^ ! ! !

  29. Il y aurait lieu de tracer tout un parallèle entre le système politique du roi Lion et l’intégrale de l’oeuvre du Prince de Machiavel, le républicanisme libérale dans ce qu’il a de plus désinhibé.

  30. Nîme : je suis rassurée . j’ai toujours crue être la seule a avoir vu le film de cette façon …
    sérieusement : heureusement que l’on revoit les hyènes apparaitre dans la série Timon et Pumbaa sur la terre des lions ( ce qui laisse entendre qu’elles peuvent ENFIN vivre comme les autres animaux . ) parce que sinon je les aurais crues mortes dans les flammes ou tuées par les lionnes et j’aurais détesté ce film pour son énorme injustice .
    quant a votre idée de réécrire le film de leur point de vue elle est vraiment géniale ( j’y ais toujours pensé moi aussi …)mais malheureusement Disney ne le fera jamais tout simplement parce que si ils admettent que les hyènes ont souffert et qu’elles avaient eu raison de se révolter ça voudrait dire qu’ils admettent que mufasa n’était pas le héros et le gentil papa qu’ils voulaient qu’on croit qu’il est . critiquer mufasa ou simba ou même les lionnes ? il y en aurait des choses a dire et c’est justement pour ça que Disney ne fera pas de film sur les hyènes ( ce qui aurait pourtant pu donner un film super . c’est dommage . )

  31. Oh, Simba est un enfant qui devient adulte et prend donc des responsabilités ? Quelle horreur. Beark. Quelle mauvaise idéologie.
    Pitié, relisez Henry IV (Shakespeare vous savez).

  32. Le problème que n’a pas compris l’auteur de l’article, c’est que les enfants se moquent totalement de tout ça et ne voient pas du tout les choses de cette manière, et encore moins de la manière d’un adulte.

    Pour un gosse, c’est un monde peuplé d’animaux, un dessin animé, un « ailleurs », et en aucun cas la réalité. Ils ne se posent même pas la question. Pour eux c’est un amusement, c’est drôle, c’est épique, c’est émouvant, ils ne voient pas plus loin que ça.

    Hors, si un gosse ne voit pas ce genre de film comme étant une métaphore caricaturale de la réalité, en quoi c’est du bourrage de crâne ?

    N’oubliez jamais qu’un enfant, c’est un enfant, ce n’est pas un adulte.

    • C’est tout de même assez fascinant le mépris total des enfants qui transparait dans ce genre de commentaires.

    • Les enfants ne sont pas idiots, depuis que je suis toute petite, je trouve les autres animaux soumis à Mufasa débiles de ne pas se révolter. Et j’aimais bien les hyènes, les voir brûler à la fin du film, ça me désolait.
      Alors oui j’aimais et j’aime toujours ce film, mais le critiquer, c’est espérer que les futurs films d’animations ne reproduiront pas les erreurs du passé. Des films avec de vraies valeur saines, c’est quand même mieux pour les enfants. J’dis ça j’dis rien.^^

      • moi aussi j’ai toujours eu une sainte horreur de mufasa et de sa dictature soit disant bienveillante et moi aussi déjà toute jeune j’adorais les hyènes !!!

        elles me font penser a dennis dans sacré graal des monty python :  » l’anarcho-syndicalisme est le seul moyen de préserver la liberté  » ^^

  33. Pascal Gottesmann

    J’ai revu récemment le roi lion et le personnage de Rafiki est l’un des plus admirables (dans le sens digne d’être admiré) du film grâce à sa sagesse et son érudition.
    Ce serait d’un racisme confondant si l’on donnait aux singes des voix de noirs lorsque ceux ci évoluent au milieu d’humains (Abu dans Alladin par exemple). Mais dans le cas présent le singe, par sa proximité avec l’homme son art de manier les outils ou son mode de vie en société, est considéré comme un animal plus évolué que les lions, hyènes, mangouste, phacochère ou oiseau qui constituent les autres personnages du film.

  34. bonjour,
    j’ai été très intéressée par votre article. celui ci met des mots sur un sentiment diffus ressentit lors de mon dernier visionnage du film. Les rapports dominants/dominés me semblent explicites. La propagande de la monarchie aussi (je crois me souvenir que les hyènes seules évoquent l’idée d’une république ainsi que d’un monde sans roi). Cependant, je suis gênée lorsque sue vous parlez de la propagande de la colonisation. J’ai lu sur Allociné et Wikipédia (désolé pour les sources) que les noms provenaient des langages des tribus africaines et que Mufasha serait le nom du dernier roi de Kenya. Est-ce que cela ne viendrait pas la l’encontre d’une interprétation pro-coloniale du film?

  35. Quand j’étais petit, je trouvais déjà étrange de voir gazelles et zèbres se prosterner devant Mufasa, puis Simba, alors que ces derniers les auraient dévorés à un moment donné.

  36. Mademoiselle Patoune

    Je trouve que chercher autant de significations dans un simple film c’est un peu abuser… Je suis complètement d’accord avec le possible racisme qu’il y a dans les films mais aller jusqu’à ne voir que ça, c’est abuser.
    Ce qui m’a plus choquée, c’est le fait que les femmes n’occupent qu’un rôle minimum, c’est a dire chasser et avoir des enfants.Pour moi, ce film restera l’un des meilleurs de Disney quoi qu’on puisse croire a son propos, et chercher le racisme dans tous les personnages et toutes leurs actions frôle la paranoïa.
    J’adore ce dessin animé mais pourtant je ne me considère vraiment pas comme raciste, j aime simplement cette histoire et ses personnages, c’est tout.

  37. J’aime Disney depuis mon enfance mais ce n’est bien sûr qu’à l’àge adulte que j’ai commencé à les relire « entre les lignes ».
    En général,ça passe mais le « roi lion »,ça passe pas.
    Cette apologie des forts contre les faibles,cette religion du patriarcat et de la famille ,l’homophobie…tout y est !
    Qu’il est loin le temps de Dumbo.

  38. Je me lasse de ces analyses conspirationnistes à répétition. Le message du roi lion est bien loin de ce que vous tentez vainement de mettre en avant dans votre propos. Tout n’est que vu et revu dans ce que vous avancez. Se retrouver en situation de doute extrême suite à un évènement dramatique alors que l’on avait tout pour être le plus heureux. Avoir la force de trouver le courage de revenir affronter son passé pour rétablir ce qui nous semble juste. Voilà son message. Et c’est plein d’enseignements positifs pour nos enfants. Forcément ce film s’ancre dans une histoire, celle des hommes dont la réalité est je trouve très bien retranscrite. Il y a des inégalité dans le monde, pourquoi les cacher dans les films ? Doit-on réduire nos productions cinématographiques à de piètres témoignages révolutionnaires qui voudraient que tout le monde se vale ? Je n’en suis pas sûr. Je suis même certain du contraire.

  39. Enfin une analyse pertinente sur le film le plus grossièrement paternaliste et réactionnaire qu’il m’ai été donné de voir.

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